CHAP1TRE XI
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des temps meilleurs. Le gouvernement des Perses se contentait de lever des recrues et des impôts, et il laissait aux Grecs tout l'essor du génie national. Les arts et le commerce captivaient tons leurs instants; les monuments détruits se relevaient peu à peu, et tekne inouï des satrapes était entretenu par l'industrieuse imagination des artisans grecs , habiles à travailler l'or, l'argent et l'ivoire. Cette dernière matière était alors d'une extrême abondance en Asie; l'usage constant d'entretenir à la suite des armées de nombreuses troupes d'éléphants, le commerce actif des Phéniciens et des Grecs avec les peuples de l'intérieur de l'Afrique, apportaient sur les marchés de Miletet deSmyrne des quantités d'ivoire que les Grecs travaillaient avec habilité. On peut affirmer que la galère d'ivoire aux voiles d'or, présent d'Ataxerxe, n'était pas faite par un artiste perse, ces deniers n'ayant aucune idée de la construction des vaisseaux. Néanmoins nous devons considérer le travail de l'or et de l'ivoire comme d'origine orientale, puisque ces matières étaient communes dans ces régions avant que les Grecs en aient connu l'emploi. Cest dans leurs relations avec les Perses qu'ils ont puisé ces connaissances , et cet art de faire des figures d'ivoire dans lequel ils ont excellé.
Le contact des Perses introduisait aussi chez les Grées les modes orientales ; on voyait dans Athènes les jeunes gens vêtus à la persane avec des robes traînantes , entoures d'un cortège d'esclaves. Les Perses agissaient sur les Grecs comme ces derniers ont agi plus tard sur les Romains : c'est ainsi que, de
Proche en proche, Part sérieux comme art éphémère des vêtements précieux se propageait d'orient en occident.