‹ Asie centraleChapitre 12 sur 60 · AUT · texte numérisé non relu

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Différ. de {empirât, moyenne cent. . .

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L'augmentation dea vents orientaux accroît le froid des hivers et la chaleur des étés de l'Europe. En général, les vents , dans la xone extratropicale de l'hémisphère du nord, ont une tendance à souffler plutôt dans le sens des parallèles que des méridiens , plutôt de l'O. au S. que du N. à TE. • '(£! c. p. 10, 3a, 36, 67*

ment influé sur L'antique civilisation et la destinée des peuples de l'Asie orientale. Ce n'est point ici le lieu d'examiner combien , dans ce contraste entre les côtes continues et les côtes déchirées, dans la formation de ces terres articulées et sinueuses , appartient au mouvement général des eaux d'orient en occident 4, aux irruptions des mers , qui laissent épars , comme groupes d'ilôts, les débris d'un continent (f raclas ex cequore terras) , ou à l'action simultanée des forces volcaniques. Ces dernières i par le soulèvement de masses cristallines de différents âges, feld-spathiques et pyroxéniques, créent des archipels, les lient par des isthmes, et agrandissent les continents par des promontoires péninsulaires.

Dans l'hémisphère boréal , tous les continents offrent, par leur prolongement vers le

pôle , une limite moyenne qui coïncide asséfc

1 M. de Fleurieu , dans le Voyagé de Marchand àukmr du Monde, t. VI , p. 38-4 a* Sur les similitude* des Carmes triangulaires , Imposition relative des extrémités éH continents, les rapporté entre les côtes occidentales èê FAfrique (golfe de Guinée), dé là NoaveUe-HoUàndè et de l'Amérique du Sud (golfe d'Arica), voyex ma Rëi. AtVf. t. Ill,f. **$ *t<$8.

régulièrement avec le parallèle de 70°; mais, au nord du Golfe de Georges IV et de la Passo de Fury et Hecla , un vaste groupe d'ilôts et de terres circumpolaires continue , pour ainsi dire, la bande continentale de l'Amérique. C'est cette môme bande américaine qui s'étend aussi le plus loin dans l'hémisphère austral ou aquatique, vers le sud, de sorte qu'elle olfre, sur 1260 de latitude, et, en dépassant le détroit de Barrow, vraisemblablement sur plus de i36", presque dans le sens d'un méridien, une arête continue de Cordillères auxquelles, ▼ers l'est , se trouvent adossées des plaines et quelques systèmes de montagnes peu élevées. Une telle continuité de terres termes traversant toutes les zones, depuis celles des palmiers et des fougères en arbre jusqu'à celles où les cotes se couvrent de neige même au fort de l'été l, influe considérablement sur la distribution de la-chaleur, la direction des courants aériens, le développement varié des formes végétales et la migration des plantes 2 et des animaux

• Observations de Churruca au détroit de Magellan. (Viage, 1 787, p. 3oo.) Charles Darwin, Journal (1 839), p. 270.

• * Dicat aliquis in continente nosU'a, Mare Méditer»

des tropiques vers les réglons tempérées et froides.

Mais, de tous les rapports de configuration et déposition climatérique que présentent les osasses continentales des zones tempérées, les plus importants naissent de l'absence ou de la présence de terres tropicales , comprises entre les memes méridiens. Sous Téquateur, ce nVst que sur un sixième de la circonférence totale

raneum intcrfusum et nivosorura momium juga , ab oriente ad occidenlem porrecta, obstetissj stii'pibus equinoctialibus tolque figuris speciosis in f'ervidiori KOna abundanlibus, quo minus septentrionem versus M lu tins difu nul erent. Conlra America? terra continens ftdco uno teucre a mendie arclum versus protenditiir al Liquida mjjar slyraciflua quaesub parallelo 18 — «9 graduum dedivitatem monlium obtegil, Boslnnutn usfjue latitudine 4-i 7 gradiiuni in loca plana se cflundat , Passiflore, Cassia, Cad;, JVJimosaccaî , Bignouia?, Crotonff , Cymbidia et Limodora (stirpium figura? anquiloctiales septcutrionalibus immixtx) iu Virgiuiam ex* :urrunt. »Humb. De ciistrib. gtogr. plantarum, p. 45-52. La chaleur des êtes et la chasse des insectes appellent les colibris aux Etats-Unis il au Canada , jusque dans la latitude de Stockholm et de Pctersbourg (Voyez pîus baut, t. IU, p. 43) Sous les tropiques, je les ai trouvés à des hauteurs qui égalent celle du Pic de Ténériffe,

de terres cquatoriales , tandis que les vents occidentaux (du S. et du S. O.) reçoivent l'influence calorifique de la région des tropiques dans laquelle il y a le plus de terres agglomérées. Pour préciser les véritables causes physiques de ce genre d'influence exercé par l'agroupeinent divers des surfaces continentales ou pélagiques dans la zone tor*» ride , je vais rappeler ici (sans anticiper sur ce qui appartient plus particulièrement à Fa considération du bassin des mers) les faits suivants :

