CHAPITRE XXn
NAGOLÉIA.
Nacoléia était une des grandes places fortes de la Phrygie Épictète ; elle est située, d'après la table de Peutinger, à vingt milles , 29 kil. 58', au sud-est de Dorviaeum. Etienne de Byzance, qui a recueilli avec soin les origines fabuleuses
LTJNIVERS
des villeâ, dit qu'elle prit son nom de la nymphe Nacola ; il ajoute que Nacoléia fut fondée par Naeolus fils de Dascylus qui fut père de Gygès (l). Le col. Leake plaçait Nacoléia à Pismich kalé si , dans le groupe montagneux au sud de Séid el ghazi. Il a été reconnu de-
{mis que ce lieu ne pouvait convenir à 'emplacement d'une ville. Dans la ville même de Séid el ghazi, située à huit heures de marche au sud-est d'Eski cheher, distance qui concorde avec celle que les tables assignent à Nacoléia, j'ai lu, en 1834, une mscriptiou portant le nom de Nacoléia (2); en 1868, M. Barth a découvert deux autres inscriptions portant le nom de la même ville , il y aurait là des motifs suffisants pour identifier Séid el ghazi avec Nacoléia; mais d'autre part le baron de Wolf rapporta de Séid el ghazi une inscription qui existe encore gravée sur un pilastre, et portant les mots : « Le sénat et le peuple des Prymnésiens », ce qui autorise a regarder Séid el ghazi comme l'ancienne Prymnessus (3). M. Barth estime que les inscriptions portant le nom de Nacoléia ont pu être apportées d'un autre lieu (4) ; voilà où en est la question. M. Barth a bien indiqué la place dans son itinéraire près d'un village ruiné et sans nom ; il traverse cette localité peu de temps après avoir quitté la vallée des tombeaux phrygiens et faisant route vers le nord, « après avoir parcouru un pays accidenté, coupé par diverses vallées. » Il ajoute : « Notre route, était N. 15° E.; en même temps nous traversons une vallée, et nous passons près d'un cimetière avec d'antiques ruines et des débris de colonnes. Tout nous dit que Nacoléia était située dans cet endroit, et cela explique facilement comment les ins-
(i) Et.Byz. v. Nacoléia, Hérodote i'r. 8.
(a) Voy. descr. Asie Min., in-fol., t. x, p. 159.
(3) Franz funflnschriften und funf Sladle in Kleinasien, p. 5.
• (4)Ichkopirle niehrcre nicht unhedeu-
tcnde Insehriften , to die in einen grosseu Pfleiler eingegrabcne t welche den Namcn Prymnessos aufbewahrt hat ûnd weniger leicht hierher geschafft wcrden konnte, aU die beiden kleinen Sleine, die den Natnen Nacoléia enthalten. (Reisc von Trapeznnt nach Scutari ton If Barth, p. 89, col, a).
criptious avec le nom de cette ville « pu être transportées dans celle de S e) ghazi. En effet, cette dernière ville en communication avec la première moyen de cet enfoncement de la vaN et on l'aperçoit facilement dans une gnement de cinq quarts de mille è mille et demi, placée d'une manière | toresque au pied nord d'une chah* collines ou plutôt de la pente <f plateau. On sait que les Osroanlis ne gênent pas pour transporter lesindw inscriptions d'une grande distance pi décorer leurs habitations. CertaiDtm nous n'avons trouvé en ce lieu aoo inscription portant le nom de Kami et on pourrait être incertain si cette i ne peut avec plus de raison être ideoti avec une des villes ruinées du voisina mais elle était voisine de Prymna et placée à la gauche de la grande ro qui était à l'ouest. Le fait notable i voir trouvé ici deux inscriptions toti dont l'une est consacrée a JupiterJ nant, nous permet de croire que ci un grand centre religieux ; mais cl aussi le cas avec I autre groupe ruines (1). »*
11 résulte de ces observatiousquerj placement de Nacoléia n'offre dans inscriptions aucun vestige du no* cette ville , tandis qu'on le troufe rej quatre fois dans des inscriptions de 2 el ghazi que l'on regarde néant* comme l'ancienne Prymnessus. (* saurait chercher les ruines de Kacd dans un pays montagneux, pui*q»
bataille entre Valens et Procop?
lieu dans une grande plaine foiaw cette ville (2). Nous laissons donc à 3 el ghazi le nom ancien de Prymne* en attendant que les futurs tiw teurs donnent la solution de cette i culte géographique.