CHAPITRE XHH
in urow située» au fvonn m ei¥8ni.
ttdeU migration aeolienne, uribosMléuicfiies^qui connais»
«•ajè les rivages d'Asie, vinrent » l'aérienne Mysis. Au nombre il liât coopter les Maqui fuient conduits à la guerre par Prothoët (l). De retour patrie , ils entreprirent une expédition, passèrent en Crète, Asie, où ils fondèrent la ville , sur le Méandre. Une poriribu remonta plus au nord, dans les terres du mont c'est de là qu'ils prirent le Jfosnefe» a tfpylo (1). Les bis- "taisent sur l'origine de la ville .nfcdu Sipyle; elle ne comtsevenir célèbre qu'après la indrc; aucun tenante 1 au* communauté religieuse ne à l'attention des geogravictoire remportée par Lueius Mitre Antiochus, roi de Syrie, prince à abandonner toutes en deçà du Taurus , et Mineure sous la dépendance ; mais ils ne s'emparèrent uMntdn pays qu'après Jadesta royaume de Fergame»
"ille se donna entre Magnésie Hvltus, sur la routa de cette «are. Antiocbna avait, ras»
*s forces dans cette dernière iunait camper autour de Ma* wipion, en apprenant ce mouve-
Kla rivière a son armée, — nemis de sortir de leurs «tents et d'engager le combat.
'position de Magnésie est telle en 1398 que la contrée devint posses- Ç*ptutêtraen état de supporter «ion ottomane. Le sultan Bayazid j^?^; elle se rendit aux Romains acheva de soumettre les villes de Lydie;
mais après la batailled'Angora,en 1402, Timour envahit la province. Les villes de Smyrne, de Sardes, de Thyatire furent mises au pillage, et Timour rassembla à Magnésie toutes les richesses
mais sa pospérité cossjnerciale s'en accrut d'autant. Sous le règne de Tibère, elle fut du nombre des villes qui souffrirent le plus des suites du grand tremblement de terre; elle participa comme les autres à la. libéralité de l'empereur. Magnésie, étant située sur la route directe de Symrne à Pergame, fut tout
Crs on lieu de transit important, et riches plaines de la Teuthranie alimentaient ses marchés; elle fut toujours, dans Tordre politique, subordonnée à Smyrne ; cependant elle est aujourd'hui le chef-lieu d'un sandjak. Sous l'empire byzantin elle était épiscopale, mais on ne trouve aucun vestige des monuments des temps chrétiens. Magnésie fut cependant, au commencement du treizième siècle» la capitale de l'empire byzantin. Pendant que les Latins étaient maîtres de Constantinople, Jean Ducas, successeur de Théodore Lascaris, attaqua les I«atins dans l'Asie, reprit sur eux les tles de Lesbos et les ports de l'ivolide, établit à Magnésie le siège de son gouvernement, et le conser va pendant tren tetrois ans, jusqu'en 1255. Déjà les tribus musulmanes poussaient leurs incursions jusqu'aux confins de l'Asie Mineure ; l'empereur Audronie II avait peine à leur résister; il réclama le secours de Prédéric,roi de Sicile, qui lui envoya des troupes catalanes sous les ordres de Roger de Flor, amiral de Sicile.
Les musulmans, furent repousses; la discorde ne tarda pas à naître entre les Grecs et leurs auxiliaires. Les liabi- 4ants de Magnésie, irrités des violences et des désordres que commettaient les Catalans, se soulevèrent et égorgèrent la garnison. Ce fut en vain que Roger vint en 1906 mettre le siège devant Magnésie ; la résistance de la place fut telle qu'il se vit contraint de se retirer.
Dès Cannée 1313, Saroukhan le Seldjoukide, qui donna son nom à la province, devint maître de Magnésie et de toute la côte d'ionie : ce fut seulement
r7**«se;eueserenuitanx Romains "■«taille, et depuis lors elle a eu '■"■Wa politique a
Sr!*J«M/., H,756.
