Golbard
10 années.
■Jour le plus chaud.
yjour le plus Iroid.
D Jour» qui repirsenlenl H la tempêtât rcoveunr
15 juill l4 jaov.
»« avni
ao oct.
6 août.
8 janvier s5 avril.
«5 ocl.
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8 janvier «5 avril.
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■DUtance dt- ce» jours du I s* ««net de la courbe.
84 jours,
io3 jour*
98 jours.
4i jours.
S8 jouis.
116 jouis.
■Retard du max. et min.
U de la courbe annuelle I sur le» solstices d'ete H et d'hirer . .
«4 jours.
46 jours.
5l jours
5i jours S jours.
Lorsque pour un seul endroit (par exemple pour Leith ou Padoue ) on possède 24 x 365 ou 8760 observations horaires faites pendant le cours d'une année, on peut les employer de trois manières: i° en faisant passer la courbe annuelle par 8760 ordonnées, de sorte qu'elle devient une courbe sinueuse ; 2° en
traçant la courbe dix jour moyen par >4 or" données des heures dont chacune est la moyenne de 365 ordonnées homonymes ; 3° en traçant une courbe de Tannée, dans laquelle les inflexions diurnes périodiques se trouvent supprimées, par le simple emploi des 365 ordonnées de la température moyenne des jours ou des 12 ordonnées des mois. Comme la chaleur du jour moyen de Tannée se compose des températures de toutes les heures homonymes de Tannée, il en résulte que Tordonnée moyenne de chacune de ces trois courbes offre la même quantité que celle de la température moyenne de Tannée. Le jour imaginaire ou moyen représente, pour ainsi dire, en 4 divisions, les saisons de Tannée; il a son printemps matinal, son été partagé en deux parties égales par Theure du maximum de la chaleur, son automne et son hiver nocturne. De même que les températures moyennes de Tannée entière sont représentées par les mois d'avril et d'octobre, de même aussi 9h du matin et 8h du soir représentent à peu près la température moyenne du jour. Mais ces analogies que quelques physiciens se sont plu à étendre à P aspect du ciel et des nuages, à
Pétat hygrométrique et électrique de Pair, ne soutiennent pas un examen rigoureux sous le rapport des relations mathématiques : elles ne peuvent pas s'appliquer à la nature des deux courbes de Tannée moyenne et du jour moyen. La courbure des portions équidistantes ' du sommet est sensiblement la même dans la première ; elle est très-différente dans la seconde de ces lignes.
Sol. — Saisir les grands traits physiques qui caractérisent la superficie du globe terrestre là où elle entre en contact immédiat arec l'atmosphère, et s'élève au-dessus de l'océan , c'est nommer les causes qui , par la configuration des continents et l'inégale distribution des pouvoirs absorbants et émissifs de la chaleur, diversifient les climats.
1 Telle est l'admirable régularité de la distribution 4e la chaleur entre les différentes parties de Tannée (régularité qui se manifeste dans les moyennes de io , i5 ou 20 années d'observations) , que les jours qui représentent les températures moyennes de l'année , correspondent ,
à Bûde , au i8 avril et ao octobre, à Milan , au 1 3 . . et a i ... . à Paris , au sa . . et ao . w . .
L'étendue de la surface du sphéroïde terrestre non recouverte d'eau , est à l'étendue que recouvrent les mers, selon les dernières! recherches de M. Rigaud à Oxford, dans le rapport de 100 à 270; il n'est par conséquent pas douteux que la température totale de l'atmosphère, que Ton peut regarder comme le résultat de toutes les températures partielles de la surface du globe, est plus puissamment modifiée par le bassin des mers, par les parties liquides, diaphanes, que par les parties solides, continentales, opaques. Sous ce point de vue qui n'a rapport qu'à Vétendue des surfaces agissantes, ce sont les connaissances que nous avons acquises, depuis vingt-cinq et trente ans , et surtout par des expéditions scientifiques françaises sur la température de l'océan dans sa couche supérieure, en différentes saisons , comme aux heures du jour et de la nuit, qui ont singulièrement contribué à l'avancement de la Climatologie.
