‹ Asie centraleChapitre 49 sur 60 · U . .*' .)'.' \ II'- . .:-<.<"> '>*' I ? "J · texte numérisé non relu

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Les étwenU nutneriquÊS de hauteur et de

idîogie CQmparéeSyfaîàét&è réunir âanfc cet

ouvrage toutes les données qui tendent à perfectionner progressivement nosr connaissances sur la configuration hypsométrique du sol et sur la distribution de la chaleur a la surface du globe.

Chaîne de I'Oubal. — Depuis l'impression des deux premiers volumes de mon ouvrage, j'ai appris à connaître la Description physique et géogn os tique de la Chaîne de V Oural publiée en langue russe par M. Schurowsky, professeur de minéralogie à l'Université de Moscou. L'auteur a visité l'Oural par ordre du gouver • ueuicnt en 1 838. Comme par erreur on avait prétendu {Bulletin de Ï Académie de S.-Pëtersbourgy 1. If , p. i oo)

que le savant astronome M. Fedorow avait trouvé, par une opération trigonométrique, la cime du Kondjakofskoi-Kamen de i3oo toises de hauteur absolue, taudis que, d'après . une note autographe de ce voyageur, qui est entre mes mains., cette cime n'a que 764 toises aurdessus de la rivière Tôurija près Tourjinsk.(voyeft plus haut, 1. 1, p. 445), il me paraît important de consigner ici les résultats des mesures trigonométriques de M. Fedorow, tels que les contient l'ouvrage de M. SchurowsLy, p. 5. «A l'ouest et au uord-oueat de Bogoatank , au-dessus du niveau de la rivière Tourija : on voit Dtmckkin*-Kttmtn 3a84 pieds anglais ou 5i 3 toises, KQSv'utskoi-Kameti '1748 piedsangfais ou 373 toises, KpiidjaAo/ijtQi-Kamin 4875 pieds anglajsou yÇ% toises (la lettre <deM. Fedorow indiquait presque identiquement . 764 toises^ Pavdùukêi-Kamcn

* Il est bien remarquable que les noms « de Coosvinscoy-Car men et Podvinscoy-Camen » aient été connus ds Varenius qui les cite comme des noms de hautes montagnes dans sa Gtogra— phia gênerait s, lib. I, cap. 10, pr. 1, la, ouvrage composé en i65o et réimprimé par les soins de Newton. C'est probablement le commerce des Hollandais avec le nord de la Russie par Ar— khangel et la célébrité des portages de la Petchora (Petzora de Ramusio) qui a fait connaître an géographe Varenius des cimes qui de son temps étaient loin de toute populalioo (Asiecentr. t.I, p.45f>). Varenius avait aussi une vague notion de ce prétendu volcan sibérien décrit par Strahlenberg(yfx/> centr* t. II, p.io4)> «Montes quidam j a cent es, dit-il dans la Geogr. générale* (lib. I, cap. 10, pr. 5, 17, éd. de 1681, p. 74) *d orientale m ripain fluvii Ienisea in Tingaesorum regione ultra Ol>ium9 versus ortum, itinere >*1iquot hebdomadum Vulcani sunt, Mpscis (Moscovite 's , p. 69) réfèrent ibus. »

qui n'a, d'aprèsdes mesures barométriques, que %yoo et 3690 pieds anglais ou 4*a el 577 toises. • Ces deux évaluations sont-elles applicables à deux sommets de la même montagne? M. de Helmersen s'est arrêté pour Pavdinskoi-Kamen à 45a ou 5oo toises * . Il assigne dans son Voyage à F Oural, publié ea allemand eu i84t (t. 1, p. 77) au Kondjakofskoi-Kamé* la hauteur absolue de 880 toises , en ajoutant à la mesure de 764 toises de M. Fedorow les 1 16 toises que M. KLupffisr donne à la hauteur de Bogoslovsk au-dessus du niveau de la mer. Des observations barométriques correspondantes de Bogoslovsk et d'Ekatherinenbourg m'ont fait réduire ces 1 16 toises à 80 toises , d'où résulterait pour le Kondjakofskoi-Kamen 844 toises. Du sud au nord nous trouvons donc, selon l'état actuel de nos connaissances hypsométriques sur POural , au-dessus du niveau de l'Océan :

//vira'/ (Ut. 54° 11*) 793t. (11545 raj

Selon Helmersen , maïs en supposant

de 3g t. la hauteur de la ville d'Oren-

bourg.

Grand Taganai (lat. 55° i4') 563 t. (1097 m.)

Selon Kupfter , mais en comptant

184 1. pour la hauteur de Slatoust*.

Kondjakovskoi-Kamen (lat, 5o/>4<>')« •• 844 l* (i635 ra.)

