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CHAPITRE XLV

M AGNKSIB DU MBANDBE.

La cbaînedu Pactyas forme un groupe montagneux qui s'étend de l'ouest à l'est, depuis la mer jusqu'à la vallée du Méandre. Elle est bornée au nord par la vallée du Léthéus, dont le cours se dirige vers l'est, et au sud par la vallée de Atehiova. Au moment de joindre la plaine de Magnésie, cette vallée se rétrécit, et forme un col dont le prolongement portait dans l'antiquité le nom de mont Thorax. Le revers oriental du mont Pactyas, du côté du Méandre, se prolonge en ligne droite nord -sud , de sorte que la plaine de Magnésie se trouve encadrée, au sud et à l'ouest, dans une enceinte carrée.

En entrant dans la plaine par la vallée du Léthéus, on voit à gauche un village composé de quelques huttes , remarquable par une source très-abondante qui forme un beau bassin entouré de platanes. Des débris d'architecture assez nombreux couvrent le sol. En suivant la pente de la montagne vers le village de Gumuch , on aperçoit à micôte une vaste grotte ouverte vers le sud. On ne trouve dans ces mines au eune inscription qui mentionne l'ancien nom du village; mais cette grotte est un indice suffisant pour y reconnaître le village de Hylé, qui, selon Pausanias, était voisin de Magnésie (1), et se distinguait par une grotte consacrée à Apollon, et dans laquelle on conservait une très-antique statue de ce dieu.

Un passage de Xénophon, relatif au site de Magnésie, nous mettrait sur la voie pour reconnaître l'emplacement de cette ville, quand même il ne resterait pas d'autres preuves dans les ruines de ses édifices. Avant que la ville actuelle ne fût foudée, il existait dans cette plaine une petite ville du nom de Leucophrys, qui était voisine d'une source thermale très-abondante, formant un lac d'un stade d'étendue, et dont l'eau était potable. Elle était célèbre par un temple de Diane (2). Cette localité se reconnaît

(i) Pausanias, Phocide, liv. X, chap. 3a. (a) L'armée des Grecs campait à Leucophrys, lieu remarquable par le tenple de

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L'UNIVERS

aujourd'hui près du village de Gumuch.

Il y a des sources chaudes, près des-

2uelles existent encore des ruines d'un difice romain. Les habitants viennent de fort loin y prendre des bains. Ces sources n'étant plus entretenues s'épanchent dans la plaine , et forment la majeure partie des marécages qui la rendent si malsaine. Autrefois les eaux étaient portées à Magnésie par un aqueduc qu« l'on observe encore dans un parcours assez étendu. Il est couvert d'épaisses couches de stalactites; et comme la source n'est pas fort élevée au-dessus du niveau de la plaine, cet aqueduc forme un canal de deux mètres environ de hauteur. Cet endroit reçut sans doute Je nom de Leucophrys à cause des rochers blanchâtres qui couronnent les crêtes du Pactyas, et qui sont de calcaire crayeux. Le surnom de la divinité qu'on y adorait est uu surnom local , auquel il né faut pas chercher d'autre signification. Nous voyons dans la même contrée Apollon Clariea, — Diane Éphésienne, — Diane Pergée, tous surnoms qui désignent des dieux topiques.

En parlant du bourg de Leucophrys, Xénopfaon ne fait aucune mention du nom de Magnésie. Cette ville existait pourtant alors, car sa fondation remonte à une antiquité bien plus reculée. Elle dut sa création à une colonie de Magnésiens des environs de Dotium en Thessalie (1), et arriva bientôt à un certain degré de puissance gui lui permit d'entrer en lutte avec Êphèse elle-même. Mais à l'époque de l'invasion des Trères en Lydie elle fut prise et presque entièrement détruite. Cest à l'époque de son rétablissement qu'elle fut transportée au lieu où nous la voyons aujourd'hui. Elle fut repeuplée par les Milésiens et par quelques habitants d'Éphèse. Aujourd'hui les ruines couvrent une étendue de terrain considérable , depuis les bains chauds jusqu'au delà du mont Thorax; la situation de cette ville peut

Diane, qui est eu grande vénération, et par un étang de plus d'un stade, dont le fond est sablonneux, l'eau vive, bonne à boire, et chaude. (Xcnophon, HelUnîca, liv. TFI, ch. a, p. a4i, Gail.)

