SUR LES DIAMANTS
91 LA OUlim Ol t'OQBAL , 0M IL» HOLVQM Bt B»
(Vojcb loac l, p. 5b i ^
Mon compagnon de voyage, M. Gustave Rose (Mintralogùch-geognostiâche Mme nach dem Uraly dem Altcà und dem Caspisehen Meeref t. 19 p. 35sh374 ) a réuni avec beaucoup de précision les fiais qui ont rapport à la découverte des diamants de l'Oural et à la nature des roches voisines de leur gisement actuel. Je vais consigner ici l'extrait de cette notice et du dernier Voyage de M. de Helmersen publié en i84i« Ces extraits serviront à rectifier des erreurs qui se sont répandues dans plusieurs recueils scientifiques sur l'expédition que j'ai faite d'après les ordres de l'Empereur Nicolas I en 1829.
« Le comte de Polier et M. Schmidt qui nous avaient accompagnés depuis Nijneï-Novgorod , se séparèrent de nous à Kouchvinsk, pour passer la crête de l'Oural et se rendre à
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la pente occidentale de cette chaîne. Nous continuâmes notre route vers Nijneï-Tourinsk , tandis que le comte de Polier se préparait à visiter ses belles possessions sur les rives de la Koiva et de la Pouloudennaya. Cette excursion donna lieu à la découverte des diamants, découverte qui n'est aucunement importante jusqu'à ce jour sous le rapport mercantile, mais bien digne de l'intérêt des géologues sous le rapport scientifique. M. de Humboldt, dans son ouvrage Sur le Gisement des roches dans les deux hémisphères (t823, p. 29) avait insisté sur cette association uniforme de certaines substances (platine, or, palladium et diamants) qu'on observe uniformément en différentes parties du monde. Cette association avait inspiré à ce savant comme bien avant lui à M. En* gelhardt , professeur à Dorpat, et à M. Mamyscheff à Goroblagodat, l'espoir de trouver des diamants dans les terrains aurifères et platinifères de l'Oural 1. Sous l'impression
1 Cet espoir a été énoncé par M. d* En gelhardt dès Tannée 1826, circonstance que M. de Humboldt a rappelée dans les Fragments asiatiques, t. II, p. 593. Voyez aussi le Journal de Saint-Pétersbourg, n° 1 1 8, Us
-fl-
— Stade ces idées, nous examinâmes dans chaque lavage que nous visitions les parcelles de sables sous le microscope. Mous finies soigneusement arrêter la concentration par h lavage au point où seulement les parties les plus légères avaient été emportées. Dans le mode de concentration employé général»»
ment, toutes les substances non métalliques sont entraînés avec le quarx9 de sorte qtfH ne reste dans le schUch que For, le platine, l'osmium-iridium, le fer chromité et le sable magnétique. L'examen du schlkh au moyen du microscope fut continué pendant longtemps : il nous fit découvrir plusieurs minéraux que présentent également les sables aurifères du Brésil et qui vivifiaient notre espoir, tels que des zircons blancs à bel éclat de diamant, et de Vanatase. Les diamants même ne se présentaient pas à nos recherches. La dé* couverte de cette substance fut faite par M. Schmidt (de l'école des mines de Freiberg)
Russùche Miscellcn, t. IV, p. 2Ô6-263, Mamyacheff, daos le Journal fur Bcrgwerkskunde herausg. von dtm Petcrsburger wissenschajilicher Komitàt, 1 8a 6, no 1 1 . et Brewater, Journal oj Sciences, i S3o, n° 4, p. 261 .
