OPÉRATIONS DE CDIRURGIE GÉNÉRALE
L'opération doit être faite avec la bande d'Esmarch qu'on maintient jusqu'à ce que le pansement soit complètement terminé.
L'incision cutanée transversale passant au-dessous de la rotule suffit parfaitement pour enlever toutes les fongosités et isoler convenablement les extrémi-
tés OSSGUSGS.
La section des os est difficile à faire correctement. Le fémur doit être saisi d'avant en arrière avec le davier de Farabœuf, dressé verticalement et la scie orientée perpendiculairement à la verticale.
Pour le tibia, on peut parfaitement le scier d'avant en arrière ; quand la section sera faite aux trois quarts, on achèvera le détachement du fragment avec un ciseau, ou une rugine faisant levier.
On fait une toilette sérieuse des parties molles ; avec un perforateur, on passe deux gros fils d'argent dans le fémur et le tibia de manière à avoir une coaptation parfaite.
Le tendon rotulien est suturé au tendon du triceps; la peau en excès est réséquée sur une hauteur de 2 à /(. centimètres ; ces précautions assurent la fixité des os et les empêchent de se déplacer.
11 est inutile de faire l'hémostase, il est d'ailleurs impossible de pincer et lier toutes les artérioles du périoste ; on pourrait faire 60 ligatures, sans empêcher pour cela l'hémorragie.
Il est préférable de faire un pansement antiseptique très compressif sur le membre ; pendant que la bande d'Esmarch est encore en place.
Une autre précaution non moins importante consiste à élever verticalement le membre immobilisé sur une attache de Bœckel; c'est seulement alors que la bande d'Esmarch sera enlevée.
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Il se fait une hémorragie abondante dans la plaie mais elle est limitée par la compression du pansement et atténuée par la situation verticale du memt)re qu'on maintient pendant 48 heures
Relativement au drainage, les opinions sont partagées : Ollier et Championnière drainent encore J. Bœckel place aux angles de la plaie des crayons lodoformés qui fondent rapidement, mais qui font office de drain pendant un ou deux jours.
De notre côté nous supprimons tout drainage aussi bien les tubes de caoutchouc que les crayons d'iodoforme, et nous pensons qu'il est préférable pour l'hémostase spontanée que le sang s'accumule dans la plaie sous une certaine tension.
En eflfet l'hémorragie persiste d'une manière inquiétante quand le sang s'écoule facilement au dehors ; il en résulte que le pansement est traversé et qu'on a le devoir de le changer, ce qui ébranle les os ' et expose à l'infection.
D'ailleurs les crayons d'iodoforme sont passibles de deux graves objections :
1° Ils exposent à l'intoxication iodoformée ; et l'un de nous a eu précisément un accident semblable qui a provoqué la mort.
2° Les crayons ne peuvent être stérilisés par la chaleur, ils ne sont donc pas sûrement aseptiques et peuvent, en conséquence, être l'origine d'une infection.
Si l'on voulait conserver le drainage temporaire à l'aide de crayons, nous conseillerions l'emploi de crayons de chlorure de zinc au 1/10, stérilisables par la chaleur et nullement toxiques.
L'immobilisation doit être maintenue pendant 50 à 60 jours; les malades n'auront qu'un simple ira-