(i) Strabon, liv, XIV, page 647.

être comparée à celle d'Éphèse.

la crête du mont Thorax est cou par une muraille m pierres de ouvrage des rois grecs ; elle est d< de distance en distance par de carrées. Les murailles descend* suite dans la plaine , et vont « le lit du Léthéus, où on les 1 encore presque intactes. Les pile truites en pierres de grand aj

3ue l'on retrouve dans le lit du onnent à penser qu'à uae i époque il a été en partie reafen l'enceinte. Du côté des eaux chu voit un stade entièrement co Tous les gradins sont encore en et Ton observe quelques piédest ont supporté des statues.

Le versant du mont Thorax éb 4n terrasses formant plusieurs sur lesquels s'élevaient divers ments. Le Gymnase est dans il C'est un vaste édifice, enticrenu serve, mais qui a tous les carMj Tâge romain. Il se compose d'uns saiïe, entourée d'autres salleu tites et disposées comme au g d' Alexandria Troas.

Le temple s'élevait au mille enceinte ae muraille, encore 1 ment conservée, et située dans 1 la plus basse de la ville.

Les colonnes de chacune di étaient tombées, en conservant) tance respective. L'entablement au milieu 6es joncs (ear les ma envahi l'aréa) une ligne de h marbre très-régulière. Sur les i les frontons tombés sans ordre fo deux monceaux de décombretj les pierres de la cella s'éleifl centre.

Le pourtour de l'édifice était de débris de toutes espèces : cha| statues brisées, colonnes d'un différent de celui du temple, d du côté de l'ouest, un massif qui paraissait avoir appartenu à née distinct.

La petite mosquée est bâtie ruines d'un autre édifice, et da gle sud -ouest de l'enceinte < grande salle divisée en travées j arcs décorés par des revête/»

marbre. C'était peut-être la Géro

Les différents morceaux de Te

t étaient reliés ensemble par des s de fer scellées en plomb. Une « de fer entrait dans le chapiteau et taie; des tenons étaient scellés i chaque pierre de la frise, et les " ; étaient reliées de même. J'ai î 10 musée du Louvre plus de igrammes de fer et de plomb i raines du temple. (Test ee svsfraatnre qui empêcha l'entante se disjoindre lorsque l'édi- ' .renversé par le tremblement nous eûmes une peine ■four tirer les morceaux à mesure pie présentaient.

lise de cet eut de l'édifice, que «parties de l'entablement étaient nés de la fondation , et que f serre n'a pu être placée après ; restauration. Chacune des i porte, comme repère, une lettre isur le lit supérieur. La série ! à l'angle S.-E. par la lettre mis sommes assuré qu'aucune i de la frise n'a été dérangée ; ■crampons de fer, scellés en Menaient le chapiteau à l'archi- ^ tontes les pièces de l'archiire elles. La présence du fer • pareil édifice pourrait donner i doutes sur l'âge de sa cons- ' i au Parthénon d'Athènes aies pierres étaient également l «fer. On trouve des traces de nt de fer dans des tambours s qui n'avaient jamais été dé-

} toutes les bases, qui sont de

fjnqu», restaient à leurs places

tu; elles sont composées d'un

c de marbre, et le tore est orné

Inng de feuilles ou de rais-de-

[Ces ornements varient sur chaque

I fûts sont cannelés , la colonne *fe de trois à quatre blocs de *• Les chapiteaux sont ioniques, "Ihele plus parfait ; les ornements sont variés sur les divers

■façade du temple était composée

it colonnes, dont les entre-colon-

ta'toientpaségaux, mais étaient

(dans des rapports qui s'accor-

"grfaitcment avec les proportions

|wgenr de la ceflaft .ctot ee que

Strabon entend par le mot Eurythmia.

