‹ Asie mineureChapitre 15 sur 428 · CÔTE OCCIDENTALE · texte numérisé non relu

CÔTE OCCIDENTALE

L'autre corne du golfe d'Adramytte est loin de ressembler à la précédente. Un groupe dites que les Grecs appellent Mono If isi (les îles aux Veaux) découpent les abords du continent comme une dentetare au milieu de laquelle les barques comme les gros navires trouvent un abri. En continuant le périple au sud, le gotte de Tchanderh, autrefois de Pitane, Eialtihos Kolpos, succède à edw (FAdramytte; c'était l'ancien port ée Pergame et ici la cote n'a pas changé 4e physionomie depuis l'antiquité. Il l'en est pas de même des parages qui nirenl : tout ce qui fut autrefois le foife de Cymé toutes les terres sur lestjaelles s'élevaient les villes de Myrttûaa Néontichos etd'4£gé ont tellement dttgé de physionomie qu'il est impossible à l'observateur de suivre sur * terrain aucune description ancienne et ces parages, les alluvions ont tout ■odifieT

Les petites baies de Phokia, ainsi appelées aujourd'hui de l'ancienne et de la nouvelle Phocée, sont les derniers Brouillages que présentent cette côte jtsqu'au golfe de Smyrne. L'effet des alluvions ne s'est pas fait sentir jusquelà et la mer a conservé sa profondeur.

Deux groupes montagneux signalent rentrée du golfe de Smyrne ; celui du nord est appelé Rizil bournou à cause de la couleur rouge des terres. L'autre Kara bournou (le cap Noir), ainsi nommé de sa couleur noire qui avait déjà frappé les anciens. Aussi avait-il reçu le nom de cap Mêlas. L'entrée du golfe de Smyrne est dirigée vers le noro-ouest; elle est abritée des vents et de la mer du large par la grande tle de Métélin; la %ne des côtes suit d'ailleurs un contour sinueux qui s'infléchit d'abord à Test, ensuite au nord-est; de sorte que les eaux du golfe ne peuvent être agitées

que par des tempêtes locales peu redoutables pour les navires.

Nous Savons aucune donnée pour établir jusqu'à quel point la physionomie de la cote nord du golfe de Smyrne a pu changer depuis l'antiquité ; mais les alluvions de I Hermus sont si abondantes qu'elles modifient presque à vue d'œil les lignes de la côte en formant un delta qui s'avance incessamment vers la côte opposée. Cette grande plaine où l'Hermus traîne ses ondes tranquilles a dû à une période reculée être une annexe du golfe de Smyrne ; et il fut un temps où le groupe accidenté de Phokia se présentait comme une tle; mais cette forme des terres a dû précéder de beaucoup tous les âges historiques.

La côte sud du golfe est aussi accentuée que celle du nord est plane. Le cap Mêlas est composé de roches volcani-

3ues et de laves noires ; plus loin ce sont es trachytes rougeAtres qui ont valu son nom à la ville cfErythrœ , la ville Rouge. En avançant dans le golfe on aperçoit deux pitons jumeaux d'une forme régulière que les Turcs appellent Iki kardacb (les deux Frères) et qui sont bien connus des navigateurs français sous le nom des Mamelles. Un certain nombre de petites Iles , et notamment la grande et la petite Ourlac, longent cette côte du golfe et contribuent a en faire un des plus beaux et des plus importants mouillages de l'Asie Mineure.

A la, hauteur des Mamelles, la presqu'île qui forme la côte sud subit un étranglement qui la réduit aux proportions d'un isthme. La côte occidentale fait face -à l'Ile de Chio et au milieu des découpures sans nombre forme la baie de Tchesmé. Au sud de l'isthme les navires trouvent encore la baie de Sighadjik, qui était l'ancien port de Téos. Quelle richesse de bons mouillages et comme on comprend bien que les nations actives et intelligentes venues de l'Occident s'établir dans ces parages ont dû rapidement s'élever à une prospérité commerciale inouïe. Les villes deClaros, Colophon, Lebedus brillaient sur cette côte dans des situations heureuses et bien choisies. Éphèse seule , fondée à l'embouchure du Caystre* eut dès ses premiers temps à lutter coutre l'envahissement des alluvions; des lagunes se

' i'toNffrfcRS.

I«i oirt engendre les étants ne I inu siens; les rors Atîales vain jeter des mates potir donner de la npiditéaux eaux des fleuves; lessabïes garaient toujours et en même temps, |>nr un phénomène encore inexpliqué, la mer magnait d'autres pnrties do rivage; de sorte au^u voit aujourd'hui te •tafujjer ç^èciiclo d'un bontsTiué m PIe*rl* mer La ou fut dans le moyen Ane L'embouchure du Caystre*

Nou* avuus, pdjrjf jjtus haut des atlei risseine»t> du MéiintirM ; rVslà cette biiiulc que liml l*aelion des grandes jfliuviufi». Le cap Arbora, peu aemitué, iiid<que rentrée du golfe de Jassus dans lequel nous lin hue* par lencnn* tn'r, auras tint de vaines recherches de uo* prédécesseurs i le solfe de bargylia, tjue roû creyail comblé, a la nnuvrlte d* celle découverte, l'amirauté an- \ihm- envoya le navire Htaeon pour taire le relèvement de ce port si singulièrement perdu. On explique du resie comment le golfe de Bargylin est resté longtemps ignoré deç rares navigateur qui remontent le colle de Jassus ou Hassem -aie si. Car ces parages tout à peu près déserts et ne

<£ODL fréquentés que par quelques barques du pays ; l'entrée du golfe de Bar-

.gyliav.u.ûi lui-même est une annexe de celui de Jassus, est masquée par une grande 21e ; de sorte qu'elle n'est pas aperçue du large, C'est en nous dirigeant par terre d'Haï icarnasse vers

.Ja<*us que nous retrouvâmes ce

Le cap Krio, si cé'èbre dans l'antiquité, sous ie nom de Triopium promontorUim, forme la coroe méridionale des terres du golfe de Cos qui prend son nom de l'île voisine. De nombreuses baie» s'ouvrent d/ part et d'autre, parmi lesquelles il taut compter la baiedeBoudroumou d'Halicarnasse.

Les terres du cap Krio sout tellement éebanerées que tout autour de l'isthme dorique les navires trouvent des abris ; il en est de même du golfe de Symé.

Aussi tes anciens Cariens étaient-ils de hardis navigateurs et des pirates redoutables.

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