II. — Route de Kachkae > vers lb sud-est, a Yarkano
De Kachkar (Kachghar) à la ville de Ianghiasar (Ianghi-hissar, signifie en turc la forteresse nouvelle ; sur nos anciennes cartes, Ingachar.) 4°
La ville n'est pas considérable.
De Ianghissar à la ville de laferènde qui est aussi très-peu importante. (Je ne trouve ce nom dans aucune carte ou description.) 80
De laferènde à Yarkand 4°
La ville (Yarkund ou Yarkiang) est située sur la rivière Kokak-daria (vulgairement Yarkènd-daria , rivière de Iarkènd); elle est plus grande l que Kachkar.
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1 Cette assertion est conformeà celle de B urnes . Aussi
verrt.
1IL — De Yarkard au Ttjbet, vers le svd.
Il y a quarante journées, chacune de 10 verst; car il est impossible d'aller plus
Mir Isset Ullah (Klaproth, Magasin asiat. p. 29), qui a visité Yarkand en 1 81 2, vante la grande et laborieuse population de la ville. Ce qui parait prouver combien celte ville est peu élevée au-dessus de la mer, c'est que, par 38° 1 9' de latitude, selon l'observation du P. Hallerstein, plus au nord qu'Athènes, dans le centre de l'Asie, où l'hiver est partout ailleurs si rude, il n'y tombe, selon Burnes, que très-peu de neige. The climat c of Yarkand y dit cet illustre voyageur, is dry and agréable : snow seldomfalls and even rain is scarce (t » II , p. a3o). Il est vrai qu'on a rapporté dans le Petit Tubet, à M, Vigne, que dans la plaine on voit quelquefois-tomber de deux à trois pieds de neige, mais le même auteur ajoute : • Snow does not remain long. • (Trav. in Kashmir ,t. IIf p. 368). Je vais rappeler ici que la télégraphie par signaux de feu des Chinois est si parfaite, que lors de la dernière invasion de l'armée chinoise dans le Kokan (Burnes, t. Il9 p. ?3i), sur une distance de 620 lieues nautiques (4o° de longitude), les nouvelles sont arrivées deYarkand à Peking en six jours. Cest la distance de Strasbourg à la Mer Caspienne. Les marchands voyageurs mettent 5 mois, les courriers du gouvernement chinois-, qui changent de chevaux toutes les 3 lieues, mettent de t5 a 20 jours. (H— 1.)>
vcrst.
vite i travers les montagne extrêmement
hautes, par lesquelles on doit passer.
De Yarkand au eorps-de- garde chinois Kok
yar (ou Kok sâr.). «... . 5o
Le chemin passe entre deux monta*
gnes très-hautes* De Kok yar au gué de la rivière dhayouk *.
* C'est le Shy-Yok (Schai-YoÂ)de M. Vigne, rivière -qui prend son nom du village de .Shjrh-Ymk (glace de £hyh) situé par lat. 34*33', et à peu près iB'k l'est du méridien de la ville de Ladak ou Leh (Vigne, Trav. m -Ktuhmir, t. U, p. 358). On est presque surpris d'en- ' tendre prononcer en Sibérie, à Semipolatinsk (lat. 5o"a4/)> Ie nom de la rivière Chayouk (Sbayuk, Sbyook de Bûmes, 1. II, p. 221), qu'on peut passer à gué dans une grande partie de son cours. La rivière qui roule des grains d'or naît, au sud du passage de Kuru- Kurum, du glacier de Nubra-taoh. Le Kuru-Kurum (Vigne, t. U, p. 36i et 364) a près de i5ooo pieds angL ( a345 t. ) d'élévation absolue. A la pointe septentrionale de Kuru-Kurum (défilé ou passage de Karakorum des anciennes cartes) nail la rivière de Yarkand (Tingra ab Osteng), qui, après uu cours de 70 lieues, forme une branche méridionale du grand système des rivières du Tarim. La carte de Kachmir, de Ladak, du Petit Tu bel, du cours alpin de l'Inclus, fondée sur les relèvements de M. Y igné (Compilai iy order of ihc Court of Dit. of the East India Company , by Job a
(Cette rivière est assez large; elle coule à l'est et à l'ouest dans les montagnes. Le chemin continue à passer par de hautes montagnes.) (Le Cha/youk est la grande rivière qui prend sa source au sud de la haute montagne de Kara korum, coule d'abord au sud-est, puis au sud-ouest (?) et va se jeter dans l'Indus au-dessous de Leh , capitale du Ladak.) Du Chayouhj entre des montagnes excessivement hautes, à Tibet. . . . * 70