Wn«fet Annai% n, 4
L'UNIVERS
3u'il avait accumulées. Après la retraite e Timour, Magnésie resta sous le pouvoir ottoman ; mais de nouveaux soulèvements, les uns religieux, les autres politiques, mirent souvent en échec la domination des sultans*
La plus dangereuse de toutes ces séditions fut suscitée en 1419 par un fanatique nommé Brededdin, qui attaquait non-seulement la puissance civile, mais encore l'essence même de l'islamisme ; il appelait à lui les musulmans aussi bien que les Grecs et les juifs mécontents, et en peu de temps il réunit une véritable armée, dans laquelle les derviches figuraient comme prédicateurs et comme combattants; une armée ottomane envoyée contre eux fut anéantie dans une rencontre, et cette victoire réunit autour du sectaire de nouveaux adhérents. Les émirs d'Aïdin ne furent pas plus heureux. Enfin Mahomet Ier envoya contre les rebelles son fils Mourad, à peine âgé de douze ans ; ce fut la première victoire du futur sultan. Pendant qu'on attaquait dans ses retranchements le corps d'armée de Brededdin, un de ses principaux sectaires, juif converti à sa doctrine et nommé Toriak , attaquait le pacha de Magnésie, et succombait avec trois mille derviches sur le même champ de bataille où Antiochus avait été vaincu par Scipion. Toutes les forces disponibles en Anatolie marchèrent contre Brededdin , qui après des prodiges de courage, fut pris et emmené à Ëphèse, où il périt dans les tortures. Mais sa secte subsista encore longtemps en Asie Mineure , et son nom n'est pas oublié dans les récits des montagnards.
La doctrine de Brededdin consistait en trois mots, pauvreté, égalité, usage commun de tous les biens.
Le sultan Mourad II après son abdication se retira à Magnésie, et laissa le trône à son fils Mahomet II ; il lit construire un palais, qu'il n'habita pas longtemps , rappelé à la tête de ses armées, que le futur conquérant de Constantinople, Mahomet II, était encore trop jeune pour commander. Les sultans continuèrent de résider à Magnésie, même lorsque Broussa fut devenue la capitale de leur empire : Soliman II y demeura jusqu'à la mort de son père,
Le sultan Mourad III, en 1591 ,i élèvera Magnésie un grand nombre <| > difices d'utilité publique, un imaret, hospice des pauvres, un Dehli hiné, maison pour les fous, un bain, un ci vanséraî, qui existe encore aujourd'h et un niédrécé, école religieuse; il ce pléta ces embellissements par l'érect de deux grandes mosquées impéri; avec deux minarets.
Ces édifices existent encore. La grai mosquée est précédée d'une cour carr ou harem, et couverte par une grai coupole ; l'intérieur est entretenu a beaucoup de soin, et de riches peiotn d'arabesques décorent les murailles, haut du dôme pendent des lampei des ex-voto, consistant pour la pluf en œufs d'autruche, rapportés par pèlerins de la Mecque.
Les jardins de Mourad II ri»
saient avec ceux de Broussa; dans!
et l'autre palais , les sépultures dfl famille sont situées dans le voini des jardins ; plusieurs turbés, ou d pelles funéraires, abritent lesceoM femmes et des enfants de Mourad \â étaient renfermées dans une encà plantée de cyprès. Aujourd'hui tous monuments tombent en ruine; h cienne mosquée, ouvrage d'ischak td lébi, prince d'Aïdin, existe encore, a n'offre rien de remarquable.
Les autres mosquées , presque toi entourées de plantations, sont au do bre de vingt : on compte aussi quelf mesjid , ou chapelles sans minaret.