et par le comte de Potier, le 5 juillet 182g, quatre jours après qu'ils nous eurent quitté à Kouchvinsk. Nous n'eûmes connaissance de cet événement que le 3 septembre à Miask en revenant de l' Altaï et du Haut-Irtyche. Le comte de Polier, qui se trouvait alors à la grande foire asiatique de Nijneï-Novgorod, envoya à M. de Humboldt un des diamants trouvés à Adolfskoi en rengageant , par M. Schmidt qui était le porteur de la boîte, à ne pas divulguer l'heureuse découverte avant notre retour à St.-Pétersbourg , parce que les diamants n'avaient point encore été présentés à l'Empereur. » 11 est douloureux de penser que le voyage pénible que le comte de Polier fit à travers la crête de l'Oural ( par le Katchkanar) ait accéléré la mort de cet excellent homme, aussi distingué par ses talents et ses connaissances dans les arts que par la noblesse et l'aménité de son caractère. Le comte de Polier succomba pendant l'hiver de i83o à un mal de poitrine dont il portait le germe depuis longtemps et que les fatigues de notre expédition ont malheureusement développé. La première notice sur la découverte des diamants de l'Oural parut
dans la Gazette de St.-Pétersbourg du ~ novembre 1829, n° i35. Une lettre du comte de Polier à M. Arago destinée à paraître dans les Annales de Chimie ^ n'a point été terminée à cause des souffrances du malade, mais un Rapport très-circonstancié adressé à M. le
comte de Cancriner ministre des finances et chef du département des mines , a été publié pour la première fois dans l'ouvrage de M. Rose (t. I, p. 356). »
<( D'après ce rapport, un enfant de 1 4 ans, Paul PopofF, natif du village de Kalinskoje, a trouvé le premier diamant et Ta montre comme une pierre curieuse au chef de l'exploitation qui n'en fit aucun cas l et le prit
1 M. cTEngelhardt, qui a été sur les lieux en i83o, confirme ces circonstances qui, longtemps avant la découverte des diamants dans trois autres endroits de l'Oural, près d'Ekatherinenbourg, à Kouchvinsk, et près de Verkhne-Ouralsk, auraient dû dissiper les doutes que la malveillance et un prétendu scepticisme philosophique ont répandus sur la réalité de la découverte. « L'enfant Paul Popoff, raconte M. Engelhardt, dit , en trouvant le diamant , voilà une pierre qui a bien autrement de l'éclat que le reste du sable : mais le chef du lavage jeta avec dédain le diamant dans muboîte qui renfermait quelques cristaux parmi lesqurb,
pour un Tjeschelovess (topa se), en ie plaçant parmi un grand nombre de minéraux recueillis accidentellement. Trois jours plus tard un autre enfant trouva le second diamant. Leur gisement est la couche de sable aurifère qui a offert de grandes richesses à Adolfskoi, près des rives de la Poloudennaya \ et un peu plus au nord à Krestovosdvichenskoi, sur la pente européenne de PO tirai dans le district de Bissersk r 200 verst à Test de Perm et 70 verst au N. O. de Rouchvinsk. M. Schmidt reconnut que la couche aurifère renfermant des diamants est une dohmie presque noire , dépourvue de pétrifications. M. de Polier ajoute « que la roche est remplie de crevasses et renferme dans ses cavités des cristaux 1 de chaux carbonatée noire. L'analogie de la roche décomposée avec le carbone en poudre est. si .grande qu'on serait tenté de considérer les diamants comme formés sur place. * MM* Rose et Gobel ont soumis ht dblomie noire à l'analyse chimique
sans le coup d'œil exercé de M. Schmidt, il serait resté caché. »
1 La Poloudennaya débouche dans le Koiwa, qui ost uo affluent de laTschoussovaya.
et y ont constaté facilement la présence du carbone. Les diamants mêmes trouvés à Adolfskoi ont des fissures et des taches noires que M. Parrot fils (Mém. de VAcad. de S.- Pétersbourg, série VI, t. III, p. 23) attribuait également au carbone. Vingt-huit diamants ne pesaient que 17^ karats, le plus grand n'excédant pas 1 le poids de 2 ^ karats; il n'y en avait pas au-dessous de \ de karat. »
« M. de Humboldt était si fermement persuadé de la présence du diamant parmi les minéraux de rOuraljqu'au moment de son départ pour la Sibérie, il osa dire à l'Impératrice qu'il ne reparaîtrait pas devant Elle sans lui offrir des diamants trouvés dans son Empire. Pour constater davantage la vérité de la découverte, un officier des mines, M. Karpoff, fut envoyé en i83o à Bissersk, et le rapport circonstancié qu'il publia {Gornoi-Journal, i83i , Quartal 2, p. 44? P°ggend°ïfi B. XX, p. 5^4; Bulletin de la Soc. géologique de France, t. IV, p. 101) joint aux observations que M. d'Engelhardt
1 Mais le diamant trouvé sur la pente asiatique de l'Oural, près de Kûuctmnsk, en t£38, a pesé 7 /6- karats. Annuaire des mines de Russie pour i 838, p. 4° l •
