OPÉRATIONS DE CUIRURGIE GÉNÉRALE
régularise au besoin d'un trait de scie les surfaces osseuses et on les suture au fil d'argent s'il y a lieu ; on fait aussi l'hémostase, puis on badigeonne les tissus avec les antiseptiques forts.
On place un gros drain debout dans la plaie, on rétrécit les incisions par des sutures cutanées, enfin on enveloppe le membre d'un pansement iodoformé.
On immobilisera le membre inférieur avec un appareil de Scultet, un plâtre ou mieux l'attelle de Bœckel ou celle de B. Anger.
Lorsque la plaie est profondément infectée (si la conservation semble encore possible), après avoir enlevé les esquilles et les corps étrangers, et fait l'hémostase, on devra gratter tout le foyer à la curette, badigeonner avec les antiseptiques forts, faire des contre-ouvertures, et bourrer d'iodoforme.
L'amputation primitive est indiquée quand la peau est détruite sur une large étendue (plus du 1/3 de la circonférence du membre), quand les gros vaisseaux sont blessés, quand les muscles sont écrasés dans une étendue notable, quand le fracas osseux est considérable et ne permettrait pas de conserver un membre utile, et enfin quand la septicémie est tellement grave qu'elle menace la vie du patient. En aucun cas on n'opérera un malade algide, on attendra qu'il se soit réchauffé, au besoin on le soutiendra par linjeclion intra-veineuse de sérum physiologique (voir transfusion).
L'amputation secondaire est indiquée quand la septicémie est très grave, quand on reconnaît que le membre n'est capable de rendre aucun service, quand des hémorragies secondaires compromettent la vie du malade.