‹ Asie centraleChapitre 11 sur 60 · III · texte numérisé non relu

III

Dublin. 9,5 53 aâ*

Manchester. 9,7 53 29

Edinbourg. 8,6 54 &7

Il n'y a donc de Paris à Edinbourg su* "une différence de 70 7' de latitude * qu'un dé-^ croissement de chaleur moyenne annuelle de l°,2, et non de 4%2, comme il résulterait de la supposition de 0°,6a par degré de latitude. La cause en est très-simple. Un îlot, une langue de terre , une bande littorale , se trouvent en contact arec une grande masse d'eau qui conserve pendant l'hiver une partie considérable de la chaleur qu'elle a acquise pendant l'été. De plus la mer envoie vers le fond les molécules refroidies à la surface ; en-deçà des 70" et 75e de latitude, elle ne se couvre pas de "gtaèès et n'accumule par conséquent pas les ïieiges sur sa surface. Une péninsule , même à égalité de vents prépondérants , ou en supposant l'atmosphère absolument calme , offre des climats plus tempérés , des hivers beaucoup plus doux , des étés plus frais, et, en résultat total, une chaleur annuelle plus élevée que l'intérieur des terres à grandes masses continues. Ce qui caractérise surtout: le climat continental, c'est l'analogie avec

— *47 — les climats que Buffon a nommés excessifs à cause de la grande opposition qu'on observe entre Jes différentes saisons de Tannée. Cette analogie augmente avec les latitudes, et sous la zone tempérée, elle se fait le plus sentir vers l'extrémité orientale des deux mondes. Dans le N.E. de l'Irlande , sur les côtes de Glenarm (lat. 54° 56Q , situées sous le parallèle de Kônigsberg en Prusse, le myrte végète avec la même force qu'en Portugal ( Irish Transactions y t. VIII, p. 116, 2o3et 269). Il y gèle à peine en hiver, et cependant les chaleurs de Tété ne suffisent pas pour mûrir le raisin. Le mois d'août qui dans Test de l'Europe, par exemple en Hongrie, est de 21°, n'atteint à Dublin ( sur la même bande isotherme de 9°£ à io°) que 16° : au contraire le mois de janvier qui en Hongrie est de — 2° et encore en Lombardie sur la bande isotherme de Padoue, Pavie et Milan (i2°,5 £ ta°,8), à peine au-dessus de + 1% atteint en Irlande , à Dublin ( par une température annuelle de 9°,5 )-j~ 4% 3. Les mares et les petits lacs des Iles Faeroe ne se couvrent pas de glace pendant l'hiver, malgré leur latitude de 620. Selon les observations de MM. Kuhn

it Trevelyan , les températures moyenne* hivernales y sont 4- 4%3 , et les estivales àr peine là0 ou i3° ( Jameson, Ed. Phys. Jour* nal,n° 18, p. 1 54 1 et Mahlmam, in Repert, dèrPhysik, t. IV, p. 35). En Angleterre f sur lès côtes du Devonshire , où le port de Saléofcnbe a été appelé , à cause de son climat teûipéré, le Montpellier du nord, les myrtes, le Camellia japonica , le Fuchsia coccinea et le Buddleja globosa passent l'hiver sans abri en pleine terre. (Knigh't, Trans. ofthe Hort. Soc. t. I, p. 32. ) En 1774) un Agave à fleuri à Salcombe après y avoir passé 28 ails sans être couvert en hiver. Sur cette même côte d1 Angleterre, les hivers sont tellement doux qu'on y a vu des orangers en espalier portant du fruit et à peine abrités par le moyen des estères ( Watson , Remarks on thegeogr. distribution et British Plants, i835, p. 60). Sur la côte méridionale de l'Angleterre, Penzance, Plymoulh et Gosport ont les hivers les plus tempérés. La température moyenne hivernale s'y élève de ~î- 5° à -h 6°, 8, quoique la température moyenne de l'année ne soit que de it% à ti%2, par conséquent seulement de o°,6 supérieure à celle de Lon-

dres. La moyenne des hivers de Florence et de Montpellier diffère très-peu des hivers de Plymouth. Aussi à Cherbourg , selon les observations très-précises de M. le capitaine Lamarche , la moyenne hivernale ( 5%6 ) est , malgré une positition de 5o' plus boréale , de 2%3 plus chaude qu'à Paris.