consigna dans le Russische Mis ce lien, t. IV, p. 254, ont le plus contribué à rassurer le public de St.-Pétersbourg sur l'existence des diamants russes. Pendant le séjour de M. Karpoff, quatre diamants furent trouvés dans l'espace de peu de jours. »
Je terminerai cette notice en traduisant le passage suivant du Voyage de M .de Helmersen publié à St.-Pétersbourg en 1841 , t. I,
« A l'ouest de Kuschwa, sur la pente
européenne de l'Oural, se trouve le district de Bissersk qui jouit d'une grande célébrité par la découverte des diamants faite en juin 1829 dans les lavages de Krestovosdvichenskoi {exaltation de la croix), appartenant à madame la princesse Butera, née princesse Schakovskoi, mariée en secondes noces au comte de Polier. Depuis celte époque jusqu'à l'année i834, quarante*un diamants ont été trouvés successivement dans le ravin d'Adolfskoi. Comme on n'a pas continué de découvrir des diamants dans cette localité, il s'est répandu parmi plusieurs habitants de l'Oural des doutes sur l'existence de diamants russes; on s'est cru en droit même de supposer
que le maître mineur {steiger) qui eu 1829 dirigeait les lavages, ai ait jeté clandestine» ment des diamants du Brésil dans les sables aurifères d'Adolfskoi. J'ai cru devoir faire mention de ces doutes, ajoute M. deHelmersen, parce que pendant mon séjour dans ces montagnes ils ont souvent été énoncés en ma présence; mais des découvertes récentes ont prouvé que ces inculpations et ces soupçons sont dus à la malveillance et n'ont aucun fondement (der Ungrund Jiat sich m neuerer Zcit erwiesen). Il est connu qu'en i83i, dans le voisinage d'Ekatherinenbourg , aux lavages d'or de M. Major, deux diamants; en i838, près de Kouchva, quatre, et en 4839 au district de Verkhne-Ouralsk dans Talluvion aurifère d'Ouspenskaya , appartenant au lieutenant-général Gemthchoujnikoif, un diamant, ont été trouvés. L'Oural offre donc, quoique jusqu'ici en petite quantité , des diamants sur quatre points éloignés les uns des autres de 600 verst. On ne peut douter qu'un jour on parviendra à découvrir le véritable et principal gisement de cette substance précieuse, le nid qui les fournira en abondance. Surpris de ce que tous les Ira-
— 5*9 — vaux avaient cessé dans le ravin d'Adolfskoi sur les bords de la petite rivière Poloudennaya, affluent de la Koiva, je fus informé par M. Graube (de Freiberg),. directeur actuel de ces exploitations, que la couche de sables aurifères était épuisée et que les diamants" qu'on avait trouvés jusqu'ici étaient trop petits pour compenser les frais de la recherche. M. Graube ne doutait aucunement de la réalité de la découverte des diamants de l'Oural. Il en doutait d'autant moins que pendant son séjour même dans ces lieux, en i833, un diamant avait été tiré des sables du ravin d'Adolfskoi. M. Schmidt (un des compagnons de l'Expédition de M. de Humboldt) est mort depuis longtemps, et le jeune Popoff qui a recueilli le premier diamant en 182g, ne travaille plus dans cette partie des montagnes de l'Oural. » •
Voilà donc, au plus- grand déplaisir de ceux qui aimaient à voir dans la découverte des diamants de P Empire de Russie, les effets de la fraude ou d'une risible mystification, les graves témoignages de cinq hommes de Part qui ont visité après 1829 les lieux de la découverte ; ce sont les témoignages de MM. Par- III. 34
rot, Engelhard t, Karpoff, Graube et Helmersen. Hors des tropiques , par les 54° et 58° de latitude, comme dans la zone équinoxiale, les diamants ne se montrent aussi qu'à l'état cristallisé, et l'on n'a pas besoin de soupçonner •w que des diamants brésiliens taillés, achetés chez les joafllers de Moscou, aient été jetés dans les alluvions aurifères de l'Oural pour les retrouver par le lavage sous le nom de diamants indigènes. » Les quatre points où les diamants ont été recueillis jusqu'à ce jour sont :
Adol&koi , 1829 Ekatherinenbourg, i83i Kouchvinsk, i838 Verkhney-Ouralsk, 1839 *•
1 Je vais consigner ici deux annonces officielles de la découverte de diamants faite en i838 et 1839. On trouve dans V Annuaire des mines de Russie , i° «Mémoire sur la découverte d'un diamant dans l'arrondissement minier de Goroblagodat. C'est vers la fin de 1 838, estil dit dans ces annonces, que les lavages ont produit pour la première fois un diamant dans les terres qui appartiennent à la Couronne. Il a été trouvé sur le ruisseau Kouschaïka , à a 5 verst de l'usine de Kouchwinsk, arrondissement de Goroblagodat, à 4<> verst de distance
Si la fiction de la découverte du premier diamant russe pouvait tenter la vanité de quelque directeur ou propriétaire d'un lavage d'or , on se demande dans quel but cette fraude aurait été répétée 45 fois dans quatre endroits très-éloignés les uns des autres.
