CHAPITRE IX
item d'abtaxbbxe.
je monta sur le trône en 466 ; le pins important de son règne, «rattache aux événements de i,et l'arrivée de Tbémistocle à la * Perse. Banni d'Athènes, il cher- «aneot un asile en Europe, et se axé de passer en Asie pour se B à Tabri des poursuites des Athéi Le roi de Perse avait mis sa tête i, et promis deux cents talents à (pila lui livrerait. Nicogène, ami «nirtocle, lui offrit un asile dans icoiienne d'^gèsf et lui facilita Byens de se rendre à Suze, caché ne de ces voitures couvertes ou dans lesquelles les orientaux, de dos jours, ont l'habitude de fejiger leurs femmes. Artaxerxe a dans cette circonstance autant que de générosité : il fit à e un accueil distingué, le re- -jr, et lui fit épouser une jeune •nrtenant à la plus haute no- Hipavs.
m de la politique d' Artaxerxe qoe la manière généreuse dont stode avait été traité par lui tût ede tout le monde grec. Le roi ^J pour résidence au banni d'Atth Tille de Magnésie, sur le Méanfi'il lui donna en toute propriété , ■ permit de jouir des revenus de ville, qui s'élevaient à cinquante Lampsaque, renommée par ses •*, lui fut donnée pour la four- 4e son vin, etMyus, dans la val- -J Méandre , fut chargée de fournir ■w de sa maison. Tbémistocle put ■fendant plusieurs années de cette (vide hospitalité.
P* Grecs n'avaient pas mis fin à P* attaques contre le pouvoir des Perrjc'eit alors qu* Artaxerxe songea à W* Tbémistocle dans l'Attique à [Jw d'une armée nombreuse, ne vou- J^pas renouveler en personne les rieuses expéditions de ses prédé- **ea«' Tbémistocle en recevant cet
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ordre comprit qu'il était tombé dans un piège doré. Il lui était aussi impossible de faire la guerre à ses compatriotes que de refuser de défendre un prince qui l'avait comblé de bienfaits; dans cette cruelle alternative, il eut recours au suicide, et se donna la mort en buvant du sang de taureau (I).
Tbémistocle mourut en 461, la quatrième année du règne d' Artaxerxe : c'est l'opinion de Thucydide, adoptéenar Roilin et par Gurtius (2). On lui éleva un tombeau dans l'Agora de Magnésie (S), mais plus tard ses os furent transportes à Athènes.
La jalousie et la rivalité, sans cesse renouvelées entre les villes grecques d'Asie, donnaient aux Athéniens et aux Lacédémoniens de continuelles occasions d'intervenir dans leurs querelles.
Samoa et Milet se disputaient la possession de Priène , c'est-à-dire du grand centre religieux des villesd' Asie. Athènes intervint en faveur de Milet, et Périclès vint assiéger Samos, qui fut prise après une résistance vigoureuse.
Pendant toute la durée de la guerre du Péloponnèse , les Athéniens tirèrent des villes grecques d'énormes subsides,
2ui , en appauvrissant le pays, nuisaient sa prospérité. Aucun développement n'était donné à la colonisation, aucun édifice célèbre ne fut construit en Asie pendant cette période, qui occupe une belle page dans les historiens grecs, mais qui pour les villes d'Asie fut a peu près stérile.
Les Lacédémoniens, de leur côté, avaient conclu un traité avec le roi de Perse, en vertu duquel ils abandonnaient au roi tout le territoire et toutes les villes qui appartenaient antérieurement à ses ancêtres; les alliés devaient en outre arrêter les subsides, soit en argent, soit en matériel de guerre que ces villes envoyaient à Athènes.
(i) « Quelques-uns racontent qne Ttiémistocle rt Midts ont bu du sang d* tau* reau. » Plularque vie de Quintus, Flaminiut, chapitre ao, p. 706.
Plularque affectionnait ce genre de mort, qu'il prête à plusieurs de ses héros. Quoi' que le sang de taureau ne soit pas an poison.
(9) Thucydide, liv. I, ch. i37, t3S.
(3) Thucydide, liv. I, i3S.
f /UNIVERS.
Les efforts des A thénieos pour résister à cette double alliance ne forent pas sans résultat; Alcibiade, vainqueur à Abydos et à Cyzique, détruisit la flotte dn Péloponnèse et battit snr terre l'armée commandée par Pharnabase.
Les Lacédémoniens, alarmés des succès (TAlcibiade , cherchèrent à lui opposer un chef capable de lui résister : Lysandre fut choisi, homme de mer autant que général d'armée. Lysandre se rendit à Éphèse, qu'on trouva disposée favorablement à l'égard de Sparte; mais le satrape Tissapherne favorisait en secret les Athéniens et leur procurait des subsides.
Aussitôt que Cyrus le jeune, nommé gouverneur de l'Asie» fut arrivée Sardes, Lysandre se rendit près de lui pour se plaindre du satrape; il «obtint du nouveau gouverneur une augmentation de paye pour les matelots , mesure qui attacha les gens de mer au parti de Sparte, et qui jeta la consternation parmi les Athéniens. Lysandre ayant déposé le commandement fut remplacé par Cailicratidas, dont la science militaire égalait celle de Lysandre, et qui par sa conduite privée s'était acquis ! estime de Tannée et des citoyens. Lysandre jaloux de son successeur, renvoya à Sardes les sommes qu'il avait reçues de Cyrus pour payer les matelots.
En vain le général laoédémonien fit-il le voyage de Sardes pour réclamer la paye de la flotte ; éconduit de la cour du roi, Callicratidas revint sur la côte pour reprendre le commandement de la flotte. Un suprême effort pour vain* cre les Athéniens était la seule ressource qui lui restât. Le combat eut lieu près des tles Arginuses, combat célèbre, dans lequel toutes les forces navales d'Athènes et de Lacédémone étaient engagées. Callicratidas fut tué dans l'action, et Athènes remporta une victoire complète.
Pendant les années qui suivirent cette défaite des Lacédémoniens , le jeune Cyrus avait entrepris son expédition contre son frère Artaxerxe. Les villes grecques avaient pris paria cette révolte, et après la mort de Cyrus, craignant le ressentiment du roi , elles implorèrent l'intervention des Lacédémoniens pour le prier de les maintenir dans la pos-
session où elles étalent de leur liber Les troupes de Xénopbon étaient retour de leur expédition de Pu Dercellydas fut chargé du commaro ment; il commença par déclarer guerre à Pharnabaze, et entra & TiEolide.
Zenis, grec de Dardanie, avait gi verné ces provinces sons les ordres satrape ; à sa mort, sa veuve Mania e serva le pouvoir, et sut maintenir sa p vinee sous l'autorité de la Perse.
Pharnabaze traitait cette femme go rière avec la plus grande distinct* Elle paraissait à la tête de son emx montée sur un cher, et aceemrai Pharnabaze dans toutes ses expéditjo Mania fut assassinée par Midias, son g dre, oui tomba lui-même Mentôt ap sous les coups de Dercellydas.