III. ai
les plus élevés que bous venons de citer oscillent entre IQQO et a4°° toises, il j a aussi dans le môme pays, surtout le long des grandes rivières et de leurs affluents, mais toujours ou nord de la chaîne de l'Himalaya , beaucoup d'endroits bien mesurés qui atteignent à peine la hauteur de Queretaro (995 t. ) , de Mexico (ii68 t.), de Bogota (1 365 t.) ou de Quito (1492 t.). Voici le tableau: de ces basses répons du Tubet et delà. Tar tarie chinoise entre les 3i° \ei 35' J- de latitude. Pour ne pas altérer trop arbitrairement leschiffres, j'ai traduit en dizaines de toises les pieds anglais dans des hauteurs que le capitaine Gérard et M. Vigne n'ont pu évaluer le plus souvent qu'approximativement à 5oo ou 600 pieds près.
Pua/7 (lai. 3i<> 34 ), sur le Sutlcdge, au N. O. du Pic Raldiog
^63 toises.
Iscordo (la*. 35<> 10', dans le Petit Tubet), 985 t. (63oo fort J
Vigne, t. H, p. 160.
Confluent du Sutlcdgc et du Spiiiy ia5? t. P,tngi,avtc «les vignobles, i43o t.
Bords du Sutledje, prè> de Pangi, 10^9 t. Kunaivor, i33o t.
Dabl/ng, 1453 t. j CuUure (,e rlUi[|
Ran,mt, 1J061. KUlRej ,.xiV,p.3i8.
D,.ras , . W «• j Vigne,t.Il, f.3fi. LloyJ, t. H, p. si.
Stmgnwn, i43o t. (Huttoa, p. 578.) Vignobles pas au-drssns de 1600 t. fjacquemont, 1. 1, p.416.)
Mfurung, i33o t. (85oo feel). Climat très-tempéré. (Lloyd, t. II, p. 88.)
Upe (district de Zhungram), i36o t. Vignobles. ( Lloyd, t. II, p. 265.)
Shipke, 1657 t. ou 10600 feet. (Alex. Gérard, dans Lloyd, t. II, p. i5a.) La tableau hypsométrique de Herbert et de Hodgson, n° 87, donne aussi i634 1. Un peu au N. O. de Shipke s'élève le Mont Tarhigang (3547 t.) sur lequel le capitaine Gérard, muni de 7 baromètres dont 3 furent brisé*, a atteint la grande hauteur de 1941 1 p. angl. (3o35 t.). Voyes Colebrooke dans Trans. of the Geol. Soc. t. VI, p. 41 « » et surtout Critieal Rtsearches on Philology, 1824, p. i44*
ffumgea (district de Bisahir), 1454 t. (Lloyd, t. II, p.*i5a). mais Herbert donne i3o8 t. dans le tableau hypsométrique no 198.
Saunglay sur le Baspa, affluent du Sutledge, i33a t. (TabL hyps. de Herbert n° 89.)
H* Lassa ou Vul-sung (Ut. 290 4°')« DOn encore mesure*. Température moyenne d'octobre 5*, 7, ce qui m'avait fait croire jadis (Lignes isothermes, p. i35) que la hauteur de H' Lassa n'était pas au-dessus de i5oo t. Dans l'excel*» lent ouvrage de M. Zimmennann (Analyse der Carte pon Inner-Asien , p. 86) il y a par erreur typographique 36o t. On vante les vignobles et la douceur du climat de la plaine de fTLassa que les auteurs chinois appellent « un royaume de la joie. »
Leh, chef-lieu du LadA (lat. 34010' selon M.Treberk), i563t. (Vigne, t. II, p. 34i.) Selon le journal de Mir Isset Ullah, le coton est cultivé au sud-est du plateau aride de Deotsuh, entre Leh et Draus (Dirias, Duras), par lat. 34° t. (Zimmennann, p. 98.)