Si la portion fluide (pélagique ) agit par un plus grand nombre de points, elle agit aussi plus uniformément par l'homogénéi té de sa surface et l'égalité de courbure qu'elle conserve à l'état d'un équilibre stable. Il en résulte
qu'en suivant le tracé des lignes d'égale chaleur à travers la surface d'une vaste mer qui sépare deux continents) les inflexions de ces lignes y sont moins considérables et plus régulières : les lignes mêmes dévient moins de la coïncidence primitive avec les parallèles à l'équateur que dans l'étendue des continents. J'ai comparé ailleurs 1 les températures moyennes annuelles des différentes zones boréales de l'Océan Atlantique, entre les 25 et 45 degrés de latitude, à la température des parties continentales voisines, situées à Test et à l'ouest ; j'ai fait voir que les parties occidentales de l'ancien monde offrent sensiblement, sous les mêmes parallèles, les mêmes températures que l'Atlantique sur une largeur de 1 200 lieues , si l'on fait abstraction de la rivière pélagique d'eau chaude, connue sous le nom de Gulfstream. L'inflexion brusque et à sommet concave des lignes isothermes de i4° à 21 ° ne commence que sur les côtes orientales de l'Amérique du Nord, où, dans les régions à l'ouest des Alleghanys, les températures moyennes annuelles correspondantes à 3o°, 35°, 4o° et 45°
^ Rttat. hist. t. III . p. 5a6.
de latitude sont i9°,4î *$°A> i2%2 et 6*,5 cent., tandis que, dans le bassin de T Atlantique elles sont 2i°,2 ; i8°,8; i6%7 et i4°>o. Le système particulier du climat de ce bassin , entre les parallèles que je viens de nommer, appartient beaucoup plus au système des climats de l'extrémité occidentale de l'Ancien Continent qu'à celui de l'extrémité orientale de l'Amérique. Ce phénomène me paraît dû en grande partie aux vents prédominants de l'Ouest qui font participer l'Europe au climat de l'Océan Atlantique.
Parmi les causes qui, indépendantes de l'action du vent, donnent au sol des continents une influence prépondérante sur les inflexions des lignes isothermes , la cause la plus générale et la plus puissante est l'opacité , la densité et l'état de cohésion des parties solides en opposition à la diaphanéité , la perméabilité pour la lumière , et la mobilité des fluides. On peut dire qu'après l'exhaussement de la surface en plateaux et en montagnes, dont pour le moment nous faisons abstraction dans ces recherches, les propriétés physiques que nous venons d'indiquer occupent le premier ordre parmi les causes perturbatrices. A égal
angle d'incidence défrayons, à égale proportion entre la quantité de lumière absorbée et réfléchie par un horizon de grandeur déterminée, la lumière pénètre moins profondément dans les masses opaques ; le mouvement de la chaleur est très-différent dans l'intérieur des subtances solides, et dans les liquides diaphanes à molécules mobiles. Dans les premières, qui sont opaques, une puissante accumulation de chaleur est restreinte à la couche la plus voisine de la surface. Cette modification particulière des pouvoirs absorbants et émissifs rend aussi beaucoup plus grande, dans les corps solides, l'étendue des variations périodiques, soit diurnes , soit annuelles.
Ce que nous venons de nommer position relative des masses opaques et diaphanes, peut avoir rapport , ou à Varea superficielle de chaque masse, c'est-à-dire à la prépondérance d'étendue qu'une d'elles manifeste dans une certaine partie du globe , ou à la forme des limites (des lignes qui passent par les points de contact réciproque ), c'est-à-dire à la configuration des continents. Ces deujâ genres de considérations, que nous ne faisons qu'indiquer ici, sont de la plus haute impor-
tance pour la Géographie physique. La première rappelle les distinctions $ hémisphère aquatique et iï hémisphère continental, c'està-dire l'accumulation relative des terres au nord et au sud de Péquateur ou ( en divisant la surface terrestre par un plan qui passe par Taxe de rotation) entre les méridiens de 20° 0. et i4o° E. , les méridiens du Cap-Vert et de l'embouchure de l'Amour. Ces accumulations continentales , opposées à de vastes étendues pélagiques, à des mers presque dépourvues de terres dans l'hémisphère austral et occidental S modifient à la fois la température, la se* cheresse et la direction des courants de l'atmosphère qui recouvre la surface du globe* Après la considération de la quantité des masses continentales, après la comparaison des aires de surfaces solides ou fluides et leur prépondérance mutuelle dans telle ou telle région du globe, vient la considération de la nature et de la forme des limites entre ces mêmes espaces fluides et solides. Il s'agit alors des contours ou de la configuration des continents, en excluant ce que cette expression