Walker, 1 84a); jette une nouvelle lumière sur le Chayouk comme branche septentrionale du Haut-Indus* Cette dernière rivière est formée , d'après nos connaissances actuelles, d'une branche méridionale (le Singhe- Jtcho ou Singdsing Rampa ou Sinh-kha-bab ) dont If oorcroft a décrit la source comme véritable source de l'Indus, un peu au N. O. du lac sacré de Rawan- Hrad et d'une branche septentrionale ou Chayouk (Shy-Yok), qui coule d'abord depuis le Nubrah-tsoh jusqu'à lat. 34°a&'> assez près de Leh, du nord au sud et au sud-sud-ouest, et pub du sud-est au nord-ouest. La réunion des deux branches du Haut-Indus, de la branche près de laquelle est situé Leh (Ladak) et de celle appelée Chayouk, a lieu au-dessous de Parkuta, latitude 35°8, selon la carte de M. Vigne, f°ao a l'ouest du méridien de Leh et 18' à l'est d'iscardo. (H— t.)
La ville est assez grande , se trouve sons la domination de l'Inde (?), et est la résidence d'an radjah.
La chaîne des montagnes de Tarkand à Tibet , s'étend plus à l'ouest qu'à l'est (?).
▼ Mit.
4oo
A 20 journées à travers de hautes montagnes à l'est de Tibet est Tchabé Tchaptan *, c'est de là que l'on porte à Kachrair le fameux duvet de moutons.
Vraisemblablement cette ville ( Tibet ) est celle de Ladak * ; mais ce nom est
1 Selon les récits de Moorcroft, c'est le plateau d'Oun-Dès (Una-desa?), au N. O. de Daba, qui est la véritable patrie des chèvres dont le Poslim-i-Shahaly duvet des châles de Kachmir, jouit de tant de célébrité. On appelle aussi cette contrée Chang-Thung, expression que M. Vigne (t. Il, p. i 26) traduit par plaines des bergers. Notre itinéraire appelle le Pays du duvet : Tchabi Tchaptan. Peut-on admettre que Tchaptan est une corruption de Tchapran (Tchaprang), dans le pays d'Oun- Dès, déjà visité par le P. Andrada , et décrit comme une ville très-commerçante où se réunissent les marchands de Kachmir. (H — t.)
■ Déjà le compagnon de voyage de Moorcroft, Mir ïsset Ullah (Asiat. Jaurn. t. XXI, p. 4~0» nous ap-
verrt.
inconnu aux Asiatiques de Semipolatinsk.
( La dernière phrase est sans doute ajou-
prendque la ville de Leh (Leï), capitale du Ladak, porte dans le pays aussi le nom de Tubet. Dans la Relation d'un voyage aux Indes , par le Géorgien Raphaël Danibeg, imprimée en russe en i8i5, on trouve une description de Leh sous le nom de Tibet. « J'allai , dit le voyageur, de Kaçhmir à Tibet , ville bâtie sur des collines, dont les habitants reçoivent de Lassa beaucoup de laine de chèvre qu'on expédie à Kachmir. De la ville de Tibet j je retournai par Yarkand, Aksou et Tourfan à Semipolatinsk. » Aussi le baron de Meyendorf observe • qu'à Bokhara il a entendu parler de Grand et Petit Tibet comme de deux villes. » Il croit que le second est Derwarch ou Draouse (?), le premier, Leh ou Ladak. « Aucun Boukhare ne connaissait, dit-il , le nom de Ladak. Des marchands russes qui ont été de Semipolatinsk à Kachmir, se servaient de la même expression de ville de Tibet. » Cette assertion est entièrement conforme à ce que rapporte M. deKlostermann, et je dois rappeler à celte occasion que M. de Meyendorf a visité Semipolatinsk plusieurs années avant moi, de sorte qu'il parle de notions recueillies par lui-même ( Voyage tfOrenbourg à Bokhara) p. 1.22). Je terminerai cette note par la citation d'un passage très-curieux de la Géographie d'Ëdrisi , passage dû à la publication de M. Jaubert , tandis que la version latine de Gabriel Sionita l'avait omis. « La ville de Tibet , dit Edrisi (Climat HT) sect. 9,
fée par le rédacteur de ces routiers.
