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CHAPITRE LU

SOULÈVEMENT DBS TÉÏENS ATHÈNES.

Après les désastres de Téïens tentèrent de secouer le, , thènes en prenant parti pour les ponésiens. Les Athéniens avaient!

Téos une longue muraille qui sejj la ville du reste du continent; SJ byochides, amiral de Sparte, arw Samos et invita les habitants à se tranquilles. Ceux de Téos ne von pas d'abord accueillir l'armée del mais à la nouvelle de la fuite des niens, ils lui permirent d'entre multitude abattit la muraille q Athéinens avaient élevée du cfl continent. Tagès, héparque de 1 pherne, aida les Téïens, a démdj mur. Tissa pherne lui-même acw détruire ce qui restait des mal Téos, et après que l'armée de ter* quitté Téos, il s en retourna (2). fol nemente marquent bien la date construction des murs de Téos ; en Athènes, ayant reconquis sa supéi 'sur les villes d'Asie, fit rétablir la railles détruites : ce sont celles do

(i) Scenici asiatioani et qui in eodea pore gunt yivî sibi fectruat (a) Thucydide, liv. Tttï, 18, «.

twt ks vestiges, et qui datent du quatrième aède avant notre ère. Cest aussi pendant cette période que se construisirent les temples dont on voit aujourd'hui les ruines : Hermogène allait ouvrir une ère nouvelle pour Y architecture jaune , les arts et la poésie s' unisse* pour faire de Téos la ville la plus ttaguée de J'Ionie.

flans la guerre contre Antiochus les K«ns rendirent à la flotte romaine un ôuoeot service et la sauvèrent pour m dire d'une destruction complète.

Içolos, le préteur, qui commandait iwe quatre-vingts vaisseaux dans ces asseyant appris que la ville avait fourni *■ provisions à la flotte royale et avait tons de fournir cinq mille amphores 1 * iâ pour son usage , fit voile pour |l»,et?int mouiller avec toute sa flotte faste port qui est derrière la ville; il •roya ensuite des troupes de débarquerai a?ec ordre de ravager tout le terâwre des Téïens. Les habitants, effrayés |i dommages que leur causaient les iwpes, envoyèrent aux Romains à titre à suppliants des orateurs le front cou-

tet vêtus de longues robes. Mais le or refusa de recevoir les députés à ■m que les citoyens ne consentissent donner aux Romains le même secours fax ennemis.

i Pendant que les magistrats délibérât avec le peuple, Polixénidas, lirai de la flotte royale , ayant fait ie de Golophon avec quatre-vingttfaavires, et ayant été informé des estions du préteur et de la position i» flotte occupait dans le port, l'espérance de réduire la flotte s, comme il venait de faire pour lotie rbodienne à rentrée du port à Samos. L'entrée du port de était si étroite que deux vaisseaux Juraient à peine y passer de front. Son ta était de s'établir dans le détroit priant la nuit, et avec dix vaisseaux de Nuier le promontoire pour interpola sortie aux navires, et avec des trouai de débarquement, d'attaquer l'en- *nj par terre et par mer ; ce plan eut ^ssi si les Téîens, conformément à la «mande du préteur, n'eussent consenti 1 tubarquer les vivres et n'eussent fait *ir la flotte dans le port qui est en frant de la ville et qui était plus corn-

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mode pour embarquer les denrées. Le camp a' Antiochus était sur te continent, et un Rhodien avait fait voir le danger que présentait le mouillage de la flotte. Dès qu'on fut arrivé dans l'autre port; soldats et matelots quittèrent leurs navires pour embarquer les provisions, lorsqu'un paysan informa le préteur que la flotte de Polyxénidas était en vue.

On sonna sans retard le retour à- bord; la confusion fut extrême, chaque vaisseau faisant force de rames pour sortir du port; la flotte romaine finit par gagner le large et put échapper à un immense danger.

Après la défaite d'Anttochus , Téos avec toute l'ionie passa sous le pouvoir des rois de Pergame, et sous rempire romain ; elle fit partie de la Province d'Asie. Lorsque le christianisme se répandit en Asie, les habitants de Téos furent des premiers à se convertir, et du temps de Polycarpe, évéque et martyre à Smyrne , Daphnus était déjà évéque de Téos. Selon les notices ecclésiastiques, on compte cinq évoques de Téos jusqu'au temps de Romain Argyre; ce sont : Maxime, Gennadius, Cyrille, et Sisinnius, qui fut évéque de Téos pendant vingt-quatre ans (t).

D'après l'état des ruines de cette ville, on peut être certain que presque tous les monuments antiquesontetérenversés par un tremblement de terre; ils forment des monceaux de décombres accumulés :

ce n'est pas ainsi que les édifices se détruisent sous l'action tente des siècles.

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