CHAPITRE VI- REVOLTE DE PROCOPE (S
La révolte de Procope contre pereurs Valentiniens et Vslens de grands troubles dans la Phrygî Bithynie; ces deux provinces fui théâtre de combats qui mirent en ger le pouvoir impérial.
Procope était né en Glicie; il *P tenait à une famille illustre, et sa
(1) De JEdi/tciis.
(a) Voy. page 10.
(3) Ammien Marcellin, liv. XXVI,
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accès aux t d'abord mais à la Mon qui se ambition ; t en œuvre
Perse , Pro-
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u lui facilitait les
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•ctions de Pétronius,
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i publique, les vœux
ire partie de lapopu-
mople étaient de voir
e abhorré.
alens se disposait à se
; déjà il était sur les
i Bithynie, lorsqu'il ap-
ilations de ses officiers,
étaient prêts à tomber
res des Thraces. 11 or-
bamp d'envoyer un corps
'fanterie et de cavalerie
re pour arrêter cette in-
"S que Procope parvint à cohortes qui étaient de pasttaotinople pour se rendre Dans une assemblée tenue, a nuit, aux bains d'Anastat arrêté que Procope serait ftpereur. Le nouveau prétendre et décharné, et vêtu, faute •- pi trouver un manteau impé- #ae robe brodée d'or, dans le ^ «celles des officiers du palais, tot ane chaussure de pourpre,
fc'UofttsOft. (ÀSïlMlNBUHB.)
parut devant les cohortes, et leur promit en même temps dignités et richesses. Il marchait entouré de soldats qui élevaient leurs boucliers sur la tête du nouvel empereur, de erainte que du haut des toits il ne fut accablé de tuiles et de morceaux de pierre. Le peuple ne témoigna ni joie ni répuganoe, cependant la pensée de la chute du ministre Pétronius réunit encore quelques nouveaux partisans; aussi lorsque Procope, monté sur le tribunal , eut terminé sa harangue, il fut accuelli par les acclamations du peuple et proclamé empereur.
Pendant ce temps Valons était sur le point de quitter Césarée de Cappadoce pour se rendre à Antioche ; à la nouvelle de ce soulèvement, il revint sur ses pas et se dirigea vers la Galatie.
Procope, de son côté, mettait tout en œuvre pour asseoir sa 'domination; les partisans de Valons étaient envoyés en exil; le prétendant savait mettre à profit la présence dans son camp de la petite-fille de Constance, dont on vénérait la mémoire ; il faisait promener en litière Faustine, mère de cette enfant, et faisait valoir l'honneur qu'il avait d'être parent de l'empereur Julien. Les largesses qu'il distribuait aux soldats se composaient de pièces d'or frappées à l'effigie du nouveau prince.
A son retour en Galatie Valons fut consterné des nouvelles qu'il recevait de Constantinople, il osait à peine continuer sa route, et était sur le point de se dépouiller de ses vêtements impériaux comme d'un poids insupportable ; mais il en fut empêché par ceux qui l'entouraient, et qui lui conseillèrent de marcher droit sur les rebelles. L'empereur fit prendre les devants à deux corps de troupes nommés les Joviens et les Victoriens avec ordre de commencer l'attaque du camp ennemi. A leur approche, Procope abandonna Nicée devant laquelle il se trouvait , et se hâta de venir à Mygdonie , ville de Phrygie que l'on croit être la même que Midœum. Le fleuve Sangarius baigne cette place.
Lorsque les légions furent sur le point d'en venir aux mains, Procope s'avança seul entre les deux armées, harangua les troupes, et se présentant comme
L'UNIVERS
légitime héritier de L'empire il rappela aux soldats les serments qu'ils avaient prêtés à leur souverain. Les troupes attendries par les discours de Procope, baissèrent leurs enseignes en signe^ de soumission , se rangèrent de son coté, et le reconduisirent au camp au milieu des acclamations en le nommant empereur.
Pendant le séjour de Valens en Bithynie, le tribun Rumitalca, qui était passé au parti de Procope, vint par mer à Drepanon , qui s'appelait alors Hélénopolis, et de là s'empara de Nicée plus vite qu'on n'aurait osé l'espérer.
Valens envoya Vadomaire, aneien roi des Allemands pour faire le siège de cette place, et continua sa route vers Nicomédie. 11 en sortit ensuite pour pousser avec vigueur le siège de Chalcédoine ; mais les assiégés résistaient vigoureusement. Valens, découragé et manquant de vivres, se disposait à se retirer, lorsque ceux qui étaient dans Nicée, en ouvrirent tout à coup les portes, détruisirent la pins grande partie des ouvrages, et se hâtèrent, sous la conduite de Rumitalca, de prendre à dos et d'envelopper Valens. L'empereur, prévenu à temps, se sauva par le lac Simon (Sophon ) et les détours du fleuve Gallus ; la Bithyoie entière tomba au pouvoir de Procope.
Valens avait fui jusqu'à Ancyre; là il apprit que Lupicin arrivait de l'Orient avec un corps considérable ; il envoya Arinthée, habile général, pour arrêter les ennemis. Cet officier, parvenu à Dadastane, se trouva en présence rî'un corps commandé par Hypéréchius, qui jusque-là n'avait eu dans l'armée
3u'un poste subalterne. Arinthée déaigna de combattre ce partisan, parvint à le faire arrêter par ses propres soldats, qui le conduisirent garotté au camp d' Arinthée.
Pendant ce temps, Procope qui voulait s'étendre à l'occident, avait envoyé un corps d'armée pour attaquer Cyzique, qui tenait encore pour Valens. Les assiégés avaient fermé les ports au moyen d'une chaîne , le tribun Alison parvint à la rompre en employant un moyen d'attaque aussi ingénieux que nouveau, et Cyzique tomba au pouvoir de Procope'. Il traita avec douceur les habitants
qui s'étaient vaillamment défendu:
nomma à un poste qui équivalait à de préteur Horroisdas, descendant rois d'Arménie, dont la famille été amenée à Constantinople. Prot ébloui par cette victoire, perdait temps a ranger sous son pouvoi petites villes d'Asie, pendant qui lens, aidé des forces que lui avait nées Lupicin, marcha sur PessiBj qu'il fortifia sans délai contre tout taque imprévue. Il se disposait à cher sur la Lycie pour y attaqua moaire ; mais les conseils de ses oflB le détournèrent de cette entrepris agissaient incessamment sur l'esprit partisans de Procope; Gomoaire même vint spontanément se réuni| troupes impériales.
Valens, satisfait de ces renforts, | en Phrygie pour attaquer Procoj bataille eut lieu aux environs M coleia. Le succès était encore ioeef lorsque le tribun Agilon passa avj troupes du côté de Valens. Tori pérance de vaincre devenait tikM Procope prit la fuite, et se cadM les bois et dans les montagnes; m suivi de Florence et du tribun Bank Sur la fin de la nuit, Procope. erfl découragé, fut saisi et garrotté pi Cens de sa suite, et conduit, torèf jour fut venu, dans le camp de ?i qui lui fit trancher la tête. i
Les événements qui mirent I formidable soulèvement d'une ( de l'Asie contre le pouvoir de Val* terminèrent dans la contrée borflj nord par le cours du Sangarkti ville d'Eski cheher ouDoryléeàri et Pessinunte à l'est. C'est dam' région que nous devrons recherehi villes de Midœum et de Nacok*
Le pays désert et boisé où se l Procope est le groupe montagow nous avons retrouvé les tombeau rois de Phrygie; nous verroosa pouvons accorder la géographie derne avec les faits historiques ce pays fut le théâtre.