CHAPITRE XXI
BPHÀSB.
La plus ancienne ville et la métropole de l'Ionie, Éphèse. a bien souvent attiré les regards des arehéolosues et des voyageurs; maïs rétat de bouleversement dans lequel se trouvent ses ruines, lès raonumeuts de tons les âges et de tous les cultes, formant des couches superposées, ont offert assez de difficultés pour oue l'étude de cette ville ait encore besoin de nouveaux développements. Les atterrissements et tes marais formés par le Caystre ont rendu ces parages essentiellement malsains, et tes touilles dans les anciens monuments présenteraient les plus grands dangers.
On se trouve en outre privé d'un guide certain pour chercher dans ce labyrin-
the , car il y a solution de conti dans presque tous les groupes d'édi et l'on peut à peine déterminer \ manière précise le périmètre de li du côté de ta plaine; les murs de, maque existent presque en entier i montagne du coté du sud. C'est | sèment à cause de ces difficulté chacun veut apporter son tribut cuments dans l'étude de cette quitte à répéter ce que ses prà seurs ont dit avant lui.
Aux tribus anté-helléniques qi bitaieut ces rivages avant l'arrM Ioniens, nous devons ajouter les!
zones , qui se retrouvent dans la dit ions grecques depuis les temnj plus reculés jusqu'à l'époque d'Alrj are; c'est-à-dire bien avant dai temps historiques de la Grèce première patrie était sur les bc Pont-Euxin, et non loin des tribt mades des Scythes et des San Toutes les recherches faites sure mes guerrières n'ont amené les !
qu'à l'aveu de leur impuissance quer d'une manière satisfais»
traditions grecques , et l'on est c de les rejeter dans le domaine fable. Mais la fable même est toujours fondée sur quelque ti historique; il faut donc eu arr admettre en Asie la présence d'un
triade qui aurait motivé chez l« e mythe des Amazones. Leur bats avec les Grecs font le si chefs d'oeuvre des sculpteurs renommés de ta Grèce et de l'A c'est surtout dans cette partie de que la statuaire s'est ptu à célébri hauts faits.
Le< Léléges et les Cariens hal h? territoire d'ftphèse lorsque An y conduisit ses colons ; déia ce Ifl vénéré comme le centre d Un euf*" répandu eh Asie: Une statue de qui passait pour un présent de ; lui-même rj)f àvaît été consder r Amazone1 Smvrna, dans uti rustique qui n'était autre qu'un d'arbre.
Les deux Amazones* Smtnw et syrbé conquirent Éphèse sur tes Lyd et les Léléges, et donnèrent leur i
(i) Act. Apott., ÎIX, 35.
SIS
tb rifle. Le coite de Diane était déjà badu parmi ces peuples lorsque Ira m armèrent; et selon Pausanias \m beaucoup pi ua ancien , car les ■aines vinrent y sacrifier quand ■tant vaincues par Hercule (|).
Ur temple selon Pausanias avait été far par Oésus et Éphésus; ce der- ■i*ait donné son nom à la ville. Un ps nombre de femmes de race ama- ■ i se joignit aux Leléges et aux Ca- ■L Une partie de ces derniers fut pee par Androclu*; l'autre, lui ■ promis fidélité, r %la dans la ville, hocienne Êplièse, qui portait le p de Sniyrne, était placée sur la ' do mont Prion, dans un endroit ' Tracbéia, qui se trouvait voisin ijmnase. La ville qui fut fondée Androclus était près du temple de ? et de la fontaine Hypélée (3).
s que les Èphésiens eurent été aux rois de Lydie , la ville d'Éfut encore déplacée. On la constprès du temple de Diane, qui tebàti parles Ioniens, c'est-à-dire j plaine, et non loin des rives du
Kl fin de la guerre du P/lopogénéraux perses avaient établi
ûer général à Éphèse, et leur fonfbreuse de jeunes persans, ri- H aimant le plaisir et le faste, ré- """W dans la ville le goût des
asiatiques. Le jeune Cyrus était
rie. aflichant un luxe éblouissant.