— 3a4 — D'après l'ensemble de ces renseignements lrypsomélriques réunis avec beaucoup de soin, je crois pouvoir énoncer de nouveau l'opinion que le plateau du Tubet entre les 71° et 83° de longitude, n'atteint pas la hauteur moyenne &e 1800 1. ce qui est à peine la hauteur de la plaine fertile de Caxamarca au Pérou, et 200 toises de moins que le grand plateau du Lac dé Titicaca et le pavé des rues de la ville de Potosi. Je ne désigne ici que la partie des trois Tubets corn* prise entre la chaîne méridionale du Bolor et le cours du grand fleuve Yarou-Dzangbo-Tchou regardé jadis comme identique avec leBourampouter (Brakma poutra) et dont le grand coude (inclinaison vers le sud) île commence que par les 920 et g3 de longitude. Tout ce qui est à Test du méridien de la chaîne Ghiang-ri est hy psométriquement inconnu. L'axe de grand soulèvement du plateau tubétain est dirigé S. E.- N. O. et c'est entre les sources du Sutledge et du Yarou-Dzangbo-Tchou, presque dans leméridien des Lacs Sacrés, qu'est située la principale arête de partage des eaux. Lé groupecolossal des Monts Kenlasse * ou Kylas, leKenlaùse
• ïvai.viSci , au nord du couvent lamaïquo Durchun
du Major Rennel et do tous les géographes du 18e siècle, se trouve placé sur cette arête. Il est à désirer que parmi le nombre d'officiers très-instruits qui sont employés annuellement dans l'hide, il s'en trouve qui aient l'ardeur et le loisir de rectifier de nouveau et par des mesures bien précises dont tout le détail hypsométrique soit publié, ce qui reste de douteux sur la hauteur comparative des deux pentes de l'Himalaya, sur l'influence de réverbération du plateau tubétain et sur celle que Ton suppose au courant ascendant de l'air
(long. 78* 20') Rlaprotb, Mém. relatifs à t Asie^ t. III, p. 385. Lloyd, t. II, p. i85. Il ne faut pas confondre ce Kailasa des Lacs Sacrés avqc celui qui s'élève au sud de Murung, 3° à l'ouest des Lacs Sacrés et dont M. Victor Jacq ne mont a donne' une coupe très -pittoresque*. {Voyage dans TInde> planche 43.) Le nom Kaitasa étant significatif, tenant à laTacine sanscrite kil (froid), plusieurs sommets portent ce nom qui est tout aussi vague que celui de Sierra Nevada dam l'Amérique espagnole. Cest au nord du groupe Kailasé des Lacs Sacrés et dans une chaîne qui se dirige au nord de Leh et du Haut-Indus, vers le soulèvement mcridionul du Paralassa que les frères Gérard supposent des pics de 3oooo pieds angl. (4692 t») d'élévation, et excédant par conséquent le Dhawalaghiri de plus de 3oo toises.
chaud des plaines de l'Inde. (Test un travail à recommencer. M. Mac Clelland, dans un ouvrage géologique sur le Kemaoun, semble admettre que ce courant ascendant puisse compenser le rayonnement estival des hautes plaines1 tubétaines, mais on peut être incertain si la loi des changements de capacité qu'éprouve l'air en s'éle van t, permet d'admettre des influences calorifiantes bien considérables à la pente méridionale de l'Himalaya jusqu'à la grande hauteur de deux mille toises au-dessus du niveau de l'Océan.
Récapitulation .
Hiroalav». Pente indienne, io3o toise*. (395t>,B). Pente lubétaine, 2600 lobes. (Sof);0")-
Dans la chaîne de l'Hindou-Kho (la t. 34° {), près de Bamian, la limite des neiges a été éva-
1 Géologie al biquiries in the Prov. of Kemaon (Calcutta), i835, p. 198. M. Kàmtz, dans son dentier ouvrage de Météorologie (Forlesungen àber Météorologie, 1840, p. i65), assigne au contraire aux moussons du S. O. qui soufflent de la mer contre la déclivité méridionale de l'Himalaya une température beaucoup plus basse que celle qu'amènent les vents de terre (vents
venant du centre de l'Asie) vers la déclivité boréale.
luée par Sir Àlexander Bûmes1 à i3ooo pieds angl. ou 2o3a toises de hauteur, ce qui s'accorde bien avec la pente méridionale de l'Himalaya. Le voytfge pénible que M. Taylor Thomson a fait en ±S3y à la cime du volcan de Demavend (lat. 35°55'), au nord-ouest de Téhéran, dans la chaîne de l'Elbrouz ou Taurus Persan (continuation du Kouen-lun et Bindou-Kho ) , n'a malheureusement rien ajouté à notre connaissance sur la limite des neiges au sud de la Caspienne. Le baromètre n'a pas été observé lorsqu'au-delà de Germait on parvint à la région des neiges. Il me reste d'ailleurs aussi quelques doutes sur la hauteur totale du volcan persan au-dessus du niveau de la mer. M. Àinstvorrti lui donne 14700 pieds angl. (2298 t.); mais en calculant de nouveau*
• T. B,p. aft.
