III
(4) Pausanias, L X., 27.
w mouvement de migration en Asie ; ► <joi est certain, c'est que l'irruption «Scrtnes en Asie suivit de près la ftfuete de Sésostris , et que ces peute restèrent maîtres du pays pendant mut cents ans.
Sésostris en revenant dans ses États (■élisait avec lui un grand nombre fWÉantsdes pays qu'il avait conquis; î «te qui se faisait en Asie était rempli v les migrations venues d' Europe .
ta avons exposé plus haut (1) les iports qui pouvaient exister entre la » des Phrygiens et celle des Pelast; mais l'élément purement asiatique fesit modifier la population phrygienne m\ donner une physionomie diffé- |Hi de celle des Lydiens leurs voisins. I* règne du premier Midas remonte 'Coques fabuleuses, dans lesquelles %* pourrait difficilement sS venons se perdre; mais il existe endes monuments qui prouvent ie ancienne dynastie de ce nom a sur la Phrygie antérieurement eonqnêtes deCyrus. Il n'est pas ibte, i éanmoins, que les premiers tiens qui vinrent s'établir sur le d plateau intérieur de la presqu'île I trouvé une contrée complètement We; mais l'histoire est muette sur jjAorigènes gui ont occupé le pays «les Phrygiens. Les peuples de la **~>taime et de la Syrie avaient ceit envoyé des colons dans la orientale de l'Asie Mineure. Les étaient établis dans une des vastes de ce territoire , et les Leucooccupaient une partie de la loce et du Pont. Ces peuples transporté en Asie le culte de "s dieux syriens et persiques, I* répandirent promptement jusque
■ la Phrygie. La Vénus des Phétes, adorée sous l'emblème d'une Jfeeomque, eut bientôt sa rivale
■ la pierre de Pessinunte , que l'on p tombée du ciel. On éleva aux F Men et Mithra des temples qui Jurent de richesse et de grandeur •itt centres religieux les prus célè- £\Cependant, la divinité qui fat "«paiement honorée par les Phry- *** était Cybèle ou Rhéa. Cette divi-
iWP.ili, ehtp. XIV.
nité fut aussi, surnommée Agdistis, et laissa son nom à la montagne qui domine la ville de Pessinunte. On peut voir dans Arnobe (lH'origine de ce surnom , et la fable de Nana , fille du fleure Sangar, qui fut la mère d'Atys. Le culte de la mère des dieux acquit une telle importance en Phrygie, que les , surnoms de la déesse sont toujours pris de quelque localité de la contrée, et que les galles, ses ministres, furent ainsi appelés du fleuve Galhis, l'un des affluents du Sangarius. Strabon nous apprend (2) que lés mystères de la déesse pratiqués en Phrygie ne diffèrent pas de ceux des Cabires , usités en Samo* thrace, et croit que les Cabires, les Dactyles et les Curetés tenaient à une même confrérie. Le surnom de Dindymène fut également donné à plusieurs montagnes, au sommet desquelles se trouvaient des temples de la mère des dieux. Ce culte fut pratiqué dans la Phrygie Brûlée, aux environs de la ville de Cadi, et dans l'île de Cyzique. A l'époque des secondes migrations, les Phrygiens se trouvèrent repoussés vers le sud, et les Bithyniens s emparèrent de cette partie de la Phrygie , qui fut appelée Ëpictète. Les Mysiens prirent les rivages de la Propontide et de la mer Egée jusqu'au golfe Adramytte; les colonies éohennes s'établirent sur la côte occidentale, de sorte que les rois de Phrygie se trouvèrent relégués sur le grand plateau central qui s'étend d'une part jusqu'à l'Olympe, et de l'autre jusqu'aux montagnes de la Pisidie. Ce rut là le royaume héréditaire des princes de la dynastie de Gordms et de Midas.
Il comprenait une partie de la Lydie , la Phrygie Brûlée ou Catacécaumène, l'ancienne Mœonie, les sources du Méandre et ses affluents , et le versant septentrional du mont Cad mus. A l'est du Sangarius, les Phrygiens s'étendirent le long des frontières méridionales de la Paphlagonie jusqu'aux bords de l'Halys.
Au moment de leurs premières migrations , les Phrygiens, pressés par la nécessité de se créer des demeures, profitèrent des éléments que la nature leur offrait dans leur nouveau pays. Les
Adversùs gentes, lib. T.
a) Lib. X, p. 470.
L'UNIVERS
frandes falaises volcaniques, composées e tufs tendres et faciles à travailler, furent creusées pour y établir des demeures, des temples 'et des tombeaux. Les premiers Phrygiens devinrent eu un mot peuple troglodyte, et après tant de siècles nous sommes étonnés de la variété et du nombre inflni de grottes, de labyrinthes taillés dans le rocher, et dont la conservation est parfaite. Vitruve (!) suit la marche ascendante de Fart de bâtir chez les Phrygiens. Ils se creusèrent d'abord des sortes de tanières dans le sol friable ; ensuite ils surmontèrent ces demeures d'un toit conique ; plus tard, le bois fut employé dans les constructions, mais avec économie, car un des caractères de la contrée est d'être totalement privée d'arbres ; les vallées du Sangarius sont ombragées d'une maigre végétation : on ne rencontre les forêts que dans la chaîne de l'Olympe phrygien.
Deux villes furent fondées par les rois Midas et Gordius ; mais l'usage de confier aux rochers les souvenirs nationaux ne fut cas abandonné, et nous retrouvons aujourd'hui plusieurs de ces grands monuments conservés au milieu des solitudes.
Les Phrygiens n'avaient pas apporté des contrées de la Thrace l'habitude de creuser dans les rochers la sépulture des morts : ce mode d'inhumation fut, depuis la plus haute antiquité, pratiqué en Egypte; il est bien probable qu il fut transporté en Asie par les colons qui suivirent les armées de Sésostris. Ce ne sont pas d'ailleurs les seuls colons égyptiens qui aient été établis en Asie Mineure : plusieurs villes étaient surnommées villes égyptiennes, parce que l'ancien Cyrus y établit des Egyptiens qui , étant venus pour les intérêts du roi d'Assyrie, passèrent au service de son vainqueur ; après la bataille, Cyrus leur donna des villes dans le haut pays, lesquelles, pour cette raison ont été appelées villes des Égyptiens ; il leur donna encore Larisse et Cyllène dans le voisinage de Cymé, et toutes ces villes, du temps de Xénophon, étaient encore possédées par leur postérité (2). Les Égyp-
(i)Liv. i5, ch. i.
(a) Xénophon, Cyrop.,X\v. VII.
tiens, si fidèles à leurs usages nation auront certainement transporté < cette partie de l'Asie le mode de si titre usité dans leur pays, aussi m vons-nous pas nous étonner de ret ver dans ces antiques monument! caractères qui rappellent ceux de
Sypte, comme les colonnes courtes es chapiteaux en corbeilles et les tes en pylônes, forme qui certaine] a été empruntée aux Égyptiens pu Grecs.