Comme il s'agit dans cette partie théorique de mon travail de considérer les causes perturbatrices de V équilibre et du parallélisme normal des lignes isothermes une à une et pon superposées , j'ai dû insister sur la différence de température entre le littoral et P intérieur des terres, que présenteraient deux systèmes de points de la surface solide et opaque du globe , inégalement voisins de quelques autres systèmes de points de la surface liquide et diaphane. Ce contraste existerait même dans le cas hypothétique où le globe absorbant et rayonnant serait dépourvu d'atmosphère ou enveloppé de fluides gazeux et transparents, mais ayant perdu * la mobilité de leurs parties , trans-

1 M. Fourier a examiné sous un autre point de vue cette supposition d'une atmosphère devenue immobile.

[Ann. de Chimie } T. JP&VI1, p. i55.)

niettànt la température par conductibilité et perméabilité à la chaleur rayonnante et non pat* des mouvements intérieurs. Là différence entre les climats du littoral ou dés tles, et les climats de l'intérieur s1observe- >ait jusqu'à un certain point safts l'effet du vent d'ouest qui est prépondérant daàs la ione tempérée; elle s'observerait même sans l'effet de ces petits courants qui ont lieu dans te câline apparent le plus coatpfel, et sans lesquels on ne peut coitëevôfr une " atmosphère gazeuse , à molécules mobile^ , comme la nôtre.

Dans l'état actuel des choses, où les courants atmosphériques exercent leur pouvoir, la température plus élevée de la côte ouest du Nouveau-Continent \ au nord des 36°, comparativement à la côte orientale des Etats-Unis, se manifeste d'une manière beaucoup plus prononcée que le relèvement des lignes isothermes dans les régions transalleghaniennes, entre les Alleghanyâ et les Montagnes Rocheuses. Lorsque je me trouvais dans les Etats atlantiques, c'était une opinion généralement répandue qu'en traversant la chaîne des Alleghahys ttn trouvait à l'ouest de h

chaîne un climat plus doux sous les mémos parallèles que sur le littoral oriental. M* Je£ferson avait évalué cette différence de 3* de latitude : c'est de cette quantité qu'on croyait toit avancer les mêmes productions végétales, le Gieditsia monasperma, \} Arisiolochia Sy~ pho, le Catalpa^ plus au nord dans le bassin de l'Ohioque dans les Etats Atlantiques1. M. de Volney, dans son ingénieux ouvrage sur l'Amérique, avait tâché d'expliqtoter ces phénomènes par la fréquence des vents du sud-ouest qui devaient refouler l'air chaud du golfe du Mexique vers les régions transalleghaniennes. Une série de bonnes observations faîtes pendant sept ans par le colonel MamCeld à Cincinnati ( lat. 390 tf, long. 66» 44' ) et publiée par M. Drake % semblait lever les doutes qui enveloppent la météorologie américaine. Les températures moyennes annuelles furent déclarées identiques sous les mêmes parallèles à l'est et à l'oUest de Alleghanys : la différence climatérique devait se réduire à des hivers

1 Humboldt, Essai sur. la Çéogr. desplamtos, p. i54- ' Natural and slatistical view of Cincinnati ami thç fitamj Countrj , i8i$.

plus doux et des étés moins chauds dans l'ouest. La migration de certaines plantes est favorisée dans le bassin du Missisipi par. la forme et la direction non interrompue de la ▼allée qui s'ouvre du nord au sud, tandis que,

dans les provinces atlantiques, les vallées sont transversales et opposent de grandes difficultés aux végétaux qui ont à passer d'une vallée à une autre. M. Kamtz , dans son excellent Traité de Météorologie1, énonce une opinion diamétralement opposée à celle de M. Drake, £n comparant quatre endroits cis — et transalleghaqiens , il trouve les étés plus chauds sur le littoral. J'avoue que lorsque j'examine le grand nombre de déterminations de température que nous possédons, aujourd'hui dans la vaste région de Etats-Unis (i3o points d'après le? tableaux de M. Mahlinann, entre

1 Lfihrbuch dcc Météorologie , i83a, t. Il, p. 65. Je n'ai pas osé comparer Cincinnati à Philadelphie, placé seulement 5 1' plus au nord et 9°i 6' plus à Test. La température moyenne de cette grande ville que j'ai

trouvée jadis de 1 1 ° 9/ ]~ ^J en corrigeant les observations de MM. Coxe et Rush par celles que M. Légaux a faites à Springmill, est assez incertaine, malgré 20 années de travaux de James Young.V. Mahimann, p. 1 1 a ,

— i53 — 9* et 44* de latitude), je les trouve d'une aleur si inégale , le plus grand nombre étant a résultat de une ou deux années d'ohserations, que j'ai peu de confiance dans des hifires qui diffèrent très-peu entre eux. Voici i comparaison de 12 points dont 8 se fondent our le moins sur une durée d'observations de à i4 années.

c + o*>,8 n°,o-r — r1- années u.