1 Occidental par rapport à l'Europe.
rappelle d'inégalités et d'ondulations de surface dans le sens vertical.
On a fait plusieurs essais pour exprimer soit par des indications numériques , soit d'une manière graphique, les rapports que présentent les différentes parties du globe entre leur aire , évaluées en lieues carrées , et Fétendue de leur littoral. L'aperçu le plus simple m'a paru celui que donne un géographe habile, M. Nagel, en le fondant sur les mesures très - précises de l'auteur de V Atlas physique publié à Gotha1. Le maximum d'aire possible avec le minimum de circonférence littorale se trouverait dans une île qui aurait exactement la figure d'un cercle. Or en réduisant les surfaces des continents à la figure circulaire et en comparant x ou Tétendue réelle du littoral de ces continents ky ou à Fétendue des cercles imaginaires, on trouve naturellement l'excès de x sur y d'autant plus grand que le continent est plus sinueux et s'éloigne davantage de la forme circulaire. Voici les rapports
'Berghaus, Physikaliscker Atlas, 1839, n°III,p. 69. Anna /en der Erdkunde, t. Xll, p. 490.
— i4a — de la plus petite étendue littorale possible
à Tétendue littorale actuelle
Europe
Asie
Afrique
Nouvelle-Hollande .
Amérique du sud .
Amérique du nord .
11 résulte de ces données que r Afrique a le moindre développement de côtes. Après l1 Afrique viennent la Nouvelle - Hollande , P Amérique du sud, l'Asie, et l'Amérique du nord. C'est pour ainsi dire une échelle cCinaccessibilité continentale.
La configuration des terres par rapport au mode de leur contact avec l'Océan, influe sur la douceur ou la rigueur du climat , comme elle a influé, dès le premier établissement des sociétés et des migrations des peuples, sur le développement plus ou moins rapide de la civilisation humaine. De grandes modifications de climats se présentent dans la quantité de chaleur annuelle comme dans la distribution de cette chaleur entre les différentes saisons , selon que les formes conti-
mentales sont sinueuses , articulées pour ainsi dire, offrant de fréquents étranglements et des prolongements péninsulaires dans leurs contours ( l'ouest de l'Europe , l'Italie , la Grèce , et l'Inde en - deçà et au - delà du Gange ) , ou qu'elles présentent une configurration en masses continues , à contours trèssimples non interrompus par des sinuosités profondes * ( toute l'Afrique , le nord de l'Asie , le nord-est de l'Europe et la Nouvelle-Hollande ). Les irruptions de la Méditerranée , de la Mer Rouge et du Golfe Persique ; la proximité de la Caspienne à la Mer
1 Regiones per sinus lunatos ip longa cornua por-
ïecta , vel spatia patentia in immensum , quorum lit—
tora nullis incisa angulis ambit sine anfractu Oceanui.
Si explaga aequinoctiali abis in acuminatas il las partes
continentium , quae in zonam tempera ta m hemispherii
australisporriguntur, illas , propter circumfusi Oceani
vastitatem, eodem cœlo, quo insulas, uti deprehendes ;
byeme miti, aestate temperata. Magna, aquarum vis in
hemispherio australi aestivos ardores tempérât et frigus
hyemale frangit . Humboid t, De distributionegeographica
planta rum secundum cœli temperiem et allitudinem mon-
tuum, 1817, p. 8i et 182. (Comparez aussi plus haut,