LE MÉANDRE
Le Méandre prend sa source dans un lac qu'on appelait Aulocrène , situé sur une montagne du même nom (1); il
(i) Pline, liv. V, chap. 29.
traversait la ville de Célenae , art les districtsd'Apamée(l), d'Euméaj de Bargylia (3), et du temps de !
venait se jeter dans la mer, a dix s de Milet.
Plutarque , dans sou livre des res (4), dit que le Méandre s'appela ciennement Anabœnon, c'est à-dû retourne sur ses pas. (Test, dit-il, l< de tous les fleuves qui de sa sou* vient vers les lieux d'où il est parti été ainsi nommé, poursuit cet autl cause de Méandre, fils de Cercap d'Anaxibie, qui durant une guerre* la ville de Pessinunte promit à la des dieux que s'il remportait h toire, il lui sacrifierait la premier!
sonne qui viendrait le félicite hasard voulut qu'à son retour les mières personnes qui se présenta lui furent Archélaris son fils, sa et sa mère. Malgré les liens du s voulut les faire immoler, et en agité de trouble et accablé de dq il se précipita lui-même dans l'A non, qui fut ensuite appelé Méaq cause de lui. C'est ainsi que Tiri raconte le fait, au dixième livre 1 faires de Phrygie. Agatocle le i{ en parle aussi dans sa répubty Pessinunte. Mais Démostrate d'Aj dit que Méandre ayant été chai nouveau' général , dans la guerre < la ville de Pessinunte , et ayant < contre son attente, il partagea an dats les offrandes consacrées à II des dieux. La déesse permit qu'il l'esprit, et que, dans un accès manie , il tuât sa femme et son fils, revenu en son bon sens , il se jeta la rivière, qui en prit son nom.
A l'époque romaine Milet déjà plus à l'embouchure du Méi et une autre ville célèbre , Prient fut fondée au bord de la mer, e éloignée de 40 stades quand Plii vait. Le golfe de Milet se fermait peu, et finit par être converti lac d'eau saumâtre, qui porte a d'hui le nom de Oufa-Bafi ; sa loi est de deux lieues environ.
(1) Tite-Live, liv. XX.XVUI,cfc (a) Isehckli.
(3) Geuverginlik.
(4) P. 3x, édit. 1. Maustac,