CHAPITRE XXXII
KWIA. — BLAUNDUS. — SAÏTTjE.
* partie nord de la Catacécaumène «ait au delà de l'Hermns un grand «gie, enclave entre la Mysie à l'ouest a Phrygie à Test ; c'était la Mœonie prenait dite, dont le nom s'étendit oite jusqu'aux versants du Tmolus. ville de Moeonia était au centre de
* province; On fut d'abord disposé wrtifier avec la ville moderne de •li, d'après une inscription portant *»des Mcsooiens; mais il fut constelle avait été transportée d'un ^nomroé Maigoé, situe àseptkilo- &« au nord de Koala, et M. Hamil- |i|w a visité cette localité, a constaté «w occupait l'emplacement d'une àaœe ville; il a de plus copié une treioaeription portant le nom MA1Û- ^1 encastrée dans le mur de la mos-
* : diters fragments d'architecture ta dans les rues sont tout ce qui subie aujourd'hui de cette ancienne ville.
Jtaoia est mentionnée comme une *to Lydie dans la notice de Léon et JJ^Synecdème de Hiéroclès. Pline ™rç*ii position sur le fleuve Coga- J»**pied du Tmolus, tandis qu'elle li ptos de vingt kilomètres au nord >re point (i). Dans le voisinage de '•«né, et à six kilomètres au nord- ■de Koula, il existe une carrière de ™* Près d'un village du nom de •roda ; on y observe de nombreux gartsde sculpture, des fondations ■««s qui ont dû être des temples et iJBOQuroents publics. Quelques ins- *»» de différents âges ont été co- «i mais aucune ne fait connaître le ■w la ville, qui est resté indéter- *• "pendant le major Keppel, à qui »«t redevable de la découverte de ■fc fule, est disposé, d'après une cer-
WîKliv.?,»*
taine analogie de noms, à l'assimiler avec l'ancienne Daldia , citée dans les notices ecclésiastiques.
Tabala, autre vule de la même province, occupait l'emplacement du village de Davala, aux environs de Koula.
Adala, village turc situé sur la rive gauche de l'Hermus, remplace l'ancienne Attalia ; mais on ne trouve aucun vestige de la ville fondée par Attale : un château en moyen âge bâti sur un rocher a remplacé l'ancienne acropole.
Les coulées de lave qui s'étendent jusqu'à l'Hermus appartiennent à la même formation que celles de Koula, et prouvent que les volcans ont été en activité pendant la même période. Les laves ont coulé jusqu'au fleuve, entraînant dans leur cours les débris de laves plus anciennes. La végétation ne s'est pas encore développée sur ces terrains, qui présentent un aspect de désolation.
La ville de filaundus, dont la position a été déterminée par MM. Hamilton et Arundell au village de Suleimanli, à une heure de marche de Gœubek, était un siège épiscopal suffragant de la métropole de Smyrne, inscrit dans les notices ecclésiastiques sous le nom de Baiandùs. Elle doit sa fondation aux successeurs d'Alexandre, qui amenèrent dans ces contrées une nombreuse population macédonienne : aussi les habitants se désignaient-ils sous le nom de Macédoniens Blaxradéens. Blaundus est située sur la grande route de Philadelphie à Dorylaeum, à l'extrémité du triangle formé par cette enclave de territoire dont nous avons parlé, et la ville s'élève sur une colline entourée de part et d'autre par deux profonds ravins. La porte principale est située sur le col qui joint à la plaine cette sorte de presqu'île, et qui n'a pas plus de soixante pas de large. Les flancs de la vallée ont été creusés pour y établir de nombreuses chambres sépulcrales ; il en est quelquesunes qui conservent des traces de peinture.
Le théâtre est construit au pied de la colline. La scène est aujourd'hui entièrement détruite, mais un grand nombre de sièges sont encore en place.
La porte était défendue par deux tours carrées qui sont encore presque entièrement conservées; elles sont en pierres
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de grand appareil, réunies sans ciment; i'ttêe d'elles est couronnée par une frise à triglyphes d'ordre dorique, chose inusitée dans les constructions mi litaires. La baie de la porte est carrée et surmontée d'une architrave; au-dessus est unarcde décharge : ce système de construction n'est pas d'accord avec l'architecture des temps helléniques ; aussi Arundell regarda-t-il cette porte comme un ouvrage byzantin. Ce n'est pas l'opinion de M. Hamilton; les deux observateurs pourraient être d'accord en admettant que ce monument a subi quelques modifications à l'époque romaine. Les restes de monuments sont nombreux et remarquables; il serait à désirer qu'ils fussent relevés et mesurés par un architecte archéologue. Dans Taxe de la porte sont les ruines d'un magnifique temple; on retrouve toutes les frises, les architraves et les fûts de colonnes amoncelés les uns sur les autres, ce qui suppose l'effet d'une chute soudaine plutôt qu'une destruction successive; les ornements de cet édifice sont comparés par M. Hamilton à ceux de l'Erecnteum d'Athènes (1). Au sud du temple sont les mines d'un portique d'ordre dorique, avec des pilastres, car- , rés, dont quelques-uns portent encore leur architrave. Un peu plus loin un autre portique est composé de deux demi -colonnes accouplées à un pilastre carré : il en reste encore six en place. Un édifice construit en grands blocs de pierre s'élève à l'extrémité de l'acropole ; on reconnaît aussi l'emplacement d'un stade. Les restes de trois autres temples occupent une partie de l'esplanade en dehors de la porte. Cette brève description suffit pour faire voir que les ruines de Blaundus constituent un bel ensemble de ville gréco-romaine, qui mérite d'attirer l'attention des archéologues architectes.