• Le nouveau calcul a été fiât en supposant avec
M. Amtworth 3o,i pouces anglais (764*29 millimètres) pour le niveau de l'Océan, et 1 5,o5 pouces anglais pour la cime. Comme en calculant de nouveau les sept stations de Lavassen à Téhéran, six s'accordent, à quelques centaines de pieds près, avec les hauteurs indiquées dans le Journal, et qu'une seule diffère de près de 5ooo p. an glais, on peut croire qu'il y a erreur de chiffres dans la
avec soin les hauteurs barométriques telles qu'elles se trouvent publiées dans le Jouttk ofthe Royal Geogr. Soc. ofLondon, v. VIII (i838), p. lia, on trouve pour la caverne de soufre près du sommet 19609 p. angl. (3o66 1 ' .
Zone tempérée par làt. 33 sud. — Dans la partie centrale du Chili, dans l'hémisphère austral, au passage de la Cordillère du Portillo, et à la pente du Volcan de Peuquenes, le doc-
hauteur du mercure à la cime du Demavend . Si Ton fait d'autres suppositions mieux fondées sur la hauteur du baromètre au niveau de Y Océan, on obtient, selon les
tables d'Oltinanns, encore i8644 P* ang'« (29f4 t ), et selon les. tables de Gauss , 1 865o pieds angl. (291 7 t.) ce qui diffère toujours beaucoup de 2298 t. La chaîne qui traverse presque l'Asie entière depuis le Tau rus de l'Asie mineure jusqu'en Chine, se relève puissamment vers la Mer Caspienne: il serait donc d'un grand intérêt géologique de vérifier la hauteur du Demavend. M. Ainsworth ne dit pas si ses hauteurs du baromètre au niveau de la mer sont réduites à zéro. In our own latitudes f ajoute-t-il, the inean is 29,6 inches} ou 701 ,6 millimètres. Ce serait là une température bien audessous de zéro, car au Havre et à Marseille les moyennes réduites à zéro de température sont 760,85 et 761,61 millimètres!
teur Gillies a trouvé la limite des neiges perpétuelles (Edi'nb. Journ. qfNat. Science, août i83o, p. 3i6) entre 2266 et 2345 t. (i45oo et i5ooo pieds angl.), hauteur immense qui rappelle celle de l'Himalaya à la latitude de 3o° à 3i° nord, et s'explique par les mêmes circonstances de sécheresse atmosphérique et de transparence de l'air qui, à Bol i via, font remonter la ligne des neiges, par i5° et 18" de latitude, à 25oo et 2800 t. (Comparez les judicieuses remarques de M. Darwin dans son Journal, p. 297.) Ce physicien distingué pense que dans la partie centrale du Chili Vévaporation de la neige même, par un air très-sec et un ciel constamment sans nuage pendant Tété, contribue singulièrement à la disparition des neiges. Il cite l'exemple du Volcan d'Aconlagua (lat. 32°|) au N. E. de Valparaiso, qu'une fois on a vu entièrement dépourvu de neiges, quoique cecolo&se, mesuré par les officiers de l'expédition du Beagle, ait 23ooo pieds angl. (3594 t.) d'élévation ! Je dois rappeler à cette occasion que si dans les montagnes de schiste çoicacé, des rochers situés dans la région des neiges en restent quelquefois dépourvus par la communication qu'offrent perpétuellement les
lentes ouvertes avec de Pair intérieur de la croûte du globe, Faction instantanée du feu volcanique sur les parois épaisses des cônes contribue aussi à la fonte des neiges. Cela s'est vu aux volcans de Cotopaxi et de Tungurahua qui se sont présentés tout noirs dans certaines éruptions. « Falta de nieve indica la picardia del eerro. » L'absence des neiges indique quelque malice de la montagne, disent les habitants de la région volcanique de Quito lorsqu'ils parlent de volcans encore actifs.