Les colonnes extrêmes 1 et 8 s* ajustent avec les colonnes du portique latéral ; l'entre-cotonnement était de 2 mètres ; celles qui suivent, 2 et 7, sont placées dans l'axe du ptéroma ; les deux autres , 3 et 6, sont dans l'alignement dqs antes ; et enfin les deux colonnes du milieu, 4 et 5, s'alignent avec les deux colonnes qui étaient placées entre les antes. Cet entre-coionnement était plus large que tous lesautres, il était de 2m25.

Les deux frontons étaient tombés sans se disloquer. Nous n'avons pas trouvé de bas-reliefs dans celui de la façade. Celui du posticum offrait une particularité oui se rencontre rarement dans les temples antiques : il avait dans le milieu une fenêtre, dont le pourtour était décoré d'un bandeau architrave; elle était destinée à donner de l'air dans les combles. Cela prouve, à mon avis, que le temple n'était pas hypèthre, car les combles , dans ce cas eussent pris leur jour sur la cour intérieure.

Dans l'alignement du temple et du côté du posticum, on voit un massif de maçonnerie de marbre, qui est trop ruiné pour qu'on puisse en reconnaître l'ordonnance. Les eaux des marais sont plus profondes en ce lieu que partout ailleurs. Nous y opérâmes cependant quelques fouilles , qui mirent à découvert une jambe d'une figure plus grande que nature, en bas-relief: elle avait appartenu à un homme nu. On découvrit également le pied d'une statue de femme, chaussé d'un cothurne, et différents débris de torses de marbre. Ce petit édifice était carré. Les inscriptions en l'honneur de Nerva et de Marc-Aurèle et une inscription impériale que je n'ai pu lire prouvent que cet édifice était élevé en l'honneur de quelque empereur ; les autres inscriptions que i'ai copiées dans les différentes parties de l'enceinte sont toutes de consuls ou de pontifes.

Dans les fouilles qu'on a faites à Athènes autour du Parthénon, on a trouvé, dans l'axe de l'édifice du côté de Test, les débris d'un petit temple circulaire , avec une inscription en l'honneur d'un César. Ce temple occupe précisément la même place que le massif de maçonnerie qui est dans le Téménos de Magnésie.

te*

t/UMVËRS.

L'inscription suivante est gravée sur un piédestal en forme d'autel, à droite, c'est-à-dire à l'angle N.-E. :

A l'empereur Herva César Auguste, père de la patrie, grand pontife, revêtu de la puissance tribuniuenne, consul pour la troisième fols, le sénat philosébaste et le peuple ont élevé ( cette statue ),

Par les soins de Titus Flavius Démocharès, fils de Cyrena Démocharès, grand préire et écrivain du peuple.

L'autre inscription est gravée sur une stèle semblable; il est évident que les deux statues des empereurs faisaient face au frontispice du temple.

A l'empereur César, maître de la terre et. de la mer, Marc Aurèie Antonio, pieux, heureux, auguste. Marcus Aurelius Stratonfcus, et Siliclon Hléroclès, et Marcus Aurelius Ophelitus et Aurelius. (Dapb) itas, grands prêtres et écrivains, ont élevé (celle statue), Crispus étant logiste et asiarque.

Une inscription des plus importantes, au point de vue de l'étude de l'édifice, se trouve gravée sur un fragment d'autel; elle est malheureusement incomplète ; mais elle prouve d'une manière incontestable que ce monument est bien réellement le temple de Diane Leucopbryne, bâti par Hermogène.

Sous la stéphanophoried'Hécatodore, Aphrodite.... fille de Démocharès, était devenue prétresse de Diane Leucopbryne...

Une autre inscription, sur laquelle se trouve inscrit le nom de Diane Leucopbryne, a été rapportée par la Commission, et est déposée dans les galeries . du Louvre.