Il s'agit ici en effet de la ville de Leh, capitale du pays. Cette ville est appelée en ttib&aiu J^t0yot4\ c'est la même que nos cartes désignent sous Iç nom mongol de Latac ou Ladak; elle est connue des Hindous et des Persans
1. 1, p. 499)9 est grande, et le pays dont elle est la capitale parte son nom. • Dans ce texte , ce n'est pas l'expression ambiguë cheher ou belad, dont souvent les Orientaux se servent pour pays et pour ville , qui est employée. Edrisi nomme en arabe Tibet une véritable ville, medineh. Cet usage dote donc déjà du douzième siècle. Mais la ville de Tibet d' Edrisi ne peut être Ladak, puisqu'elle se trouve près d'une rivière qui va se jeter dans le Lac de Berwan , situé vers torieni, lac de 72 milles de largeur. Ce n'est qu'à l'est des deux Lacs Sacrés que nous trouvons des rivières qui coulent vers l'orient. Serait-il question de Tichou-ioumbo(Zy*eAih'humbo), près de la rive droite du grand 0euve Dzanbo-tchou? Les Arabes auraient-ils cru que le fleuve de Tichou- loumbo débouche dans le Lac Pal te ( Péïti, Bhaldhi ou Yang-brok-youm-thso ) , dont effectivement la ville n'est éloignée que d'une vingtaine de lieues? Mais Edrisi dit que le pays est celui des Turcs Tibétains y qu'il a un commerce actif avec le Botm et le Ferghana , circonstances qui s'appliquent mal à une partie très-orientale du Tube t. (H— t.)
ver»».
sous le nom de Tubet ou Grand Tubet.
Le premier, ou Petit Tubet, est le pays appelé Bal ti ou Baltistan. Le second > ou Grand Tubet est Ladat, et le Troisième Tubet est la contrée soumise au Dalaï Lama, et comprise entre le Haul- Indus et la frontière de la Chine.) De Tibet à Kachmir *, à l'ouest (proprement E.N.E-O.S.O.), il y a 20 journées, chacune de tf verst, parce qu'on est obligé de transporter les marchandises à travers les hautes montagnes a, sur le dos des moutons et à
a J'ai été visité , en 1899, à Pétropavlovsk et Semipolatiusk, par des voyageurs latares qui, dans les intérêts des maisons de commerce de Sibérie ^ avaient été trèsrécemment au Kachmir. « Ihave it on theauthority of sir John M'Neill that Russian saûdagurs, used formerly (?) to arrive at Kashmir after pusaing up the vailey oi Oxus, whence they musteither hâve crossed the plain of Pamir and joined the regular road via Yarkund and Ladak, or that by the Mustak (Muz-tagh) and Iskardo (in the Baltistan or Littli-Tibet) or hâve crossed the Muslojpass front Issar and arrived at Kashmir via Chitral , Gilghit, Uusara and Gurys; wich latter is by for the most probable, as it is the nearest road for them. % (Vigne, Trav. in Kashmir, 1. 11, p. 284.) (H — t.)
* A travers le Panjal oriental , qui ferme le bassin de Kachmir entre Islamabad et Pambour. (H— t.)
vent
pied. La ville est située sur la rivière llchirtchik ( Vraisemblablement le nom indigène du Djhylum x , sur les bords duquel la ville de Kacbmir est bâtie.)
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