En m'arrétant, dans la région tropicale , à la température moyenne de Tannée entière, je trouve, d'après l'examen de plusieurs milliers d'observations, l'air qui repose sur les terres fermes de 2°, 2 cent, plus chaud i que l'air qui, loin des ectes, couvre l'Océan. J'cvulue la température de lair continental à 27°,7; celle de l'air océanique à 25°, 5; mais la distribution de cette chaleur moyenne totale des deux atmosphères, continentale et océanique , entre les diverses époques du jour et de l'année, comme entre les diverses localités

■ Rclat. lus 1. 1. I , p. 225.

plus ou moins favorables à l'action so!flire el à Pcmission du calorique , offre des différences bien plus considérables que celles que nous venons d'indiquer. Or, ce sont ces rapports partiels de temps et de lieu qui modifient la force du courant d'air chaud qui s'clèvo entre les tropiques pour atteindre une hauteur plus ou moins considérable, pour déverser l'air chaud, en descendant, plus ou moins loin, et, en masses inégales, sur tes zones tempérées. Dans de larges bandes de la zona équinoxiale , la surface des mers, par des courants qui amènent de l'eau froide de latitudes plus élevées, perd une partie de sa tempera-' ttiro; cette perle est telle que, dans l'Océan Atlantique, à l'ouest et au sud-ouest des côtes <le Guinée l, l'eau i\ô la surface s'abaisse jusqu'à ao",6 el 22°; le long des côtes péruviennes (près du Callao) d'après l'observation que j'en

1 Voyez les observations du capitaine Sabine , comparées à celles de M. Duperrey, dans ma Rcfat. hist, X. III , p. 527. Le capitaine Beechey a aussi trouvé en août Ut. «a0 J S. et long. 28° 20 0., la iiut à sa surface 2t",8, quand, par le même parallèle, d'autres parties de l'Océan , hors des courants , lui offraient 2 7% 3 ou 27°,8.

— *74 ~* ai faite, pour la première fois, au mois d'octobre 1802 , jusqu'à i5°,4 et 49°* Un tel abaissement modifie puissamment la tetnpcrmtur* de l'air qui, dans ces parages, repose sur la mer et sur le continent voisin.

L'Occan cquino&ial atteint très-rarement la maximum de 280 : on ne Ta pas tu jusqu'ici au-dessus 1 de 3o%6. L'atmosphère , dans la bassin des mers cquatoriales , ne s'élève , d'à** près de bonnes observations faites à l'abri du rayonnement du vaisseau, que bien rarement à 29% peut-être jamais a à 32°. Le capitaine

' Rcfof. hist. t. I, p. *34, a3;; t. III, p. l9& Arago, dans Annuaire du Bar. des Long, pour l8*5» p. t83.

1 Dans la navigation de Guayaquil à Panama , par lat. 4° et 8° (long. 8i° et 84°) , aux mois d'avril et de mai , on est exposé à de grandes chaleurs par des tempi miageux et des vents du sud-ouest. M. Dirckinck df Holmfeldt , officier danois très-instruit , qui , muni de thermomètres comparés à ceux de l'Observatoire de Paris, a fait, à ma prière, un grand nombre d'atao» nations sur la température de l'eau et de l'air dans la Mer du Sud , a trouvé , par les 4° et 5° N., l'air à 3<r,7 c* 3o°,9 ; par conséquent un peu plus chaud encore que le capitaine d'Entreoasteaux près des îlea Molu* ques. (Arago, p. 181.) Ce sont des maxima accidenteb

feeechey, qui, pendant les années i8a5-i8989 a réuni une si grande masse d'observation* météorologiques dans la zone torride, n'a jamais (à l'exception de quatre jours 1 où la thermomètre avait atteint 3o°,3 et 3i%6) trouvé l'atmosphère, dans la Mer du Sud, audessus de 28 ,8. Ces degrés de chaleur si peu élevés contrastent singulièrement avec ceux qu'offre Y air continental. La surface du sol s'échauffe, pendant le jour, par Faction directe du soleil très* communément entre les tropiques, jusqu'à 5a°,5. Près des cataractes de

[quels contribuent quelquefois des myriades de petits mollucques et de cruslacées qui épaississent pour ainsi dire l'eau de mer, et absorbent plus de chaleur solaire que les molécules d'eau pure avec lesquelles cet animaux sont en contact,

1 Ces quatre observations, si remarquables dans l'histoire des variations thermométriques de l'air océ*~ miguii n offrent cependant qu'un degré de chaleur, des plus communs dans la partie continentale* de la sona toxride , et surtout sur les limites de celte zone et de la cône tempérée. Elles ont été fiâtes ( Beecbey, Fojrmgtf t. II, p. 70a, 7*7,711):

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