A la bonne Fortune... était devenue prétresse de Diane Leucopbryne...

Ces deux stèles étaient placées devant l'entrée du temple.

Le sujet de ces sculptures représente le combat des Athéniens contre les Amazones.

L'action commençait au frontispice du temple, pour se continuer sur les deux faces latérales et se rejoindre au posticum. Le morceau central représente Hercule vêtu de sa peau de lion et combattant contre deux femmes guerrières; la mêlée est confuse; les chevaux, luttant d'ardeur, prennent part au combat ; tous les Grecs sont à pied ;

les Amazones sont tantôt a d tantôt à pied : elles ont pour an sagaye , Parc et l'épée, et porta boucliers qui , d'après la disposit l'armature intérieure , devaient Ô cuir.

Le caractère le plus saillant de œuvre est la composition, qui un artiste consommé dans son art les pleins et les vides sont calculé une savante recherche . Les mouvt des figures sont justes et viveiua centués ; toute la partie sud est e»

avec un nerf et une habileté qui n'a d'égale dans les monuments dt romain. L'anatomie de chaque figi exacte , et il y a certains ajuste de guerriers grecs qui ne serais déplacés dans une figure destinée isolée. Cependant il ne faut pas 0 que cet ensemble comprenait pi quatre cents sujets; il n'est doi étonnant que , vus à terre, exami près l'un après l'autre, on trouve quelques parties des négligences!

sin qui paraissent étrangères ai grecque. Il faut convenir que lad sance de la sculpture monuments" édifices grecs d'Asie en est à sond Tous ceux qui ont pu comparer II de Magnésie du Méandre avec d Phigalie ont été d'accord pour connaître une grande analogie dl composition et dans l'exécution; de Magnésie est à plus haut relk il y a des figures qui se détachent plëtement du fond ; et l'on ne pej sue certaines d'entre elles sont V avec entente de la sculpture mosj taie, qui les place au preroi parmi les œuvres d'art de ci Nous devons cependant signal certaines parties une faiblesse i tion qui déparerait un sembla!

fice, si elles étaient placées l'œil du spectateur. 11 y a des dont l'incorrection dénote un peu exercée : mais vouloir s'atu de tels détails pour juger l'es d'un édifice qui passait pour un 4 remarquables de l'Asie, c'est fai cendre le grand art de l'arcbited niveau des figurines de cabinet, tons-nous qu'un hasard inespél ait permis de retrouver presque un monument que l'on croyait

et nous ait permis de à le jugement d'un écrichose si rare dans l'étude

la frise du temple de Phique ce monument est géeonna des artistes; mais observé, dans les murailles du Boudroumet dans celles de de Ces , des fragments de it des combats d'Amay êl qui , très-probablement, prodn tombeau de Maiisole. Ces exposés depuis tant de siècles i causes de destruction, sont aussi bien conservés que Magnésie; mais je remarque analogie dans la composition i, que je suis conduit à resculptures comme de la même

les artistes seront plus faine la sculpture des Grecs lorsque des monuments qui a rarement observés par des compétents seront plus conreconnaîtra cette vérité, que je "autres temps.

de Strabon n'est pas le mette à même d'apprécier it des anciens sur le temple le. Vitruve en parle avec un d'admiration assez rare chez , et il n'hésite pas à placer Hermogène au nombre des plus célèbres de son temps.

la ville de Magnésie, on t temple de Diane Leucophryne.

la excepte le temple d'Ephèse, ornent ,par sa grandeur, par la des offrandes , par ses justes hb et Part avec lequel il est tâi par l'ornementation du lieu ttrpasse tous les temples d'Apw sa grandeur il les surpasse tau, excepté deux, celui de Ket celui d'Ephèse. » Cest assez fiel point cet édifice était célèbre *; or, s'il fût resté sans être ter- Sfrabon n'aurait pas manqué de toper, comme il l'a fait pour le T*! Didyme.