Depuis qu'au Brésil on a découvert et exploité en i83g des diamants en place, dans le grès psammite du Serro de Santo Grammagoa, un nouveau jour a été répandu sur le gisement de cette substance curieuse. M. d'Eschwege avait supposé que les cascalhos diamantifères du Serro do Frio étaient
de la ligne de faîte de la chaîn% de l'Oural vers Test. Il pèse 7 yi tarais, est entièrement diaphane et offre a4 facettes triangulaires un peu convexes. » (Annuaire pour i838, p. 373.) a° • Mémoire sur la découverte a? un diamant dans le Gouvernement ctOrenbourg. » On y lit ce qui suit : « le capitaine Redikortzoff, directeur des mines dlltaban, a annoncé qu'un diamant cristallisé un peu jaunâtre, d'une forme presque oblongue, a été trouvé dans les allumions d*Ouspensk en juin 1839, entre des fragments de calcaire gris renfermant des coquines. Le diamant, qui ne pèse que \ de karat, a été envoyé à Orenbourg. Il vient des propriétés du général Genilhchoujnikof. » (Ann, pour i83g, p. 4<>t •)
des fragments de Yttacotumàe * 9 mai* M. Clauasen, dans ses Notes géologiques sur k .province de Minas Gènes (BuIIétinde tjteeuk Je Bruxelles, i84i9 1. Vllt, P. I9 p. 33o), régarde le terrain diamantifère des provinces de Minas et de Saint-Paul, entre las i6* et a6# de latitude* abstraie , « comme du k des grès psammitiques dont les couches inférieures ont été converties en micaschiste par faction de forces plutoniques et par le contact des filons «de diorite.* Quand an Brésil las diamants disparaissent au sud de a6% on commence k trouver les schistes bitumineux qpn contiennent la houille de la province de Sainte-
1 Voyez sur cette forlnatiou mon Essai sur h Gisement des Roches y p. ga.
* Dans rinde continentale , les diamants se trouvent depuis 1 4° jusqu'à a5° de latitude boréale distribués en cinq groupes: ceux de Cuddapahy sur les rives du Pennar; de Naudialy près Bagapally, entre Pennar et Kistna; d'Ellora ou Golconda , où le fameux diamant du Grand Mogol, du poids de 296 karats, vu par Tavernieryet celui de 6*7 karats acquis en *5a6 dans le sac de la ville. d'Agra par par le sultan Babur, ont été trouvés; de Sumbhulpur sur le Mahanadi en Gondvara et de Panna dans le Boundelkound. (Franklin, dans les Asiat.Rcs* i833, t. XVIII, P. I, p. ioo-i*a.)
Catherine. « La montagne de Grammagoav dit M. Claussen, est composée de couche» assez puissantes et peu inclinées de grès qui ont parfois l'aspect iïitacolumite reposant immédiatement sur un terrain de transition. Les premières personnes qui découvrirent cette localité en tirèrent beaucoup de diamants, parce que la roche était assez molle; mais dans la profondeur elle devint plus dure et très-difficile à exploiter. Le grand nombre d'individus (plus de 2000) qui accoururent de toute part travaillaient sans direction et sans plan : ils firent ébouler une partie de la montagne dont on tire encore profit, en broyant les débris. Les diamants se trouvent empâtés dans le grès itacolumite, quelquefois entre des feuillets de mica , presque comme les grenats dans le micaschiste. Il existe au Musée de Rio-Janeiro un assez gros diamant arrondi et qui porte les empreintes de grains de sable d'une manière très-distincte. On assure avoir remarqué que les diamants du Brésil qu'on rencontre dans le grès p^ammite sont à angles et arêtes arrondis, et qu'au contraire ceux que l'on trouve dans le grès itacolumite sont des cristaux
plus parfaits. Si ce lait est général, il faut crpire que la même canse qui a pu changer la roche de grès<en Uacolumite, a agi aussi sur les diamants- t> > .
