‹ Asie mineureChapitre 139 sur 428 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

VOLCAN DB KAAA DEVL1T.

La ville de Koula est bâtie au pied d'une montagne nommée Raradévlit, l'encrier noir, qui est le centre d'une éruption considérable, dont les épanchements se sont fait jour au sud dans toute la vallée , et passent sous le sol de la ville actuelle, qui est bâtie toute en lave noire , identique avec la lave de Volvic en Auvergne. La surface de ce courant est composée de quartiers de roche , dont quelques-uns cubent sept ou huit mètres ; ils sont quelquefois accumulés et jetés les uns sur les autres "comme les glaçons d'une rivière. On voit que l'action du feu a brisé des roches déjà refroidies, et les a entraînées nageant sur un nouveau torrent, qui s'est figé comme une masse de scories sortant d'un fourneau ; ces laves contiennent de petits cristaux de pyroxène et des filons d'obsidienne. Le refroidissement de la substance ignée a formé des fissures qui s'enfoncent sans doute à une profondeur considérable , et qui ont donné naissance, dans l'intérieur de la roche, à des dédales et à des cavernes que l'on peut parcourir dans une certaine étendue. Ces fissures communiquent entre elles par des conduits inaccessibles , qui sont parcourus par des courants d'air qui dans l'été sont extrêmement frais. Cette particularité est

h. Gaogle

L'UNIVfcRS»

bien connue des habitants, qui daas Tété déposent dans ces fissures des amphores d'eau pour les faire rafraîchir.

La rupture de la roche dans une assez grande hauteur, observée dans ces cavernes, fait voir que • cette roche était homogène; elle est d'un aspect gras et comme miroitant, semblable à du laitier de forge , parsemée çà et là de globules d'ébullition , noire, sonore et à cassure vitreuse. Du côté de la ville on observe ttès-peu de cendres» Il ne parait pas que ces. laves se soient lait jour par le cratère du sommet, qui est fort échancré, et qui semble beaucoup . plus ancien que ta coulée, car les. flancs du cane sont couverts d'une végétation qui commence à poindre» Du coté du nord> les éruptions ont été beaucoup plus considérables, et ont eu lieu a des périodes très-distinctes. On soit jvec înîéuét, pendant plus d'un myriamètre, les traces de ces éruptions, q^udjU. peint jsubuinant d*où elles sont parties, se sont toutes dirigées par une pente rapide jusqu'au bassin de l'Hermus. Là, arrêtées par les eaux, elles ont reflué, en formant une falaise qui surplombe au-dessus dur fleuve , phénomène facile. à expliquer : car le contact de l'eau et des laves bouillantes brisait la masse, et entraînait les débris. Les laves ont été arrêtées par les collines de gneiss qui formaient la 'vallée naturelle dans laquelle elles se sont rê* pendues*; les crêtes de laves forment des blocs si abrupts, qu'il est impossible de traverser les coulées. Il n'y a pas une plante sur ce terrain , et les traces du feu ont conservé toute leur avidité. La hauteur du cône de Kara dévIH est d'environ 400/ mètres au-dessus de la plaine* et la hauteur absolue de Koula est de 80ftmr 6, Je baromètre marquant 0,m7ûl, le thermomètre du baromètre 29°, 10, et le thetmomètre libre 28,10, la hauteur du barèmètre au bord de la mer tant 0*, 76Ô.. La coulée oui s'étend jusque Flienmisiest formée dans sa* partie supérieure de lave* analogues à la coulée du: sud jcnais, en suivant le cours du fleuve; «n 'aperçoit çà et là des traces de sa formation basaltique, phénomène qniv selon quelques géologues, est dû au refroidissement subît des laves. Je dois dire ici qu'en effet je n'ai jamais observé de cristallisation

basaltique qtie dans les terrains sont baignés par les eaux : sur la asiatique du Bosphore, aux eav des îles Cyanées, dans la vallée de •men-tehai, près de Trébizonde, et la vallée de l'Halys, en faisant, vers Césarée. 11 y a. aux envinjg Koula d'autres cônes volcanique* appelé Sandal et l'autre Dopos-1 au sommet desquels se voient des t de cratère et des courants de lari paraissent contemporains des cq de Koula.

Le cène quï se trouve près du ri de Sandal parait avoir vomi des cea qui se sont converties eh tuf, à couvrent une assez grande surfà pays. En un mot, tout le terrain1 entre la rivière qui passe devant ladelphîe, et qui est l'ancien Cog* et le fleuve Hermus, est d'une fi tien volcanique analogue aux va existants.; mais les terrains ignfl tendent fort au delà vers Test,!

la ville d'Anoum-kara-hissar; m appartiennent à la formation tra que. Cependant, près d'OuschakJl l'endroit appelé Ilessler-kaia-si,« serve un grand cratère, dont l'oil composé dé love violâtre, contenjj feldspath décomposé, et roulée:

même dans une pâte de cendre] scories ; c'est ce ou au Vésuve on a| rapilfi. La masse de ces dejeetioj assez étendue, et s'élève à une bu d'environ 40 mètres; les couches mées par les cendres sont horizont et les rocs du côté dé la vallées cratère présentent une surface j himent verticale. Au delà de F . mus, la formation volcanique conti mais on ne trouve plus de lave dl sion, ce sont <len tufs d'un gris ja tre, et qui s'élèvent en collines àp abruptes. j

A part lès choses fabuleuses Strabon se plait à rapporter, éj d'anciennes traditions (lj, Strabon.^ en peu de mots la région catacécftj d'une manière fort exacte; iliui| en longueur cinq cents stadeisortfj cents de large, soit quatre:yin;p4 kilomètres et demi sur soixante torze, c'est-à-dire qu'elle s'étend jus^

(i)Strab„Xni, 6a6, 6a*.

ASl^MliNEURE.

de Kara hissar, ou Ton oben effet, des phénomènes volcak très-remarquables. Cette région dépourvue d'arbres, mais produi- ■un renommé, connu sous le nom fraeécMUBémte. Le canton était de cendres et de scories noires.

Tant toute explication ces phénomènes ignés, pas à les regarder comme des velcans dont les sources sont il en donne pour preuve Ici

riffres distants les uns des auquarante stades, et que Ion le les soufflets, et au-dessus desoo-veit les canes formés par des de laves. Dana le* galeries natufennées par le refroidissement "* des courants d'air frais qui

M dehors.

Te (i) connaissait bien cette répays volcanique ; on en exde la pierre ponce. Les trois dont parle Strabon s'identifient mt avec les trois cônes volcaenvirous de Koula, le premier la ville, le second observé Hamilton a sept milles à l'ouest centre les villages de Sandal et Ce cratère est complet, et pluutres cônes d'une période plus s'élèvent aux alentours; le c6net d'une date plus récente, à sept milles à l'est de SanriaJ :

leCaplaualao,la dent du tigre; composé de cendres et de scories.

«1ère est le mieux conservé de .;«" a un demi-mille (800 mètres.) tteouféreoce: son élévation. an^des- * la mer est de 780 mètres.

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