Mite ou le téménos du temple feuéparune grande muraille en * de taille , à bossages, qui se rat- M*ux remparts de la ville; des

& Uvraivraison. (Asie Mineuse.) t. h.

tours carrées, placées de distance en distance, défendaient l'édifice contre toute tentative de rapine. Des portiques d'ordre dorique grec régnaient dans le pourtour; ils étaient d'une grande simplicité , et ornés dans l'intérieur d'une peinture unie. Sur le devant du temple, et un peu à gauche, était une enceinte en forme de basilique, et qui a pu servir de salle d'assemblée du conseil suprême.

On voit que les murailles de l'enceinte ont été reconstruites par les Romains, mais aveedes matériaux primitifs ; c'est, je pense, à l'époque où le droit d'asile fut augmenté par Tibère (1).

Les inscriptions ne permettent pas de déterminer d'une manière positive l'époque de la construction decet édifice ; mais on sait que tous les temples de l'Asie, à l'exception de celui d'Ephèse, furent brûlés par ordre de Xerxes (2).

Il n'est donc pas antérieur à l'invasion barbare. On sait, de plus que les principaux monuments religieux n'ont commencé à se relever de leurs ruines

3u'à l'époqued' Alexandre. Cette œuvre e restauration s'est continuée sous ses successeurs, et les princes Attales ont donné aux arts un essor que les Romains n'ont fait que suivre. Comme nous connaissons ta date de la reconstruction des temples de Priène, et que l'architecture de Magnésie a des rapports très-évidents avec ces derniers, il est naturel de regarder ces édifices comme à peu près contemporains ; et l'on peut, sans crainte d'erreur, admettre

3ue le temple de Diane fut construit ans la période de 330 à 300 avant J.-C. On ne doit pas douter cependant que l'ensemble des édifices sacrés de Magnésie n'ait été sujet à quelques changements, ou n'ait reçu des offrandes , aont quelques-unes consistaient en colonnes, autels, ou ornements d'architecture.

VILLES D'iONIE AU 8UD DU MEANDRE.

Toute la région de la vallée duMéandre au sud de Muet formait, à l'arrivée des Ioniens, un vaste golfe parsemé d'îles ;

(*) Tacite, ÀnnaUs, liv. III, eh. 67 .

(») Strabon, liv. XIV, p, 634.

L'GNIYERS*

aujourd'hui ce ne sont plus que des plaines marécageuses où les habitants construisent des huttes temporaires en branches de tamarises. Les villes de Myus, de Pyrrha, et d'Héraclée étaient des ports de mer, uni se sont trouvés ensablés par des aliuvions; et déjà cette action du fleuve se faisait sentir dès les première siècles de notre ère puisqu'elle fut cause de la ruine de Myus.

On ignore aujourd'hui où fut placée la ville de Myus; elle occupait au pied du mont Latmus un, petit golfe, ou plutôt une criquedépendantdu golfe de Milet, à trente stades environ de l'embouchure du Méandre.Tout ceterritoire fut enlevé aux Cariens, cependant les Grecs regardent Cydrelus comme le fondateur de Myus.

Cette ville fit partie de la confédération ionienne , et fut donnée à Thémistocle par Artaxerxe. L'existence de Myus ne fut pas de longue durée; les sables charriés par le fleuve ayant converti le golfe en un vaste marais, les moustiques et d'autres moucherons s'y multiplièrent de telle sorte que les habitants furent forcés de l'abandonner; ils se retirèrent à Milet emportant avec eux leurs meubles et les statues de leurs dieux. Du temps

de Pausanias il ne restait plus à Myus qu'un temple de Bacchus en marbre blanc. Pausanias ajoute que les habitants d' Atarnée près de Pergame eurent un sort pareil : ceci explique pourquoi les ruines d' Atarnée ont complètement disparu (1).

A quatre stades de Myus se trouvait le bourg de Thymbria appartenant aux Cariens; on voyait dans le même canton la caverne jEornum consacrée à Charon , du fond de laquelle s'exhalaient des vapeurs pernicieuses (2).

