‹ Asepsie et antisepsie chirurgicales [electronic resource]Chapitre 40 sur 60 · GÉNÉRALITÉS SUR · texte numérisé non relu

GÉNÉRALITÉS SUR

(épiploon ou adhérences), rapide du bassin peut vices.

LA LAPAROTOMIE 1^'

auquel cas l'exploration rendre de grands ser-

Dîarrliée

La diarrhée des laparotomisées peut être l'expression d'un empoisonnement par le sublimé, elle peut dépendre d'une mauvaise alimentation (boissons trop abondantes, eau malsaine, indigestion). Enfin elle est parfois l'expression d'un état septicémique.

Nous connaissons les précautions à prendre en cas d'empoisonnement hydrargyrique (voir page 23) ; notre conduite est tracée en cas de septicémie péritonéale ou de suppuration localisée ; quant aux diarrhées d'origine alimentaire, on les traite par la suppression de toute alimentation autre que le thé au rhum, et on administre en même temps du diascordium et du bismuth en potion; cette simple précaution suffit presque toujours àenrayer la diarrhée.

Nous recommandons encore de ne pas donner de lavements alimentaires tant que le flux n'est pas arrêté.

Hémorragies

Les hémorragies surviennent surtout quand une ligature glisse sur un pédicule en éventail, ou quand un vaisseau n'a pas été lié; il y a enfin des hémorragies par suintement, au niveau des vastes surfaces dénudées.

Les hémorragies abondantes s'annoncent par une pâleur extrême, et une syncope avec suppression du pouls qui peut être encore très petit et très rapide.

l-« GÉNÉRALITÉS SUR LA LAPAROïOMIK

Lorsqu'on est appelé dans ces conditions, on a lo devoir de rouvrir le ventre quoiqu'il soit en général bien difficile de trouver le vaisseau qui saigne; on inspectera d'abord les pédicules et on les liera à nouveau s'il y a lieu. C'est dans cette inspection du bassin que la position du Trendelenburg est particulièrement avantageuse, en débarrassant le bassin des intestins et en facilitant l'éclairage de cette cavité.

Si on n'arrive pas à trouver la source de l'hémorragie, on évacuera les caillots, et on placera dans le Douglas une mèche de gaze iodoformée, qui anliseptisera le péritoine en même temps qu'elle exercera une action hémostatique énergique.

Il arrive parfois qu'on a les plus grandes peines 'd pincer une artère située profondément, parfois même le pincement est tout à fait impossible. Nous conseillerions en pareil cas la double ligature des deux hypogastriques, et au besoin, des utéro-ovariennes au niveau du bord supérieur du ligament large.

Après avoir refermé le ventre, on prendra encore les précautions suivantes contre l'anémie aiguë : la malade sera couchée la tête basse, sans oreillers, avec le bassin élevé pour lutter contre l'anémie cérébrale ; on placera sur les deux membres inférieurs une bande de caoutchouc roulée depuis le pied jusqu'à la racine de la cuisse pour refouler le sang périphérique vers les centres; on fera encore dans les veines du coude ou la saphène des injections de sérum physiologique (voir page 144). Enfin on soutiendra la malade par le Champagne, les lavements alimentaires et les piqûres d'éther ou de caféine.

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