‹ Asepsie et antisepsie chirurgicales [electronic resource]Chapitre 45 sur 60 · OPÉRATIONS DE CHIRURGIE GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS DE CHIRURGIE GÉNÉRALE

liculaire, enfin gralLer à la cure Lie la plaie des parlies molles.

Deux gros drains seronl placés deboul dans 1 arlicle et les incisions rélrécies par des sulures au

crin de Florence. . ,

Lorsque l'infeclion est grave, quand les extrémités articulaires sont nécrosées, les ligaments détruits, et qu'il V a des fusées pundentes au loin (cuisse, creux poplité, mollet), on n'a d'autre ressource que d'amputer immédiatement; on agira de même s'd y a septicémie grave, persistant malgré une désinfection énergique.

Troisième cas — Plaies par armes à feu

En .chirurgie de guerre, on appliquera sur le champ de bataille un premier pansement en utilisant plusieurs des paquets réglementaires après avoir lavé l'orifice de la plaie avec de l'alcool. Le membre sera ensuite immobilisé avec des coussins, attelles et courroies.

Arrivé à l'hôpital de campagne, le blessé sera soumis au traitement rationnel.

Le membre étant rasé, savonné, brossé, passé à l'éther, alcool et sublimé, et la plaie entourée de compresses antiseptiques, le chirurgien explore les extrémités osseuses par les mouvements communiqués, les pressions directes et enfin par l'introduction du petit doigt dans la plaie. S'il n'y a ni corps étrangers, ni esquilles détachées, la balle étant enfoncée profondément dans une épiphyse qui n'a pas éclaté, on se contentera de faire l'arthrotomie s'd existe un épanchement articulaire , et on suturera l'incision en laissant un drain debout. Le trajet de

136 OrÉRAïIONS DE CHIRURGIE GÉNÉRALE

la balle sera badigeonné à la teinture d'iode Immobilisation dans un Scultet, un plâtre ou une gouttière de Bœckel. ^

Si le petit doigt constate l'existence de corps étrangers, d'esquilles mobiles, il est indispensable de faire une large incision qui permette : 1° d évacuer le sang, 2° d'apprécier les dégâts, d'enlever les esquilles et les corps étrangers, de faire, en un mot la régularisation de la plaie. Lorsque le fracas est considérable, la régularisation peut comporter des ablations correspondant à une résection typique Le traitement consécutif serait celui de la résection.

Lorsque les lésions remontent trop loin sur les diaphyses, la conservation est impossible et l'on doit se résoudre à amputer.

En cas de plaie infectée, on se comporterait comme nous l'avons dit à propos des plaies articulaires infectées des parties molles; on ajouterait à ce traitement l'ablation des esquilles et corps étrangers. Après avoir fait ce traitement énergique, si la température restait encore élevée pendant 48 heures, on serait forcé d'amputer.

Résection du genou

La résection du genou est une opération délicate au point de vue opératoire, l'hémostase y est difficile et le maintien des os en bonne position est souvent impossible à réaliser avec des malades indociles.

J. Bœckel a considérablement perfectionné la technique de cette opération; nous avons adopté la plupart des perfectionnements qu'il y a introduits.

Page 1