Les distances données par Pausanias et par Strabon seraient suffisantes pour faire retrouver toutes ces localités si Ton avait une base quelconque; mais comme elles sont comptées de l'embouchure du Méandre, on ne peut savoir d'où partaient les stades comptés.

Le petit bourg de Pyrrha était distant de cent stades d'Héraclée du Latmus, il était au bord de la mer, c'est-à-dire qu'on doit chercher l'em-

(i) Pausanias, liv. VIT, ch. a.

(a) Straboi», XIV, 636,

placement de ee bourg dans les qui bordent, au nord, le lac de Le mont Latmus (1) dont la ï baignée par les eaux du Méai donné son nom à la ville de I qui fut ensuite appelée Héracl* est brièvement mentionnée par 1 graphes, mais n'a jamais joué i marquant dans l'histoire. Les sont encore remarquables, et i sition près du Jae de Bafi est 4 pittoresques.

EUINES d'hBBAGLBB DU LAX

Héraclée est située à la ban de la montagne, et le pied de si railles baigne dans les eaux 4 Elles sont construites en pier grand appareil , mais ont été en j partie restaurées sous l'empire byi alors que déjà Héraclée ne coa quait plus avec la mer. L'édifice lq conservé est uu théâtre, adotf montagne , et dont le proseeniaj face au lac. Les gradins ont été âj ils formaient deux précinctionsal les on arrivait par des escaliesj ouvert j

La pente du terrain de la rib; rachetée par des terrasses cofl Priène; elles communiquaient elles par des escaliers taillés & roc. Sur Tune des terrasses était l'Agora, sur l'autre sont les j d'un petit temple prostyle, qui converti en église.

Les tombeaux de la nécropole raclée sont de deux genres ûiffé les uns sont des caveaux taillés à roc , les autres des sarcophages dd ou de marbre. La plupart des| ments d'Héraclée sont de l'époûj maine, il faut en excepter <Â parties des murailles, et les ten de l'Agora. Héraclée participa aux soutenues par la confédération job contre les rois de Perse; elle sert joug de Xerxès après la batailM lamine ; mais elle retomba peu de J après sous le gouvernement d'Ara reine d'Haï icarnasse, qui enleva u par surprise. Elle fit ensuite sait»

possessions de la reine Ada, <p

(i)ForAvi9 I"ven.JII,'p.&

Si»

da pouvoir suprême par A-

LHéndée Ait alors incorporée

tûrie, et c'est sans doute à cette

eque Latnras prit le nom d'Hé-

; Hétiogabale lui décerna le titre

Meta (t) place dans

i Latnius qui dominait Héra-

i (*) le met en Carie: run

t la fable d'Endymion

i Latmicus sinus prenait

a nom de cette montagne.

" atMDfi de saint Paul à É-

àMiletattirèrentdans la contrée

nombre de cénobite», qui

Ile mont Lainraa cmmxe lieu

Chandkr visita une

t&tnée dans la partie la plus

de la montagne; c'était

» neher creux* dans l'intérieur

t peinte, par compartiments,

• de Jésus-Christ. D'autres ta-

; ornaient l'intérieur de

. On lui signala un grand

dises dispersées dans plu-

de la montagne; ces

n'ont jamais été visités

tpéens. Dans le moyen Age

tdeLatmus disparaît complète-

î l'histoire; il est remplace par

s mont Latrosdans Curopalate

^édreuns : c'est sous ce nom

Jjiille et la montagne sont inscrites

' s notices ecclésiastiques.

12 les cénobites du mont Latros

(quelquefois les conseillers des

s, et plus tard Alexis Com-

i Cnristo-Doulos, abbé de

ir un monastère dans l'He

|éféque avait sous sa juridiction de monastères en Asie; i à peu ces couvents se ferans la crainte des Turcs, qui ità devenir redoutables (3).

htib,).I,ch. 17.

iGoron, TuscuL,L I, ch. 3$.

Ifobié du Bocage, Notes sur ChandUr,

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