ABRITÉE DE LA COLONIE GRECQUE
était une ville carienne ; elle exisl'arrivée des premiers colons
, mais les habitants, moins oraque leurs compatriotes, se mon-
hospitaliers envers les Mvniens
fcnène, qui débarquèrent a Téos «conduite d'Alharaas. Cet accueil
ne ne tarda pas à être connu en
et attira dans la contrée des cowmeusqui vinrent sous la conduite fccus s'établir à Téos. Cette seconde «ion fut suivie, quelques années ■ par une troupe d Athéniens et de
os conduits les premiers par Nauet les seconds par Hérès. Ces der- I venus furent reçus avec amitié Apœcus. La population carienne se
absorbée parla population de race . enne et, à partir de ce temps, devint une ville grecque qui acquit H important dans la confédération toe (t).
* était située sur une presqu'île « face à ille de Samos. Elle acquit ut assez d'importance pour être une ornières villes que les Perses atwt dans la guerre acharnée qu'ils [t aux villes d'ionie. L'exemple des 'toute de Phocée fut suivi par les ■**! et lorsque la ville fut sur le point
I») tannas, VII, 3.
de se rendre ils montèrent sur leurs navires et quittèrent le pays ; mais peu à peu les anciens habitants revinrent en Ionie, et lorsqu' Alexandre eut chassé les Perses, Téos devint une des villes les plus riches et les plus florissantes de la contrée. I*es ruines qui existent encore attestent que les Tétens étaient arrivés à un éminent degré de perfection dans la pratique des beaux-arts. Le nom seul d'Anacreon suffirait pour illustrer une ville, et dans le grand nombre de littérateurs que Téos a produits, Apellicon est celui qui a rendu le plus eminent service en conservant les œuvres d'Aristote.
Fêtes Dionysiaques. Il n'est pas étonnant que le culte de Bacchus eût été en honneur à Téos plus que dans aucune autre ville d'ionie. Pour les Grecs lettrés cette divinité ne représentait pas seulement l'abondance des récoltes et des produits de la vigne> c'était encore le père et le propagateur du dithyrambe et de la tragédie lyrique. Les têtes de Bacchus étaient accompagnées de cérémonies poétiques auxquelles prenaient part une foule d^nitiés. On ne peut mettre en doute que la tragédie attique n'ait pris naissance dans le dithyrambe dionysiaque. Le nom de dithyrambe comme fête en l'honneur de Bacchus est d'origine si ancienne, qu'on peut imaginer qu'il est arrivé chez les Grecs avec la connaissance et le culte de cette divinité; il semble que le nom de dithyrambe a été créé pour rappeler la double naissance du dieu Bacchus; et lorsque le peuple la célébrait par des chants et des danses, les rhapsodes son t venus ajouter l'élément épique à ces fêtes populaires, ils ont entremêlé les chants de dialogue et de musique. Ce mélange de cérémonies religieuses et de joie populaire s'est ensuite formulé sous une forme plus poétique et non moins émouvante ; les initiés couverts de masques de fantaisie, vêtus en satyres et en silènes accompagnaient les cortèges dionysiaques en chantant et en dansant. Le dithyrambe devenait alors une sorte de récitatif accompagné de gestes. Dans l'attente de la naissance du dieu, le poète exprimait tous les sentiments d'espérance et d'incertitude, qui se terminaient par des chants d'allégresse quand
L'UNTVmS.
la naissance du dieu était proclamée.
Jusqu'au poète Arion, Le dithyrambe fut mêlé d'improvisations gui étaient laissées aux inspirations des initiés, vinrent ensuite les poètes dithyrambiques, qui mirent plus d'ordre dans ces corn-1 positions ; ils inventèrent la forme antistrophique, qui était chantée tour à tour par les deux moitiés du chœur. Le poète' Tisias perfectionna cette forme poétique en faisant suivre Tantistrophe de l'épode, qui était chantée par le chœur au repos. On appela ce poète Stésichore parce qu'il avait appris au chœur à se tenir tran-
auille: Le dithyrambe était accompagné ans son exécution par l'harmonie phrygienne, qui était surtout en usage dans ces fêtes a cause de son caractère éminemment noble. Le mode lydien, plus passionné, était réservé pour les cérémonies qui s'accomplissaient autour des temples ; c'est le poète Sacadas qui avait posé les lois du chant épodique, dont trois stances se mettaient après trois stances de l'harmonie originale.
Telle est l'origine de la tragédie, qui, aux fêtes de Bacchus, où l'on conduisait un bouc ( tragos)y a commencé par des poésies religieuses chantées en l'honneur du dieu. Après les poètes dithyrambiques vinrent les poètes scéniques, dont le plus célèbre est Thespis, qui doit s'être inspiré des rhapsodes ou récitateurs des dithyrambes.
Avec Thespis l'action devient moins bruyante, les rôles sont plus tranchés et les récitatifs du chœur mettent le spectateur en relation plus intime avec le rôle principal ; en un mot Thespis invente la représentation théâtrale, la tragédie est créée, mais elle reste toujours une des grandes cérémonies des fêtes de Bacchus, les représentations publiques ne sont données qu'à l'époque des fêtes dionysiaques, qu'on appelait a Athènes lénéennes ou antbésteries à cause du mois où elles épient célébrées.
Une ville toute consacrée au culte de Bacchus devait attirer dans* ses murs tous ceux qui par leur goût ou leur talent pouvaient concourir à l'éclat de ses fêtes. Aussi Téos était-elle devenue le point de réunion de tous les comédiens, qui avaient formé une confrérie sous le nom de Dibnysiastes \ ils étaient savamment organises et avaient obtenu le droit
de cité à Téos; plus tard ils allèrent tablir à LébédUs. Les entrepreneurs spectacles, les asïarques et fous ceux i étaient chargés de présider ou d'orgi ser dés fêtes publiques s'adressaient:
chefs de cette corporation qui envoj des troupes d'acteurs dans toutes parties du inonde romain. Nous vojj a Vienne en Dauphiné une il gui constate que ces troupes v< jusqu'en Gaule ; elle est ainsi c « Les acteurs d'Asie et tous cent appartiennent à la même corporatii sont élevés à eux-même* ce monu de leur vivant (I). Telles furent I«i gines du théâtre autique : on ne < donc pas s'étonner de retrouver, monuments destinés aux jeux de UN même dans les plus petites villes, p qu'ils faisaient pour ainsi dire p des cérémonies du culte.