Zone tempérée ds 37° { à 43° hord. — Dans la chaîne méridienne du Bolor, près du Las Sir-i-kol (Lac Victoria), par 370 £ de latitude, les neiges ne commencent1, sekm le lieutenant Wood, qu'à 17000 pieds anglais (2657 t.) de hauteur. Ne doit-on pas admettre que cette grande élévation de la limite des neiges est l'effet du plateau de Pamir qui agit sur le Bolor comme le plateau tubétain agit sur une des pentes de l'Himalaya. En avançait
1 Voyez plus haut, t. II, p. 399.
dans l'Asie occidentale progressivement vers le nord , nous trouvons les neiges :
a) Dans l'Asie mineure au Mont Argaeus (Anjish Tagh), par 38° 33' de latitude, à la hauteur de 1674 t.1 (3262"% limite bien basse en la comparant à celle du Caucase. La hauteur totale de l' Argaeus est de 2064 t. (Mesures borométrique et trigonométrique de M. William John Hamilton.)
b) A XArarat^ par 3g° 42' de latitude, à la hauteur de 2216 1. (43i8m). M. Parrot attribue cette prodigieuse hauteur de la limite des neiges de l'Ararat à l'isolement de la montagne et à l'excessive chaleur qui règne dans les plaines environnantes jusqu'à la fin du mois de septembre \ De cette bande de neiges bien tranchée, à 2216 t. de hauteur, descendent dans le creux de tous les vallons qui sillonnent la pente de l'ancien volcan, des stries ou rameaux de neige jusqu'à ig5o ou 1970 t.
1 Proceti. o/fhe Geogr. Soc. i838, vol. H, n° 56> p. 653.
* Reise zum Ararat, 1. 1, p. 1 85-4 88.
d'élévation absolue. M. Parrot dit tout exprès que ce ne sont pas desfflaciers. Encore à 1950 t. (38oom; les neiges perpétuelles de TArarat offriraient un contraste singulier avec l'Argœus. La hauteur totale»1 du Grand Ararat est, selon la mesure barométrique de M. Parrot 2709 t., selon la mesure tri gonom étriqué de M.Fedorow (beaucoup plus certaine) 2676^ t.
c) A YElbrouz, dans la chaîne du Caucase, par 43° 21' de latitude, à 1727 t. (3366") de hauteur, selon une mesure barométrique de M. Kupffer*. Il est probable que le grand changement qu'a subi la mesure de la hauteur totale du pic oriental de TElbrouz que Ton avait évaluée en 1829 a 2577 1. (5o24n) et que MM. Fuss/Sawitsch et Sabler ont trouvé trigonométriquement en 1837, de 2892 1. (5637ro) n'altère pas le résultat de lahautcurdesneiges éternelles. M . Lenz n'avait pu porter le baromètre, en montant vers la cime, que jusqu'à 2470 1.
1 Parrot, t. II, p. 44 et 162.
* Voyage dans les environs du Mont Elbrouz y p. ja5. MM. Parrot etEugelhardt (Rcisc, t. II, p. 1 13) avaient <:\ nlué la limite de neiges do l'Elbrouz à f 688 t.
Au Kasbek ou Mquinvari, dont la hauteur totale d'après M. Fuss est de 2585 t., M. Dubois, dans ses profils géologiques du Caucase place les neiges à 1 660 1. (3235ra). d) Dans la chaîne des Pyrénées (lat. 4^° 7 » 43°), à 1400 t. (2728m) de hauteur. Ramond avait trouvé au Pic du Midi' 1 5o6 1. , au Pic Long i45o t.; à Neuvielle, ±3j5 U Le plus souvent la déclivité méridionale des Pyrénées offre les neiges à une plus grande hauteur que la déclivité septentrionale. M. Parrot a fixé à Maladetla dont le sommet a été atteint cette année par M. Platon de TchihatcHefF, la limite nord à 1376 t. la limite sud ai 563 1. Dorpaier Naturtvissenschaftliche Abh. l.I, p. 228.
Zone tempérée de 4* à 43° sud. — Dans la Cordillère des Andes du Chili, au sud de Valdivia, entre les 4*° et 44° de latitude australe, la limite des neiges, selon les observations de MM. King, Darwin et Douglas, descend jusqu'à la hauteur moyenne de g4o t. (i832m). Les points culminants des Andes vis-à vis de l'Ile de Chiloë et de l'Archipel
des Huajrtecas, sont asses semblables en hauteur et atteignent à peinp l'élévation du Mont Vellino des Apennins ou de l'Athos en Grèce. On y trouve du nord au sud le» volcans d'Osorno appelés aussi Purvaraque ou Huenanca (1180 t.), de Minchinmadiva (1104 1.), du Corcovado (1164 t.) et de l' Yntales ou Yanteles (io5i t.)$ tous couverts de neige au commencement de février qui correspond au mois d'août dans notre hémisphère» Une cime au sud du Volcan d'Osorno qui n'avait que 874 t. était couverte de neiges perpétuelles, et M. King a même trouvé au Corcovado, par une opération tri gonomé trique moins certaine que ses autres mesures, la ligne trèstranchée et horizontale des neiges à 700 t. (i364m)* En nous arrêtant avec M. Darwin * à la moyenne de 940 t., on voit que dans cette partie des Andes du Chili qui est la pi us australe et aussi la plus rapprochée du littoral, par des étés constamment brumeux et froids, les neiges perpétuelles descendent presque deux fois plus bas qu'à la même latitude dans l'hémisphère boréal au Caucase en Asie.
