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CHAPITRE VIII

L'rONIB SOUS XERXÈS.

Les Ioniens avaient envoyé des députés à Léontychydès; roi de Lacédémone, pour les prier de venir délivrer les villes grecques de la servitude des barbares ; ce secours ayant été accordé, la flotte grecque vint mouiller à Samos vers la pointe de File appelée les Calâmes, où se trouvait un temple, de Vénus, et non loin du temple de Junon. Il reste encore aujourd'hui une colonne et d'autres vestiges de ce temple , qui fut épargné dans la destruction des édifices sacrés, ordonnée par Xerxès en souvenir des services que PoJycrate avait rendus aux Perses. Ces derniers ayant eu connaissance de la flotte grecque , mirent aussi leurs vaisseaux en mouvement et vinrent, à l'exception des Phéniciens, mouiller au promontoire de Mycale pour se rapprocher d'une armée de terre campée en cet endroit pour la défense de l'Ionie. On tira les vaisseaux à terre, et

(i) Hérodote, liv. Vf, 4*,

l'on en fit une sorte de camp retn La flotte grecque s'avança après dépassé le temple des Enmfenides, d cale jusqu'à l'embouchure du Seol près de laquelle est le temple de i Eleusine, Mo* par Philiste, fils de dès, qui avait suivi Hélée, fils de G lorsqu'il vint fonder Milet.

Léonticbydès fit en vain un aux Ioniens pour les détacher de vice des Perses ; cette tentative eul résultat de faire désarmer les Sun que les Perses croyaient être d'à gence avec les Grecs. Sur ces entre!

le bruit de la victoire de Platée i pandit dans le camp des Grecs; nouvelle ranimant leur courage, i taquèrent avec succès les Perses furent mis en désordre. Les Athé ainsi que les troupes qui se troui à leurs côtés, et qui formaient i

{>rès la moitié de 1 armée, s'avano e long du rivage par un terrain tandis que les Lacédémoniens i reste des forces qui les suivaient ia diatement , marchèrent par les nu gnes et le lit des torrents.

Les Samiens et les Ioniens qui av4 été désarmés attendaient l'occasû»

vorable pour abandonner l'armée p Dès que le camp retranché fut atta ils se précipitèrent au milieu desGt qui les armèrent, et ils contribué au succès de la bataille. Les Miicsi de leur côté , sur qui les Perses ara compté pour les guider dans cette pion inconnue pour eux , au lieu d< ciliter leur fuite, ramenèrent les Pfl par les défilés du Mycale sur Fan des Grecs, et les Milésiens eux-mês attaquant les Perses avec acharnent!

achevèrent la destruction de l'armée, barbares. :

Xerxès, en apprenant cette déni abandonna Sardes pour se retira Suze ; mais avant de partir il doi l'ordre de démolir et de brûler tous temples des villes grecques d'Asie?

qui fut exécuté. Il en usa ainsi à Tu tigation des mages, ennemis décla des temples et des simulacres.

La mort de Xerxès et la défaite de n mée des Perses pouvaient offrira h nie une occasion favorable pour secos à jamais la domination to.01^* mais les dissensions qui s'élefW

■te faillies donnèrent an successeur mima l'occasion de recommencer

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