Le mont Sipylus, qui va s'anwt dans le golfe de Smyrne,se rattadui côté de l'est au montTmolus parai* à travers lequel l'Hermus* s'ourn i passage; toute la partie de la roonti# voisine de Smyrne est volcanique*] sans doute été le centre de wW tremblements de terre qui ont éM la contrée, et dont Magnésie et les * très villes du voisinage ont eu tin} souffrir. La montagne qui dorni Magnésie du côté du sud appartient système calcaire crétacé : le plus hi sommet est au sud-est de Ja ville; i nord et à l'ouest s'étend une graW plaine marécageuse, où se ramassent»
nombreux cours d'eau qui descende!
du revers de la moniagne ; c'estdansejf plaine que Chandler et après lui H:
(I) «opposent que la ville de était située ; nous avons montré cette supposition est inadmis- % puisque près de Taotalis était lié «le tombera de Tantale.
fuàlDC calcaire se rattache à la foriwoleanique. A peu près au passage Imte entre Magnésie et Smyrne.
Éreeassezabondante coule au pied itootagne ; c'est dans le voisinage ■nwrce, à vingt mètres environ au- ■ da chemin, que se trouve une ttaiiléedaosle roc, et qui paraît refera une très-haute antiquité, 'loua ktiqnaires sont d'accord pour y voir taedeÇjrbèie mentionnée par Paui, et qui passe pour être I ouvrage talée (Os de Tantale (3). « Les Mains qui sont au nord du mont Sitôt chez eux sur la roche Codine tiatue de la mère des dieux qui iftoi ancienne de toutes. »
fcfigureest sculptée dans une sorte ne; die représente une femme, «dans l'attitude de la méditation; «détails sont tellement corrodés itanps qu'on ne peut aujourd'hui [*b l'ensemble de l'œuvre ; les jp suintent du haut du rocher *fc de la figure, et qui donnent ■*à une foule de plantes, con- Jf encore à en déformer l'en- * Cette figure est de taille colospeut haut.
. .___ , .,, placent f^fieux la fable de Niobé, croyaient Jweïoir dans cet antique ouvrage ■«formation de la fille de Tantale .
gta que ces vers d'Ovide ont été Pô par la vue de cette statue :
rJHH^iCt validi circumdata turbine veiili
P>BttRta est. Ibi fixa cacuroine moDtia
■*» et lacrym^ etiamuum raarmora ma-
[Dan t.
(Orid., Mélam., VI, 3ii>.)
^jjon de cette figure ne peut être Pje avec précision, mais les ha- ■*» du pays la désignent sous le
toHaaihoo, Rcse arches, t. I", p. 5o.
^*Miv.in,ch.aa.
',*'HXIII,57f>
"tuero ugure est cie lame ce
t**o premier coup d'oeil on i
■* à six ou sept mètres de 11
■■ta» et Strabon (4) , qui pli
nom de Bvyuk suret y la grande statue.
La même montagne renferme un certain nombre de chambres taillées dans le roc, qui paraissent avoir servi de tombeaux.
Magnésie vue de la plaine offre tout à fait l'aspect d'une grande ville; les nombreuses caravanes qui parcourent les environs, le grand mou Vf ment commercial qui se fait entre Smvrne et cette ville donnent une grande animation au paysage, et la montagne du Sipylus, qui s'élève verticalement au-dessus de la ville , forme un fond de tableau d'une rare beauté : aussi le panorama de Magnésie a-t-il été souvent mis en parallèle avec les plus beaux sites de l'Asie Mineure. Sur un mamelon peu élevé se trouve l'ancienne forteresse, qui aujourd'hui tombe en ruine. L'intérieur de la ville ne répond pas à l'idée qu'on neut s'en foire avant d'y entrer : les bazars sont mal tenus ; on a cependant construit il y a quelques années un vaste caravanséraï qui répond à toutes les exigences du commerce. La population s'élève à vingt-cinq mille âmes environ: les Grecs comptent pour quatre mille et les Arméniens pour quelques centaines.
Les cimetières, comme dans ta plupart des villes musulmanes, sont des lieux de promenade : l'ombre des cyprès attire le soir de nombreux visiteurs.