: Cincinnati, Ut. 3qo&.

U : MarietU, Ut. 3a,°a5'.

M; Baltimore, Ut. 39° 17'.

: Saîot-Loais, lu. 38°36'. i>,o ZJU^i? années 7.

-f-aio,o '

« : Washington, lit. 38«>53'. ia©,7 + °°'3 années 6.

•a*: Piltsbourg, Ut. 4003a'.

il : New- York, Ut. 4o<>43'.

ia°t3, année 1.

ia°y!9 année* a.

past : New Harmony, Ut. 38°,i i'. i30,7, années a; long. 90» 1 4' st: ftîchmond, lai. 37°,3a/. i3°,8, années i4; long. 70*48'

fia

aast;Fort Snelliog, Ut. 44053. &>,$—! ^|ann.5j !g. 93038'

al: FoH Sullivan, Ut. 44054. 5», 7 ^--iann.6; lg.6o/M6'

Malgré les grandes incertitudes que je viens le signaler, j'incline à croire avec M. Mahl-

ttiann l que lorsqu'on possédera un jour5 dès moyennes des mêmes années, on terra, comme Jefferson Ta prédit, remonter tes bandes isothermes dès quelles traversetit lefe Àlleghanys de Test à Touest.

Il résulte de l'ensemble des observations d'Europe et d'Asie que le décaissement de fe chaleur annuelle se manifeste par dûs ofosetf** valions directes, en avançant de la France par l'intérieur des terres vers les régions de Test , où Tancien continent s'élargit progressivement. C'est là que se présente Finflexion à sommet concave des lignes isothermes. Ce décroissement est l'effet de deux causes superposées, i° de la proximité différente de deux systèmes de points au bassin jTune mer, en faisant abstraction des courants dans l'air, et 2° de la transmission de la température par les vents prédominants. Voici la diminution de la chaleur moyenne annuelle

1 Dove, Repert. der Physik, t. IV, p. a4* H ^aut aussi avoir égard , en comparant les points atlantiques et transalleghaniens , à la hauteur des lieux. Cincinnati et Saint-Louis ont près de 85, Fort Snelling i a3, New Harmony près de 53 toises de hauteur au-dessus du niveau de l'Océan.

depuis le littoral occidental de l'Europe jusqu'au-delà du méridien de la CaspieMie:

Aûuterdatti ( lati 02° 22', temp. ann. 9%8 peut-être io°,2 ) et Berlin (lat. 5*°3i' temp. ann. 8% 6 ) ; Copenhague ( lat. 55" 4*'i tèmp. ftnn. 8% 2 ) et Kasan (lat. 55° 48', tfcttp. atm. fc%a) mais ces différences entre !e climat de l'intérieur d'un continent Réchauffant à Vexcès par Faction du soleil en été oh Be tournât de neiges en hiver, et le climat des ïlê* et du littoral, se manifestent numériquement-bien plus encore par leur influence sur là Végétation et la culture, par la distribution de la chaleur èàùte les différente* saison** pttr les rapports qui expriment la ehalent moyaàne de Tété et de Phivet4. Ces tuppotts Mût dans le centre de la Hongrie, à Bude1 (lat. 47°ttg%tfemp. ann. io°,3) :-— o%6 et, + ai%tt; à Vitnhè (lat. 48° 1^, temp. ann. io°,t): tt*,* et ao',3; à Kasan ( lat. 55% 48', tettip. ann. 2°,2): — i4b>3 et -h i7%o; quînid, sous des latitudes à peu près correspondantes,