Crées, soumis et traités avec dou-
f par les Perses, se laissaient aller
toiie de mollesse. C'est en cet état
îLysandre trouva la ville d*Éphèse;
M il vint comme amiral pour com-
ktes Athéniens % il trouva la ville
Jfccfiounée pour" Sparte, maisl'es-
perrier manquait aux habitants et
Javaux jKiblics étalent délaissés.
w conduit son armée à' Éphèse, fl
■tonda qu'on y assemblât tous les
*«ux de charge, y fit un arsenal pour
wostruction des galères, en ouvrit
Wsanx marchands, etf abandonna
'Jtoctt publiques aux oirvriers, mît
PJw arts en mouvement et en hon-
F>« patee ntoyeii il remplît ta ville
iftfcMB^fcr.Vli.'cb. %.
WSl«boo,lif.XlVfp.64a.
de richesses, et jeta dès lors les fondements de cette grandeur et de cette magnificence qu'on y vit dans la suite (1).
Le territoire d'Éphèse forme une cran de vallée, qui s'étend de l'est à l'ouest-, elle est parcourue dans toute sa longueur par le Caystre, qui entre dans la plaine par l'angle N.-fc. de la ▼allée, tandis que l'angle S.-E. est occupé par la petite montagne que les Grecs appelaient Lépré, et plus tard Prion. Le mont Corissus ferme la vallée du côté du sud , et 5e prolonge à l'est jusqu'au mont Messogis. Du côté de l'ouest, la vallée présente une large ouverture, où se développent aux regards la mer de Samos, les lies , et les montagnes de Claros.
Sur la rive droite du Caystre on voyait de vastes marais, qui existent encore aujourd'hui, et qu'on appelait les étangs Sélintisiens. Ces étangs produisirent de grands revenus au temple de Diane. Il en fut dépouillé par les rois de Pergame; mais Artémidore, ayant été député à Rome, obtint du sénat la restitution de ces privilèges en faveur du temple.
De cette immense ruine d*Éphèse il ne reste aujourd'hui qu'une chose : c'est la ferme des étangs du Caystre. La jetée des Attaies est à présent bien avant dans les terres , par suite de l'ensablement du port , qui se continue sans interruption depuis vingt siècles. Des barrages en roseaux mobiles sont installés à l'embouchure du fleuve , et sont ouverts à des époques déterminées pour donner passage à des myriades de pois* sons, et su/tout de mulets qui viennent frayer dans les eaux douces. On ferme alors le barrage, et la pêche s'effectue: on prépare la poutargue avec des œufs de mulet. Cette pèche est affermée quarante mille piastres au rnutzellim de Scala-Nova.
' Le changement" notable qui s'est oj^éré dans la figure des terrafns offre la plus grande difficulté à l'antiquaire pour reconstruire l'ancienne Épnèse, ou plutôt une des villes' de ce nom , car elle fut déplacée et reconstruite jusqu'à sept fois. Les ruines de tous les âges sont répandues dans une vaste
(t) ftutarque, vie dé Lysandre,
%\4 L'UNIVERS
étendue de terrain. Celles qui 3e reconnaissent le mieux, et aussi les mieux conservées, sont les murailles de Lysimaque, que Ton peut suivre dans une longueur de plus de douze cents mètres* sur la crête du Corissus. C'est à peu' près le seul reste de cette époque.
Androclus ayant péri dans un combat «outre les Carieus, son corps lut rapporté par les Éphésiens, et enterré dans le territoire d'Éphrse. Pausamaj décrit sm tombeau, qui se voyait encore de son temps ; il était situe sur le chemin qui menait du temple de Diane à celui de Jupiter Olympien, près de la porte de Magnésie. Or, connue fa route directe entre Èjhèse et Magnésie part de l'angle sud-est de la ville, et passe fur le mont Corissus, c'est en cet endroit qu'il faut placer le tombeau d'Andrnclus. Le temple de Jupiter Olympien n'était pas éloigné de l'Agora, lequel est situé dans POpist ho- Lèpre.