1 Une mesure barométrique faite en i833 a donné à M. Je Helmersen la cime du Pavdinshoi-Karnen élevée de 4*8 t. audessus de lamine dcTourjiosk. Il suppose la hauteur absolue de la montagne (llet'se nach déni (Irai, 1841» l* I, p* 8a) de 5oot.

* Le dernier ouvrage de M. de Helmersen (lieise nach dem

•Selon Fedorow, en évaluant a 80 t.

la hauteur absolue de Tourjinsk.

Montagnes à l'occident d'Obdorsk 780 t. (i5ao m.)

Selon Adolphe Erman, par lat. 670 1 a*.

il résulterait de ce tableau que le point culminant du système deTOural serait le Kondjakovskoi-Kamen, et que la ligne de faite est à peu près à la même élévation vers les extrémités de la chaîne, dans le sud par 54°|,au nord par 67" J de latitude. Le nœud dioritique de tAirouh-tagh (lat. 48°4$')> e8t regardé comme le véritable commencement austral de l'Oural. (Comparez plus hayt, 1. 1, p. 4*6-447 et 4<>o.)

Pays entré t Oural méridional et V Altaï. — Je crois «voir prouvé (t. Il, p. 120-137) qu'il n'existe point de chaîne Algydin-Chamo ou Alginskoi-Sùrt , mais que

Ural und dur Kirgisenstêpp. 184», p. i3i) donne au-dessus, du niveau de l'Océan : Irttncl 790 t., Orand Tagtmai 583 t., Jwrma 790 t., Miatk i58 t.. Slatousl ao4 t., 'Ehatlicrinenbuurç i33 t. Comme Slatoust est probablement un peu au-dessous de 184 t. et oue le Grand Taganai a été rapporté au niveau de Slatoust, je m'arrête pour le Taganai a 563 t. J'ignore si la correction de — ao^^loît aussi être appliquée au Jurma et à l'Iremel ; mais si celte dernière cime a été comparée primîtivevement par MM. Hoffmann et Helmersen à Orenbourg, on obtiendrait 754+39=793 t. et non 770 t. pour l'Iremel. Une année d'observatioos correspondantes barométriques faites a Slatoust et à St-Pétersbourgy donne pour la première de ces positions i65 1. M. Kupffer trouve, en substituant la véritable hauteur de Kasan, ao3 t. 11 y a donc beaucoup de probabilité pour 184 1* Mes observations barométriques placent Miask 3o t. audessous de Slatoust. M. Kupffer a — 44 '• L* moyenne pour Miask serait donc i4o U Vojesplus haut, 1. 1, p. 436-445 cl 45a.

Ton reconnaît dans la Steppe de* Kirghîs (horde moyenne), entre les 49° et 5o° de latitude , un système défailles , des traces d'un effort de la nature pour faire surgir une arête à peu près dans la direction E.-O. H. de Helmersen (Reisenachrfem Urai9 4&4i, 1. 1, p. *o5 et 229) a très-récemment confirmé mes doutes sur l'existence d'une chaîne continue. « D'après des observations, dit-il, que /ai' recueillies dans le voyage que j'ai fait en i835 dans la Steppe des Kirghiz à Test du cours supérieur de l'Oural (rivière de Jàïk), je pois confirmer l'assertion de M. dé Humbohk qu'il n'existe aucune chaine de montagnes qui, dirigée de restàl'onett, réunit r Altaï et les Monts Oural, pas de chaîne Alginski ou Algydim-Zano, dont si longtemps on a surchargé nos cartes; On ne trouve, dans la partie que j'ai parcourue, que des soulèvements épars, comme les collines d'Ajat et de Togousk.Une suitede lacs indique plutôt la dépression du terrain, les restes d'une ancienne jner intérieure qui paraît avoir été liée à l'Aral. La carte de l'Asie centrale annexée aux Fragments asiatiques est aussi la première qui, près des sources de l'Orr dans la chaîne de l'Oural marque le véritable nom de Kara-Edyr- Tauj identique sans doute avec Aayr-Tau. »