1 Le premier defr deux chiffrée qui suivetit riftdfe*tltth dés tatitddefr géographiques et isothermes orifre la température mctyètttrt! de l'hiver, le second chiffe celle

mais sous l'influence de la proximité de l'Océan, ces termessont pour Nantes (lat. 47°4^\ temp. ann. i2%6) : 4%4 et *9%°i pour Saint-Malo (lat. 4&03g', temp. ann. 12% i ): 5% 7 et i8%9; pour Edinbourg ( lat. 55° 5/ temp. ann. 8°, 6 ) : 3°, 7 et i4%4* En comparant une partie des Iles Britanniques au centre continental de la Russie, par exemple Edinbourg et Kazan, placés presque à égale distance de Téquateur, on reconnaît combien les différences hivernales des deux villes (-+- 3°, 7 et — i4%3) excèdent les différences estivales (i4%4 et 17%°)î ces premières sont de 18% les dernières de 2°,6 et d'un signe contraire. Les causes frigoriques de Fhiver remportent de beaucoup sur les causes calorifiques de Tété , d'où résulte une augmentation de la température annuelle dans l'intérieur des terres, augmentation totale qui cependant ne devient très-sensible1 qu'en s1 éloignant considérablement des côtes.

* Voyez le tableau de seize endroits des côtes et de l'intérieur de la France, que j'ai donné dans les Mém. éTArcueil) t. III , p. 54o-544* Les différences des températures annuelles ne s'élèvent qu'à o°,8 ou i° centigrade. Il est à regretter que , dans un genre de réciter-

y ai déjà rappelé plus haut ( t. III, p. 34 ) combien dans la culture de certaines plantes qui exigent V action directe des rayons so-«laires pour la maturité du fruit , l'éloignement des côtes est un élément important de l'agronomie. Les évaluations les plus précises de la température moyenne des étés ne nous expliquent qu'assez imparfaitement les difficultés qui s'opposent vers le nord ou sur un littoral brumeux , je ne dis pas à la culture de la vigne comme cep ,

chet ti importantes pour l'agriculture, on ait, même de nos jours , tant négligé , par rapport à la vaste étendue du pays , la connaissance des températures moyennes. Nous manquons d'observations précises qui fassent nettement ressortir les différences des températures moyennes hivernales et estivales, d'un côté, de Saintfirieuc , Vannes , Nantes et Bayonne ; de l'autre , de' Chartres, Troyes , Châlons-sur-Marne et Moulins. Ce n'est que par un concours d'observations faites , sous les auspices de l'Institut , dans des stations systématiquement distribuées ; ce n'est qu'en précisant ce que Ton veut découvrir que la Climatologie comparée, ou la Connaissance de la distribution de la chaleur dans les tiifférentes parties de la France, selon qu'elles sont plus ou moins éloignées du bassin des mers , pourrait enfin se perfectionner.

mais à la production d'un vin tolérablement potable. Une même quantité de chaleur moyenne estivale peut être très-différemment distribuée entre les mois de juin, de juillet et d'août. Les températures et l'état hygrométrique de l'air au moment de la floraison de la ▼igné et vers la dernière époque de sa matarite, déterminent le succès des récoltes. Dam le tableau qui suit, on n a pas ajouté de sigw aux températures au-dessus de zéro.

CULTURE DE LA VIGNE (échelle tleirendanU).

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dp tant d'effets superposés, une influence variée sur lçs climats. Pour caractériser un système de climats continentaux , il faut examiner avec soin sous quelle zone est placé le maximum des terres fermes, quelle est la direction de leur aie longitudinal , en supposant un contour reetiligne et moyen entre les sinuosités positives çt négatives , et en compensant Paire des golfes avec Taire des péninsules. C'est de cette direction moyenne de Taxe des masses continentales ( du S. O. au N. E. dans l'Europe entière, et du S. E. au N.Ô. dans l'Amérique, au nord du parallèle de la Floride ) , c'est de ce balancement des pouvoirs absorbants et émissifs dans les aires à surface fluide ou solide, que dépendent surtout la fréquence, la force et la température des vents, comme leur pouvoir de donner de la sérénité ou de l'opacité à l'atmosphère. L'équateur ne coïncide pas avec la ligne qui sépare les vents alizés du nord-est de ceux du sud-est. Cette ligne ou limite , foncièrement déterminée par le plus long séjour du soleil dans l'hémisphère boréal, et par la différence de température totale des deux hémisphères, devient sinueuse et varie , par différents degrés de longitude, à

sause de l'inégale répartition et de la direction les masses continentales l. De même, les largeurs très-différentes de l'Ancien et du Nou~ reau-Continent par les 45° et 5o° de latitude ] différence qu'exprime le rapport de 4 à i), létermiuent la prépondérance des vents dtl nord à Test sur ceux du sud à l'ouest en diflfê* rentes saisons. Ces largeurs , variables selon les latitudes géographiques , déterminent tutti les modifications qu'apporte , selon les tues ingénieuses de MM. de Buch * et Dove *, chaque classe de ces vents , et le mode de leur succession, à l'état barométrique et hygrométrique de l'air. Les vents alités (du N. E, et du S. E.) et leurs contre-courants (vents de rentras du S. O. et du N. O.), qui prédominent tans les deux hémisphères , sous les zones tempérées, ne sont sans doute que l'effet de feux courants opposés (polaires et équaUV :)de l'atmosphère ; courants modifiés par

kist. 1. 1, p. 199.