Je terminerai cet article par un fait nouvellement observé et qui offre V association remarquable des diamants, de Vor et du platine dans \m même terrain T association remarquable que nous avons déjà obpçrvée au Brésil et dans la longue chaîne de* l'Oural* Voici la traduction d'une note que l'illustre géologue M. Léopoid de Buch a bien voulu vm communiquer :
<c La présence du platine aux lies Moluques est un phénomène peu connu jusqu'ici. Ce métal y est recueilli en quantité trèsconsidérable, et la connaissance de ce phénomène est due à M. Louis H orner, médecin naturaliste, fils de Paslronome et navigateur distingué qui est décédé à Zurich. C'est par les intéressants Mémoires de la Société scientifique de Batavia1 que nous apprenons qu'a Bornéo,
1 Verhandelingen van het Bataviaasch GenooLschap van Kunstcn en ff^eierschappen , t. XVII ( §839), p. *H-
la chaîne des Monts Ratoos dont la plus haute* cime s'élèftifr 533 toises au-dessus du niveau de la mer, «st composée de serpentine, de dioriteet de gabbro. Cette crête se prolonge en chaîne méridienne à Test du grand fleuve Bamerfnasèings depuis l'extrémité méridionale de TSe appelée Tanah-haut jusqu'au nord de l'équateur. Les ravins des Monts Ratoos qui appartiennent au sud de l'île de Bornéo, offrent \ine couche d'argile rouge de 10 à ao pieds d'épaisseur, renfermant un grand nombre de fragments de quarz. Ges fragments forment une bande qui n'est pas également tranchée et varié de 1 à 4 pieds d'épaisseur. De l'or en paillettes mêlé à des grains de far magnétique, de platine, à! osmium et <? iridium ^ remplissent les interstices. Le fftlladktài ne s'y trouve pa£. Ces strates, reposent immédiatement sur Une roche serpentine use. Ils lui doivent leur origine, car la serpentine est traversée par de nombreux filorts de quarz. Dons le district de Poulo-Arij ^travaillent i5o Chinois, les lavages d'or rendent annuellement ?5o taël d'or, valeur de 45,oo8 florins d'Hollande. »
Le gisement des diamants de Bornéo a été
reconnu au nord duKemqgfraous Vflni d»
décrire, mais toujouA k h pqBtSiocridmtala 4e la chaîne des JMaitft JttfMf » ffeat eneon une couche d'argile rouge de 3o à 4^ pieds d'épaisseur qui recouvre des . fragment* de diorite et de syénite. Les fragments foraient une zone à part, épaisse de 6 pieds : ils sont piAlés.de manie endurcie ren&rntant des csrdiufp d'une espèce encore vijiaiM* dans ces mers. Toute cette bande fragmentaire est la couche qui offre les diaipanj*. Ceux-ci sont aoélés à du sable magnétique, kàuplatmeAk de Por en paillettes compte aussi * àeagrmt de fer natif. L'indice le plus sûr de Ps&ondance des diamants paraît être uu quarz noir rempli de pyrites et de feuillets de platine, formation que les indigènes désignent pat* les noms de Batou- Timahan ou de Baiou-Parai- Iatan. (Ces fragments de quarz sont, à n'en pas douter,, des débris de gangue, des parties d'anciens filons traversant la serpentine,) Quatre mille indigènes sont employés dans les lavages des districts de Gouftong , Lawak , Tapang et Oudjong-Mourong. On y exploite à la ibis des diamants <> de l'or et du platine. Ce dernier métal forme la dixième partie de l'or
recueilli; mais jusqu'à ce jour, quoique dès i83i, M. Hartmann, résifléht à Banjermaasing, ait fait connaître l'existence du platine, ce métal est rejeté comme s'il n'était d'aucun •prix. Les exploitations d'or au profit des sultans indigènes dont les possessions se trouvent au nord de l'équateur, sont quatre foisplus importantes enôore que celle de Pouh-Arij et Ton peut adniettre qu'annuellement plus de 5oo taël de platine sont perdus par l'ignorante insouciance des mineurs. » (Comparez aussi Asiat. Ras. vol. XV, p. 120; Victor Jacquemopt, Voyage dans l'Inde , t. III, P- 39g , et l'important travail de M. Ritter, Vues générales sur les diamants cTAsie dans son grand ouvrage de Géographie comparée, t, IV, p. 343-368J
ÉCLAIRCIBSSMENT&