CHAPITRE XX
AÏASAXOUK. ,
ruines et des buis-nus. Les ruin^ l'ancienne ville d'Aïasalouk s'étf»
à Tentonr; elles se Aom posent d'un tain nombre d'édifices couverts pai dômes, qui ont été jadis des bains ei mosquées. Les pierres sépulcrales les entourent portent presque to des inscriptions en caractères coufi'j et toujours en relief, selon l'u>age ar Le cîiâteau , la mosquée et l'aqul suffiraient seuls pour donner une de l'importance et de la grandeur l'ancienne ville. Le château, don
ASIE MlUKUftfc
dit
pfcNtkm indique on temps de harpe, ot flanqué de tours carrées; on- %»ir eo fra rhissaut des uionreaiix Htfrres méfees à des fragments de ne; an ouvrage extérieur qui uefnd ktfodies consiste en Une porte llan- ■t ileux iiihis latéraux au corps Hfae, et soutenue de chaque rôle.
■En lourds arcs-houiauts construite ■fienenl avec les ségi-s du stade
■ tfacdtiv et marques presque tous Mo lettres grecques; pu y remaria certain nombre de fragments piption*. Au-dessus de Feutrée Inmo^s diffère n In bas-relûf*. anhtfune bonne Inclure ; la porte du h« fait face à la mer. Dans l'tnlellu château il n'y a que ne misé- ■cabam-s, une vieille mosquée et TOceaux de décoin bre*.
«aode mosquée est située en face B»f*>f du côté de. l'ouest; le coté Br face, au château est bâti de H, niais la façade est en marbre BU& deux dômes étaient couverts ■ïh doré et partaient à leursoui- BfToi$>aiit de l'Islam. Devant l'en- ■trouve une cour avec une fou-
■ unr vasque pour les ai lu ions; Bfemurs se remarquent plusieurs «donnes brisées, qui sont les reg- Jb portique. Les troi> portes qui pAt dans la cour et les fenêtres Pbpde sont oruées de moulu r: s jfcnyle arabe, avec des inscriptions
da K0r.u1 eu caractère* arat»es ri- Bt sculptés. Les ft-nétres ont des * de bois, et sont clo&es par uu tred- 'Gld'archal*
cette mosquée a été construite
tfwnietis matériaux ; les colonnes
ut égyptien et tous les marbres
ni riiitérieur «ut été enlevés
*<ume ts. antiques.
ran général de la mosquée est un rectangle coupé en deux parties doiitl'uue forme la cour ( hareni )?
tore la nef (djanii ;. I<a façade, qui Jjore inta te, est bâtie tout en marwuc; la porte, a laquelle ou arrive "«perron de nix marches, est ornée Biques et d'inscriptions et cou- *& de créneaux découpés dans le w de ceux «les mosquéts du Caire,; "foêtres qui éclairent la net sont car- » et surmontées <f arabesques in4es-
criptibles. L'exécution de tous ces ornements est d'une correction de ciseau dont on a lieu d'être étonné; mais, comme dans beaucoup d'édifices du moyen à.e , on a sacrifie a la décoration la sol di e : le» fondations manque, t en quelques endroits, et une des coupolo s'tst é> foulée. ,
Au dessus île la porte s'élève un minaret de briques, qui paraît un ouvrage moins ancien que la mosquée. On ne tr«.u\e p mit dans les inscriptions le uom du prit ce qui 1 a bâti ; mais un peut être certain que cet édifice n'est pas I ouvrage d'un sultan, car toute mosquée impéiiale est ornée de deux u iuarets : les pri ces , cl.é.k* ou émirs, u'out Je droit d'eu dressi r qu'un seul.
En montant le | errou , on arrive dans une cour au milieu de laquelle il y a une fontaine pour les ablutions. Du côté du nord il y a une autre port , uon luoirs ornée, qui conduisait au ch.iteau, et la
forte d'entrée du temple e>t placée dans axe perpendiculaire à celui des deux autres; mais elle est sans ornements.
C'est une triple arcade mauresque, avec des eolonnettes; il ne parait pas qu'elle ait jamais été close par uu vantail en buis.
Dans une plinthe de marbre, tout près du pavé, on lii le nom d un des artistes q*fi ont travaillé à red.fice, mais il n'y a pas de date :
« Ce mil. nher a été fait par le fakir « 'pauvre) serviteur de Dieu Ali, fils de * Daoud. natif du pays de Cham (Da- « mas). »
To te la cour de la mosquée était entourée de colonnes de granit. Les quatre grosses colonnes de l'intérieur n'ont pas décales dans les ruines d Êphèse. On voit seulement queques tronçons du même diamètre autour du monument qui passe pour être l'égise ne Saint- Jean. Les d^ux colonnes qui séparent les pendentifs du centre sont de granit gris; les deux .mires sont de granit rouge; mais, par malheur, celte de gauche n'est pas d une seule pièce. On a employé par exception uu chapiteau antique, d ordre composite ; tous les autres soui de style arabe.
Le voyage d'ibo-Batuta (I) contient
. t ( «) TrwiucUoi* <M *L Retumid, page 3o8.
SIS
I/UNÎVERS.
un passage assez curieux sur Éphèse : il semblerait que l'église de Saint-Jean aurait encore existé de son temps. Vers la Ou du seizième siècle, • nous partîmes pour la villed'Aya Solouk, cité grande, ancienne et vénérée par les Grecs. Ici il y a une vaste église, construite en pierres énormes ; la longueur de chacune e*t de dix coudées et au-dessus : elles sont travaillées de la manière la plus admirable. La mosquée de cette ville est une des plus merveilleuses mosquées du monde : elle n'a pas sa pareille en beauté.
« C'était jadis une église appartenant aux Grecs: elle était fort vénérée chez eux : ils s'y rendaient de divers pays. Lorsque cette ville eut été conquise, les Musulmans tirent de cette église une mosquée cathédrale. Les murs sont en marbre de différentes couleurs, et son pavé est de marbre blanc; elle est couverte en plomb et a onze coupoles, de diverses formes : au milieu de chacune d'elles s'élève un bassin d'eau. »
Il est possible que l'église de >aint- Jean ait encore existé à l'époque du voyage de Ibn-Batuta, mais I inspection seule des plans de la mosquée prouve
Sue c'est un monument musulman bâti e fond en comble sous le règne du sultan Seltm : l'inscription du miihab que nous avons rapportée plus haut le prouve suffisamment.