LBS BAINS DE SABLE
«m était ainsi nommée parce J«iit le lieu d'assemblée des dette villes de la confédération
'hnionium, d'après Strabon, était Mu cap Troeile, à trois stades du *■ « était placé sur le versant du Mycale, et faisait face au nord.
2j P^ une ville , c'était un lieu ■**&, au milieu duquel se trou- * temple de Neptune Héliconius.
'boitants de Priène, qui introït en lonie le culte de ce dieu, (demandé aux Achéens une statue .tone avec un plan de son temple, *qu ils voulaient en élever un sur ^ modèle. Ce plan leur fut enaprès que le dieu eut manifesté sa
volonté aux habitants de la ville d'Hélice, en Achaïe(l).
Tous les ans les députés de la confédération se réunissaient au Panionium, et y discutaient les intérêts généraux do rionie (2).
En sortant de la ville, je gagnai le bord de la mer dans le golfe de Samos, et je marchai longtemps sur le sable, qui en cet endroit était alors fin et brûlant. J'apercevais au loin une grande foule sur le rivage, et je m'avançais tranquillement, suivi du cawas Mehémet, lorsque cette foule se mit à pousser de grands cris, qui ne m'arrêtèrent pas , car je n'en connaissais pas le but. Nous hâtâmes au contraire le pas de nos chevaux , et nous nous trouvâmes au milieu d'une troupe nombreuse de femmes , les unes à moitié habillées , et les autres complètement nues. Il y en avait de Juives, d'Arméniennes et de Turques. Méhémet, s'apercevant du désordre que nous apportions , voulait rebrousser chemin ; mais nous étions trop avancés , et nous préférâmes continuer. La plupart des femmes se blottirent dans le sable, et celles qui étaient vêtues les couvraient de sable et de manteaux. Quand nous fûmes un peu loin, et que la confusion fut apaisée, je demandai à une vieille négresse dans quel but tout ce monde était réuni. Elle m'expliqua que pendant le cours du mois.de septembre on vient de tous les environs prendre des bains de sable sur la plage de Scala-Nova : « C'est , dit-elle, un excellent remède contre les rhumatismes et les relâchements des muscles. Les malades se font enterrer dans le sable brûlant, et y restent exposés à l'action du soleil. » U y a un règlement tacite qui détermine les jours qui sont choisis pour les hommes et ceux laissés aux femmes, et il ne parait pas que les uns ni les autres enfreignent ce règlement, car nous n'aperçûmes pas un seul homme sur toute la plage.
(i) Strabon, Ut. XTV, p. 619. — Hérodote, lïv. I, ch. 148.
(a) PausanJM, Ut. YH, ch. »4-
L'UNIVERS