III
tures moyennes de deux heures de même dé* nomination est) à moins d'un degré centésimal près,égale à la moyenne de Tannée entière» Pour l'Ecosse, la différence ne s'élève même qu'à o°,2. On est frappé au premier abord de la généralité de cette loi. Les heures homonymes sont très inégalement éloignées de l'heure du maximum de la température diurne, et les heures d'égale température ( on pourrait dire, par analogie avec la pratique des astronomes dans la détermination du temps vrai, les hau»
5o°ai' (5 années!) — Dresde, lat. 5i°3/(io années!).
— Muhlhausen, lat. 5i° i3'. — Halle , lat. 5i° 3o'. — Sahuflen, lat. 5a° 3'. — Apenrade, lat. 53° 3'. — Fort- Lcith, lat. 55° fy.—Pétersbourg, lat. 5<)0 56'. — Iglooïig, lat. 69° a4 (2 années!). — Bootlia- Félix, lat. 700 a (a J années !). — Nouvelle-Zemble, lat. 700 *— 73° (a années!)
— Port Bowcn, lat. 73w i 4'. — Ile Melville, lat. 74* 47 »
— Hécla Cove au Spitzberg , lat. 79° 55' (3 mois). — Cette énumération prouve qu'on manque surtout d'observations horaires faites entre la limite extrême de la zone torride et les 45° \ de latitude , comme aussi entre les parallèles de Padoue et de Plymouth. Il serait dangereux d'ailleurs d'appliquer à l'Amérique les coefficients horaires trouvés pour l'Europe. 11 ne faut pas confondre la marche croissante et décroissante de la température diurne dans différents systèmes de climats.
tours thermométriques correspondantes ) , donnent pour chaque endroit une époque très-différente de celle du maximum. C'est une chose vraiment remarquable, que de la moyenne de deux ordonnées d'heures homonymes, on puisse conclure la moyenne de la température de toute Tannée, c'est-à-dire la moyenne de toutes les ordonnées horaires.
Si des effets périodiques de la chaleur diurne nous passons aux variations des températures moyennes des mois, nous trouvons un rapport très-différent entre les ordonnées placées à égale distance de l'ordonnée maxima. Paris offre, sous ce rapport, une régularité très-extraordinaire. D'après les calculs de M. Bouvard sur 20 années d'observations de Paris, les plus grandes et les plus petites chaleurs correspondent, dajis l'année, au 1 5 juillet et au i4 janvier, et se trouvent placées à une distance de 1 83 jours, ce qui fait, à un jour près, une distance de 6 mois. Elles relardent de 24 jours chacune sur les solstices d'été et d'hiver. Je ferai observer à cette occasion que les accroissements et les décroissements de la chaleur paraissent tellement symétriques, à Paris, que non-seulement mars
et novembre, deux mois équidistants du moid de juillet, qui offre le maximum de la température mensuelle (i8°,6i ), ont sensiblement la même chaleur moyenne (6%48 et 6°, 78), mais que pour signaler des portions plus petites de la courbe de Tannée, je trouve qu'un jour de la première décade de mars (le 5 mars) a exactement la même température (5°, 67) qu'un jour de la troisième décade de novembre (le 24 novembre). Or, la distance de ces deux jours par rapport au sommet de la courbe (i5 juillet) est, des deux côtés, de i32 jours. Voilà donc des hauteurs correspondantes du thermomètre, dont la demi-somme donne l'époque du madbimum ou le point culminant de la courbe de l'année, ce qui prouve (en se rappelant le théorème de la demi- somme des heures ho* monymes ) que les petites inflexions périodiques diurnes de cette courbe sont d'une nature très-différente de l'inflexion de la courbe entière. En comparant à la marche annuelle de la température de Paris, les accroissements et décroissements de la température dans d'autres lieux à différentes latitudes et élévations au-dessus de la mer, on trouve pour
la position des jours de plus grande et de plus petite chaleur comme pour la distance du sommet de la courbe annuelle aux points qui représentent la température moyenne de Tannée, des variations dont les causes paraissent très-compliquées.
Paris, ■lo anneVt
Rome, loannees
Jena.
1 8 années
Pélersb.
10 années