‹ Asie mineureChapitre 196 sur 428 · TBADUCTION DU FI RM AN DE VOYAGE DE SMYBNE A SCALA-NOVA · texte numérisé non relu

TBADUCTION DU FI RM AN DE VOYAGE DE SMYBNE A SCALA-NOVA

« Très-illustres docteurs orthodoxes qui vous trouvez placés en qualité de juges, mouftis sur la route de Smyrne aux lieux désignés ci-après, et vous, administrateurs, membres des conseils municipaux, etc., sachez que, l'ambassadeur de France nous ayant exposé, dans une note officielle, que M. Texier, beyzadé français , escorté de quelques compagnons et de quelques serviteurs, désirait voyager de Smyrne à Couch-Ada Magnésie du Méandre, Aïdin et Denguizli , et qu'il demandait , en conséquence, un firman qui garantit la sécurité de ces voyageurs, nous avons' bien voulu leur accorder le présent firman.

A son exhibition dans tous les districts de vos Juridictions respectives, vous aurez soin de les faire voyager afvec les plus grands égards, de les pourvoir des vivres et des montures pour leur argent, au prorata de leurs besoins, et d'exercer envers eux les lois de la révérencieuse hospitalité. Sachez-le ainsi , et gardezvous bien d'y contrevenir, car nous entendons que nos ordres soient exéeutés sans la moindre infraction.

L'UNIVERS

« Donné à Constantinople , au commencement du mois de djémazi-oulewel 1258(1842). »

Pour se rendre de Scala-Nova à Magnésie, on peut suivre deux routes : la première par Seukié; c'est celle oui est praticable aux voitures; on peut rappeler la route du sud; la seconde, passant par Dermen-déré ou Ortygie , est à peine praticable aux cavaliers. 11 faut franchir une des crêtes les plus élevées du Mycale pour aller chercher les sources du fleuve Léthçus , dont le cours se dirige vers la plaine de Magnésie. Cette dernière route n'a pas plus de douze à quatorze kilomètres de parcours : quatre kilomètres jusqu'à Dermen-déré; on monte ensuite, à travers des rocs éboulés, jusque la partie haute d'une vallée appelée Atchiova , au milieu de laquelle est un grand village. Le sommet du col dont je viens de parler est occupé par des constructions oui se confondent tellement avec le rocher, qu'on a peine à y distinguer le travail des hommes; ce sont des pans de murs composés de pierres brutes, de dimension colossale, et qui sont contemporains du Nymphée d'Ortygie (1). Ce sont sans doute d'anciens ouvrages des aborigènes. Au village de Atchiova , on remarque plusieurs fats de colonnes de marbre cannelées , de 0,80 à 0,90 de diamètre. Comme cet endroit est complètement cerné par les montagnes, il n'est pas probable que ces antiquités aient été apportées d'ailleurs; néanmoins, on ne saurait dire d'après la seule inspection des lieux à quel édifice elles ont appartenu, ni déterminer le nom antique de l'endroit. 11 y avait aux environs de Magnésie un temple trèsvénéré de Dindymène ou Cybèle, dans lequel la fille de Thémistocle avait exercé la prêtrise. Ce temple n'existait plus du temps de Strabon ; les ruines que l'on voit près du village pourraient faire supposer que l'ancienne Magnésie (2) était située dans cette vallée.

Après le village on commence à monter de nouveau, marchant toujours sur un sol de pierre calcaire, couvert de la végétation la plus riche et la plus sau-

(i) Voyez page 3*5, Ortygie.

(a) Strabon, XIV, 647.

vage. Les lianes qui se mêlent ai bousiers et aux chênes -lièges fo des berceaux de verdure impénél au soleil. Arrivé au sommet de cet tie de la montagne, on reconnaît roche change de nature : de longue tifications de marbre blanc appar.

sur le flanc de la vallée, qui rém eaux de tous les plateaux supéi et donne naissance au Létbéus ( n'est pas, en ligne droite, à plus kilomètres d'Éphèse. C'est dansa rection qu'il faudrait chercher l< rières de marbre blanc découvert le berger Pixodore. Peut-être poi on y trouver l'autel d'Évangéîu Ait élevé par ordre des Éphésiensi cours du Léthéus s'augmente 1 ment du tribut d'une foule de rui qui coulent de ces montagnes. I avant l'arrivée dans la plaine de I sie, il traverse uu village turc donné, où sont de nombreux défi colonnes, d'entablements, et tout constitue une station ancieuni importante. Mais il n'y a poing criptions : elles ont sans doute en l'habitude, employées dans le cm turc; peut-être faut-il voir danse droit remplacement de l'ancienne nous dirons en décrivant la pla quel lieu fut situé l'Antre d'Apoll

Le fleuve Léthéus , une fois 4 gagné la plaine, forme des mare dont l'étendue s'augmente chaque!

et a fini par chasser tous les hal de ces districts.

La route de Scala-Nova à Ma,

§ar Seukié est établie sur une j épression de terrain qui existe à mont Mycale proprement dit etl tie que les anciens appelaient Pi C'est véritablement le grand passai caravanes entre la vallée du Ml et le port de Scala-Nova.

En quittant cette ville, on cont le mamelon sur lequel est établi « teau, pour gagner le bord de la m face.de l'île de Samos. On marc!

suite droit à l'est, jusqu'à une foi d'eau minérale tiède, qui sort du

(1) C'esl incontestablement celle bj du Mycale qui chez les anciens poil nom de mont Pactyas.

(a) Sti-aboo, XTV, p. 646.

ine isolée. Cette colline est de constructions archaïques pélasgique. Nous avons décrit ooostnietion dans le chapitre sur ' Unetamen plus approfondi de ooos porte à croire qu'on identifier avec celles de la , qui, suivant quelques autenaît àla Lydieou à la Carie, de Byzance et Scyjax émetsujet des avis opposés. Mais le de ces deux géographes dit que d'Anes était située à l'opposite i;elle est donc plutôt comprise limite de la Lydie. Hiéroclès, Sjroecdèroe, place cette ville dans e d'Asie. Cest encore une raila regarder comme une ville Thucydide mentionne souvent comme ayant été occupée >es exilés de Samoa dans la partie de la guerre du Pélopon- ^irantcel historien, c'était une ime, ou au moins accessible car les habitants de Chio y descente, et de là se mirent avec les Milésiens. Il résulte d'un autre passage , qu'un ien, nommé Lysiclès, étant Myus avec douze barques , r terre à travers la plaine du mais il fut attaque par les les habitants d'Anéa, près it qu'on appelait Sandius fut mis en déroute. 11 paratt après cela, que les Anéites étaient le voisinage du Méandre, ie et Priène, dans le groupe x qui sépare ces deux villes; territoire s'étendait jusqu'aux mer de Samos. Etienne de dit que cette ville avait pris son "amazone Anéa.

de la route est tracé à tra-

terrains accidentés du mont

jusqu'à Seukté, ville moderne,

trouve quelques fragments an-

"Kis qui sont apportés de Sam-

^cienne Priène.

*st située dans la plaine du

: de là aux ruines de Magné-

parcours n'offre aucune difficulté.

est d'environ douze kilo-

^dide, IV, 7 5; III, Ij..

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