1 Darwin, Journal p. 275.
Zone timpékee de 45° à 5?° nord. — La limite s'élève :
à) Dans la chaîne des Alpes de la Suisse (lat. 45° \ à 46°) à i3go toises 4 (3708-). Les Carpathes dont la hauteur absolue , même dans le Tarira et Pic de Lomniz, atteint à peine i34o t., n'entrent pas, malgré leur latitude assez boréale de 49\ dans la ligne des neiges permanentes2.
b) Dans la chaîne de V Altaï (lat. 49 t * 5t°),à iioo t. <2i44m) s^on MM. de Ledebour et Bunge *•
c) Dans l'Ile d1 Ounalachha , une des Iles Aléoutiennes, au Volcan de Makouchinsk
1 Comparez Saussure, Voyage^ t. IV, p. i54, § 944- Wahlenberg, De veget. et climats Hclv* p. XLIV, Schouw, Tidsskrijï for Naturvid. t. I, p. 101. Hall- 8trom,Df Termina atmosph.terrestris nivalî, Aboae, 1 828, p. 17.
• Voyez la discussion des observations de Wahlenberg (Fiera Carpath, p. LXXII), par M. K'âmts, dans son Lehrbuch der Meteor. t. II, p. 171.
1 Au plateau du Korgon, et aux Alpes de Bachalkz , la limite des neiges était 1 îao t. tandis qu'à Rîddersk, dans des ravins , les neiges se conservaient à 920 t. de hauteur. Ledebour, Reise, t. I, p. 35o. La culture des céréales monte à Fykalka à 700 1.
(lai. 53° 44')* à 55o t. (i070m) de hauteur, selon la mesure de l'amiral Lùtke l. L'île d1 A ko u tan (lat. 54° i5') était sans neiges à la hauteur de 522 t. *.
d) Dans la Péninsule du Kamtchatka , au Vo!can de Chevelutch (lat. 56° 4o') selon la mesure de M. Adolphe Erman3, à 822 t. (1900") de hauteur. L'élévation totale des deux pics qui terminent ce Volcan est de i375 t. et 1649 *• ^e con~ traste de la limite des neiges perpétuelles aux deux côtes opposées de la Mer de Behring est très-frappant. La hauteur des neiges d'Ounalachka (55o t.) rappelle celle du Détroit de Magellan (586 t.), placé par la même latitude , dans l'hémisphère austral , tandis que les neiges du
1 Voyage autour du monde , i835, p. 25o. Partit nautique, p . 280. Kr usensler n , Mémo ires Lydrogr . 4827, p. 93 et4o2.
a "Wrangel und Baer, S fat. Nachrichten ùberdïc Russichen Besizungen an der Nordwestkàste von Amerika, i83g, p. 3i2.
3 Ortsbestimmungen aufeiner Reise um die Erde, t. I, p. 4*8. Voyez aussi Ermao, Naturhist. Alias, p. 53, et Léopold de Buch, Iles Canaries, p. 453.
Kamtchatka (822) sont extrêmement élevées et rappellent les neiges de l'Oural.
Zone tempekee de lat. 53° à 54" sud. — - Dans le détroit de Magellan et à la Terre de Feu, les neiges descendent, d'après les mesures du capitaine King, jusqu'à 35oo ou 4ooo p. angl. (548 à 625 toises), effet de la basse température moyenne d'un été brumeux1 qui dans la latitude de Dublin, au port de la Famine dans le détroit de Magellan, ne s'élève qu'à io° cent. Dans l'intérieur de l'Asie, à l1 Altaï, la limite des neiges a presque le double de la hauteur qu'elle atteint à l'extrémité australe de l'Amérique. De même dans l'hémisphère boréal, en Scandinavie, la limite de 600 1. (ii70n,)ne se trouve que par les 670 de latitude. M. de Churruca , dans l'expédition de la frégate Santa^Maria de la Cabeza (1785), vit tomber de la neige dans le détroit de Magellan (lat. 53 S.) presque tous les jours aux mois de janvier et de février, corres -
1 Darwin, p. 270 et 277.