‹ Asie mineureChapitre 150 sur 428 · LBUBS BAPPOETS AVEC LES SOIS DE LYDIE · texte numérisé non relu

LBUBS BAPPOETS AVEC LES SOIS DE LYDIE

La puissance des rois de Lydie s'étendait alors jusqu'à la mer, et les peu* plades que nous venons de nommer vi* vaieot, sinon sous la juridiction directe de ces monarques, du moins sous une' suzeraineté peu onéreuse. Les dynastes de Carie jetaient perticulietenieiu dans ce cas. Mais les sois de Lydie ne mirent aucune opposition à rétablissement des Grecs en Asie, sachant bien que c'étaient autant de sujets qui leur arrivaient. Ciésus soumit les. peuples situés à l'occident de L'HsJys, à l'exception des Lyciens et des Galiciens (2) .

Maigre les facilités qui furent laissées aux colons grecs par les puissants maîtres du pays, rien ne donne une preuve plus éclatante de l'esprit politique du peuple grée, que cette Jaollité avec laquelle il couvre de «atonies tous les rivages de l'Orient. Ce «était pas, co« me le firent plus tord les Bosnains, une partie de la nation, choisie et envoyée ex* près dans une contrée soumise et désignée d'avance, soutenue dans tout rie cours de son installation par l'appui et les secours de la métuopeJe; c'étaient des familles plutôt bannies qu'envoyées de la mère patrie, qui arrivaient dans des contrées sauvages et à peine cqn* nues, sens autres ressources que le génie de leurs chefs; et, à peine installées sur la cote d'Asie, nous les voyons élever des monuments splendides, nonseutoHient ceux qui sont nécessaires aux premiers besoins et à la première défense d'une société, mais encore ceux qui peuvent contribuer aux délassements de l'esprit et au développement des for*

(ï) Hérodote, Ut. I, ch. 9$.

(a) Hérodote, ljv. J„ ©h. %? .

byGdogk

L'UNIVERS

ces et de la beauté i les gymnases, les théâtres, les palestres. De pareils résultats ne s'expliquent pas seulement par la facilité que pouvait présenter la maind'œuvre esclave ; comment parvenaientils à surmonter les difficultés d'un premier établissement, et les déceptions d'une mauvaise récolte , les épidémies, les orages, les sauterelles, en un mot les mille fléaux qui attendent l'homme qui veut féconder une terre nouvelle? Il faut reconnaître que , malgré toutes les recherches des savants , il y a dans la civilisation antique un problèmequi n'est pas encore résolu , et avouer que les Grecs nous surpassent in uni ment sous ce rapport.

Page 1