• Bammeêrische IWindrase dtns lés Àbhandl. êer Brtiner Aead. fâ* iStS uatf 1819, p. 187.

* Voye» une longue série de mémoires dans Poggm* dorf, Annalcriy t. XV, p. 53, et dans Schumacher, Iahr* huekjûr i84i, p. *99*3a&.

la rotation de la terre et par la vitesse 'des molécules d'air variables avec les parallèles; mais réchauffement inégal des masses continentales et pélagiques, l'agroupement différent des terres, la direction de leurs axes moyens (l'angle que font ces axes avec l< s méridiens), et le prolongement des terres vers Féquateur ou vers le cercle polaire, modiGent Xèlat noiraal de ces vents généraux, et leur donnent , en différents parages , selon l'élargissement et la forme des continents , et selon la différence des saisons , un caractère individuel2.

1 Aux prouves de l'existence d'un contrc-couranldc l'ouest dans les hautes régions tropicales (preuves fournies par les vents qui prédominent à la cime du Pic de Ténériffe , comme par les cendres des volcans de Saint- Vincent et de Cosiguina , arrivées à l'île de la Barba de et à la Jamaïque), on peut ajouter le témoignage récent d'un marin danois très-expérimenté , le lieutenant de vaisseau M. Paludan. Cet officier a souvent vu , dans la zone équinoxiale , lorsque les vents alizés souillaient grand frais à la surface de la mer, les petits nuages très-é levés se mouvoir rapidement de l'ouest a Test. Schouw, Vcrgl. KlimatologU'i 1827, Heft I, p. 55. Comparez aussi Léopold de Bucb, dans Schumacher, Ia/irbuchjùr i838, p. 172.

1 L'influence de la configuration des continents sur

En désignant , d'après la distribution des' masses opaques qui constituent immédiatement la superficie du globe, les hémisphères nord et sud par les dénominations d'hémisphères continental et aquatique , on observe qu'à l'exception de la Méditerranée et du prolongement péninsulaire de l'Asie, qui forme notre Europe , les grandes ruptures des con-

la direction des vents a aussi été discutée dans l'important ouvrage de M.Scliouw,que je viens de citer dans la note qui précède. « Dans toute l'Europe boréale , dit H. Sclio u w, entre les 5o°et Go°de latitude. les vents oc? cidentaux (O., N. O. et S. O.) prédominent sur les TenU orientaux (Ë , N. £. et S. £.); mais cette prédominance diminue à mesure que des côtes occidentales on pénètre dans l'intérieur des terres, vers le nord-est. Les vents occidentaux inclinent dans le voisinage de l'Atlantique davantage vers le sud, et les vents du nord augmentent dans l'est de l'Europe. La prédominance des vents occidentaux sur les vents orientaux est plus grande en été qu'en hiver et au printemps; mais cette influence des saisons diminue à mesure que l'Europe •'élargit vers l'est. Les vents occidentaux sont le plus couvent en hiver sud- ouest ; en été , ils soufflent du nord-ouest ou directement de l'ouest. En examinant les températures moyennes de cinquante-six années , et en divisant ces années en deux groupes1, selon que les vents occidentaux ont été plus ou moins fréquents que dans

tours et les golfes les plus profonds se trouvent sur les côtes orientales des deux continents 9 surtout là où les mers voisines offrent le maximum de largeur. Telles sont les positions de la Baie d'Hudson , de la Mer des Antilles et de cette longue et étroite Méditerranée, à plu* sieurs issues , qui , du S. S. O. , s'étend tu N. N. E., depuis l'Archipel de l'Inde jusqu'au Golfe d'Okhotsk, et qui, comme la Méditerranée entre l'Europe et l'Afrique, a puissant*

Kétat de leur prédominance moyenne Maie, on trouva pour Copenhague :

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