ANCIENNE VILLE DES LELEGES
A une lieue de là, on voit une source minérale, dont la température est de 18 à 19 degrés, et dont les eaux sont alcalines. Elle sort du pied d'un monticule entouré d'antiques constructions, et forme jusqu'à la mer un marais où croissent des plantes aquatiques. J'avais dans d'autres voyages examiné les fortifications de cette montagne, mais je n'avais jamais gravi jusqu'au sommet. Avant mis pied à terre, je visitai toute l'étendue de l'enceinte. On retrouve dans ces constructions tous les caractères des monuments des premiers âges ; elles sont appareillées à joints irréguliers, et ne portent pas de traces d ornementation dans les faces des portes ni dans les tours. La muraille suit toutes les sinuosités de la montagne, et peut avoir 1 ,000 ou 1 ,200 mètres de développement. Je ne trouvai là aucun vestige de l'art romain ni d'une époque postérieure. Aussi j'ai été longtemps disposé à regarder ces ruines comme celles de Pygèle, dont les historiens grecs attribuent la fondation aux soldats d' Agamemnon (1) ; car, de toutes les ruines que l'on trouve sur cette côte celles-ci sont certainement les plus anciennes; mais il vaut mieux s'en référer à la topographie de Strabon, qui place Pygèle entre Ephèse et Scala-No va, correspondant à l'ancienne Néapolis. Il resterait à déterminer le nom de cette place ; nous sommes làdessus sans aucune espèce de renseignement. Il est certain qu'antérieurement à toutes les villes dont les noms subsistent encore, cette partie de l'Asie a été conquise et habitée par des nations qui ne nous sont plus connues que par leur nom , et par quelques exploits qui pour les anciens Grecs étaient déjà perdus dans la nuit des temps. Les Treres et les Léléges ont ravagé ce pays , s'y sont établis militairement, et Strabon atteste que déjà de son temps on voyait des fortifications abandonnées, que l'on attribuait aux Léléges. Ces châteaux isolés, construits presque tous sur des mamelons inaccessibles, représentent le siège des garnisons de ces hordes con-
(i) Pline, liv. V, ap. — Strabon, Uv. XIV, p. 169.
quérantes , qui ne se mêlèrent jat avec les populations, et qui finirent être chassées par des conquérants veaux, comme les Léléges le furenl les Cariens. Il faudrait de longues cherches et de plus longues années éclaircir l'histoire de ces temps h ques de l'Asie, qui, effacés par la hsation grecque , laissent encore ; de vestiges pour que les patienta cherches d'un éruait puissent les < donner.
En suivant le contour de la côl arrive à l'embouchure du fleuve chrius, près duquel est un château du moyen âge et de construction médiocre, dont les Turcs attribw fondation aux Génois : c'est une 1 nade massive entourée de douze demi-circulaires. Le même terrain ainsi au voyageur deux châteaux truits à deux mille ans de distane sont là comme pour attester quel invariable de ce pays est d'être 4 à une domination étrangère. j
SITE DU PANIONIUM.
Après ce château, on entre d territoire de Tchangli : c'est un* plaine , bien cultivée , située au ni mont Mycale, et dans laquelle plusieurs fermes et deux villaf même nom, dont le plus importa le Tchangli turc; l'autre est le Djiaour-Tchangli , ou Tchanjj Grecs.
Chandler a bien déterminé la p du Panionium à Tchangli, etdep sir W. Gell a publié une insu dans laquelle est mentionné le nium.
Le cap Trogile, près duquel il s vait, est aujourd'hui appelé B c'est l'extrémité nord du canal de du côté du continent. En parc les environs du village de Tchan tué dans la plaine, jyaperçus à a au milieu des broussailles, une muraille en appareil irrégulier, regarde comme le mur d'encei Panionium. C'est au milieu de <* ceinte et du côté de la mer que se trouver le temple de Nepuuu conius , qui aujourd'hui est coi ment renversé, et dont il ne res
^ôLV
Bien n'annonce aux aleni qu'il y ait eu des constructions, «irait rechercher dans la partie sud im trouverait pas des édifices deslà loger les envoyés. Cest derrière qu'est située la ville de idont ce territoire était tout à fait
Qt.
(renseignements donnés par les
s m'apprirent que dans le mont
il existait plusieurs châteaux
fcaii n'avaient jamais été visités par
Ibropéens. Sans compter faire là
iittouvertes imprévues, je me déci-
|à parcourir cette partie de la mon-
,qui jusqu'à présent était tout à
Iwoouue. Je me dirigeai d'abord
Ira monastère situé sur un des pics
[pias élevés du Mycale , et éloigné
' s les routes frayées. En partant
ingli la route suit la pente de la
. te, toujours ombragée par une
forêt. Le sommet du Mycale
e un plateau assez étendu où sont
[runes de plusieurs petites églises
s; une seule est habitée par un
» qui vit au milieu de quelques
i de bûcherons.
i nomades vivent dans cette mon- 'comme dans l'Olympe; ils sont s de la coupe des Lois.