J'ai touché dans plusieurs endroits de l'ouvrage qui précède (t. I, p. 4^5, 5o5 et ôoo; t. 11, p. 5o; t. 111, p. 90) à la question de l'âge relatif des grandes intumescences asiatiques qui suivent, les unes la direction des méridiens , les autres celle des parallèles. J'ai émis l'h \ pothèse très-hasardée que les premières et surtout

la longue Êtillede l'Oural dans laquelle, sur le dos même du soulèvement, des ossements fossiles entièrement semblables aux ossements des vallées de ta Kama et de l'Irtyche , se sont se trouvé» môles aux alluvions aurifères, était en grande partie postérieure à la formation de la dépression Aralo-Caspienne '. Déjà M. Elie de Beaumont avait émis l'opinion que la Cordillère des Andes, autre chaîne éminemment métallifère et toute méridienne -de 1* Amérique* du sud , devait son origine à la dernière révolution qu'a subie notre planète. Ce que noua considérons comme une seule chaîne est le plus souvent, selon l'observation de ce môme grand géologue y le produit de plusieurs soulèvements subséquents, le résultat du conflit et du croisement de plusieurs fissures qui se pénètrent* Le grand travail de MM. Murchison, Verneuil et Keyserling jettera une vive lumière sur un problème que je n'ai pu que timidement effleurer. Il démontrera Y action et la puissance de la formation carbonifère qui selon les-observationsdeces trois géologues, longe tout l'Oural occidental depuis la Tchussovaya et la Serebrianka jusqu'au sud de Ster-

* «Wiih lb« exception ofthe gold mines near Bissersk, dît mon illustre ami M. Murchison, ail the gold alluvia of the Ural occur in ils easlern flank ; and when ît is stated that thi* c ire n instance is connected with the Tact that ail the great niasses of igneons rocks hâve been evolved on the eastern flank, it will at once be seen {at iaststed upon by Homboldt) that ihere is an intimate connexion between the éruption of pluionic rocks and the formation of the gold mines whence the local alluvia hâve hecn derived. » On the geol. structure of the Uraly i84*>p« 3o e\ 33. (Sur le Carboniferous Sy stem p. *5).

lîfi A tiT Ait '- -T — m" ^ w " — ^ T 1 ti In

<mutédwauaitotis aurifères, Je im que» selon tot^mmgnâydeM.KngriiMnn^qmafitttiMe description intéressants du districtdelfïaak> « l'époque de k formation de quelques coude» anriAres est marquée par les restas de mimsnouth et des objets gai ont prabablemeot appartenu ans ancies* habitants de osa contrées, teb qu'un rsirtaa» deewmv et des ****** dej/UcÀes. • ( Annuaire des'mines ek Rmssm pmtr tS3e\ p. s*6.)

M. Elle de Beatunont, auquel f aime toujours à re-

aourir loraqulla'agitd'éclairer un dea arandi prabièaw

de la géologie éraptm, m'a permis de terminer cette ee-

Ntioe sur P Oural par les oonskieYations suivantes qu'ut

nsen voulu me ^^winnmpfffTwr •

« Je crois que la chaîne de FOuraf , malgré sa rectilignite générale, présente, comme la plupart des chaînes de montagnes, le croisement de plusieurs directions, résultant de dislocations d'âges différents. Dans le tableen intitulé : Essai if une coordination des âgés relatifs ée certains dépôts de sédiment et de certains systèmes de montagnes qui fait suite à mes Recherches sur quelques-unes des révolutions de la surface du globe* , j'ai placé le Togonai9 avec le Liban, danale système des îles de Corse et de Sard aigne. Ce premier essai de classification se rapportait à la partie des accidents stratigraphiques et orographiques de l'Oural qui, dans le voisinage du Taganaî,

1 Novembre 1843.

9 Annales des sciences naturelles. U XIX (i83o).

du Jurma, de YIremel, et dans les vallées supérieures des rivières Ai et Bieiaya, courent vers le N. 35° E. parallèlement à une ligne tirée d'Ekatherinbourg vers le confluent des rivières Oural et llek. J'y étais conduit par le parallélisme de cette direction avec le méridien de la Corse. Depuis lors, M. le professeur Sedgwick a fait voir que le système du nord de £ Angleterre, bien plus ancien que celui des lies de Corse et de Sardaigiie, lui est presque parallèle. Il résulte de là que la considération des directions permet de rapporter à ce système les accidents stratigraphiques et orographiques des montagnes voisines du Taganaij or cette nouvelle classification se trouverait assez en harmonie avec les observations de MM. Murchison, Verneuil et Keyserling qui nous indiquent, dans cette partie de l'Oural! de nombreuses dislocations entre la période carbonifère et celle du système permien ', de même que les dislocations du nord de l'Angleterre ont eu lieu entre la période carbonifère et celle du grès rouge.

« La direction que je viens de mentionner est fort différente de la direction générale de la crête de l'Oural, qui est à peu près N.-S. Je n'ose hasarder aucune conjecture sur l'époque à laquelle cette dernière a été produite. Je ne lui trouve pas de parallèle exact parmi les

1 Le système que M. Murchison appelle permien comprend le Zerhstciu {jna%ncsian limestone), et le New Red-Sandstone and mari. \oje%Mnrcluson% Verneuil et Kty serling on the structure <jf the central and southern régions ofRussia in Europe i8{),

p. i4-mj. (H— t.)

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