LES MÊMES, LADY REDWOOD
J.ADY.
Mes amis , près de vous, je m'empresse à me rendre. Arwed, l'heure vient d'expirer, Et le canon ne se fait point entendre.
ARWED.
A J'espoir il faut nous livrer !
Ici que la gaîté renaisse !
POLWARTH
Oui, Washington a tenu sa promesse 5 Arwed nous sera conservé!
Nous pouvons bannir la tristesse!
LADY
Ali ! pour vous, quel moment d'ivresse!
JOB
Mou colonel serait sauvé !
TOUS
Je suis sauvé !
Oui , c'en est fait, i I est sauvé •' Il est sauvé !
Je suis sauvé !
JOB
"Vive mon colonel!
(Il jette son chapeau en l'air. — On entend un coup de canon. — // se fait un moment de silence , pendant lequel les personnages montrent leur douleur.}
( 55 } Suite de l'air.
tous.
Fatale destinée !
Tu ris rie nos douleurs !
Cette triste journée Comble tous nos malheurs !
ARWED.
Eh bien! mes amis, on dit qu'il u'y a rien de pis que l'incertitude ; nous en voilà sortis , notre position est singulièrement améliorée.
JOB
Mon Colonel, je vais préparer votre uniforme.
ARWED.
Tu as raison, Job, c'est une bonne idée; prépare mon uniforme. . . Hier je le portais au bal.
JOB
Oui j mon Colonel. . . Adieu , mon Colonel.
ARWED.
Nous nous reverrons!... J'espère que tu ne m'abandonneras pas jusqu'au dernier moment?
JOB
Non , mon Colonel ! . « • Cependant si vous vouliez permettre. . .
ARWED.
Volontiers.
( Job se jette dans ses bras. )
JOB
Adieu ! mon Colonel ! . . . ( En sortant. ) C'est Job qni a fait prisonnier le colonel Hivers.
( // entre dans la chambre d! Arwed. )