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CHAPITRE XXXI

VILLES DE LA LYDIE AU NOBD DB l'HEHMUS.

La Lydie comprenait vingt-sept évéchés ou villes principales, qui sont mentionnées dans la notice de Hiéroclès et dans celle de l'empereur Léon. Quoique plusieurs des noms anciens soient altérés, on les reconnaît facilement sous leur forme nouvelle. Nous avons à faire connaître maintenant un certain nombre de ces villes, qui occupaient la région nord de la Lydie, et à appeler P attention des géographes sur des ruines qui ne sont pas encore classées.

Koula se trouve sur la route de caravane qui va de Smyrne à Kutayah, à vingt-six heures ou cent cinquante kilomètres de la première , on remonte ensuite vers le nord pour gagner Ouschak; l'ancienne route ne devait pas différer beaucoup de celle-ci , attendu que cette région renfermait un certain nombre de villes qui étaient forcément desservies par une route dirigée du sud* ouest au nord-est.

En suivant cette direction on rencontre , à onze kilomètres au nord-est de Koula, une localité qui mérite d'être observée. Des sources chaudes marquant 59 degrés centigrades sortent de terre à quelques pas de la rive de l'Hermus, et forment un bain naturel connu dans le pays sous le nom de Émir Hammam, le bain de l'émir.

On y observe des restes de constructions gui ont le caractère d'une haute antiquité, mais l'emplacement parait avoir convenu moins à une ville qu'à un de ces centres où la religion s'unissait à la médecine pour la cure des maladies , et dans lesquels les prêtres étaient investis d'un double ministère : les établissements de ce genre étaient nombreux dans la contrée. Le bassin

d'où sort la source est entouré d'an nu composé de pierres de grand apparei réunies sans ciment : des murs de mén style forment une enceinte qui suit li pentes du rocher.

Dans l'enceinte du bain moderne d trouve aussi plusieurs fragments d'à chitecture; YArea où se trouvent réuni toutes ces ruines n'a pas une centaii de mètres d'étendue; elle est frrm au sud par un rocher vertical, sur flanc duguel ont été sculptés plusiem bas-reliefs, qui ont tous un caractè religieux. Le plus grand et le mieux coi serve est sculpté dans une niche qui environ ln 50 de hauteur ; l'archivoH représente une guirlande de feuillage au centre de la niche est sculptée in figure semblable à celle du bas-reu de Roula , représentant le dieu Luoi ou Men, coiffe du bonnet phrygien, ayant derrière lui le croissant, attribi de cette divinité. Le style de ce mom ment n'accuse pas une haute antrçoto nous sommes porté à le considéra comme de la même époque que le ta relief de Koula, qui porte sa date. Ph sieurs bas-reliefs, mais d'une plus petf dimension, sont sculptés dans le méa rocher : on ne distingue plus que I masse des figures ; l'un d'eux repraem un personnage couché, autour doqn sont réunies plusieurs figures d'homme

Au nord ae l'enceinte sont des restt de voûtes, et sur la rivière un pool demi ruiné, qui parait être des temf byzantins. Si Émir-Hammam occo| l'emplacement d'une ville, elle do avoir été extrêmement petite: noussoe mes plus disposé à v voir un établis ment thermal et religieux comme cea de Caroura et de Charouhim (1).

L'ancienne Silaudus, siège épiscopi de Lydie, occupait l'emplacement d village moderne de Selendi, «tué quarante-cinq kilomètres au nord-ei de Roula, sur un des affluents de l'Ba mus, qu'on appelle Selendi-sou et pto loin Àïneh-tchai ; on trouve à Selew quelques inscriptions, mais aucun yea tige de monument ancien. Le pont jet sur CHermus à Émir-Hammam, serrai à établir une communication entre ce deux places.

(i) Strabon, XIII, 575; XIV, 340.

5oos avons particulièrement reiqué une inscription gravée sur une kpbquede marbre, commémorative toe statue décernée à Hermogène par rasTOuIe, fils de Pythodore, et par ycob le 5 du mois Gorpiaeus de n 145. — 267 ans avant notre ère.

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