CHAPITRE XLIV. I
QUELQUES VILLES DE LA PHIYÛl!
P ABORBE
De Rara hissar la grande route \ Konieh se dirige sur Belouadoun, Fa cienne Polybotum, ville d'origine f ancienne, car elle n'est mentionnée^ par des écrivains byzantins; H .ne ni que très-peu de vestiges d'antiquitH Belouadoun , cette ville est étoijroéej quarante kilomètres de Kara hissar. i compte trente kilomètres entre Belod doun et Ischakli, petite ville d'unirt deux cents maisons, qui partît aft été assez florissante du temps des s tans Seldjoukides, on remarque lejfl nés d'un médrécé ou école relijn«* dont les habitants attribuent la ww tion au sultan Ala Eddin.
A seize kilomètres au sud-est C chakli, on traverse un défilé non* Olou bounar derbend, le défilé dej
§rande source. Le flanc du rocher «a onne naissance à une source t^^jj dante qui forme un ruisseau consw rable. M. Hamilton considère a*ef « son (I) cette source comme « la J taine de Midas » mentionnée par *\ nophon dans sa route de Sardes J W nium.
(i) Besearches, etc , t. Il, \*k-
ÀStE UMEMB.
tVIsehakli à Àk eheher on compte nxe kilomètres; on trouve dans cette Ule de nombreux fragments d'antiquib, mais aucune ruine importante.
Toutes les places de la Phrvgie ont lé tellement ravagées pendant les guéris byzantines et les soulèvements des taure contre les Seldjoukides , que ce
• sont plus que des amas de décomits. Ak clieher occupe remplacement s Philomelîum, ville de la Phrygie Pavée, placée sur la route de Métropolis
leonium. I*a juridiction de Synnada étendait jusque-là.
four se rendre de Ak cheher à Laik, l'ancienne Laodicée, on doit passer r flgoua. petite ville presque déserte, ai occupe remplacement de Tyriœum; s compte quarante kilomètres d'Ak laher a Ilgoun , et cinquante de cette Be à Ladik. La route est presque touers en plaine.
Laodieea Combusta était la ville la tas orientale de la Phrygie ; son emplaament est occupé aujourd'hui par la «me ville de Laaik, appelée aussi Yorm Ladik , Laodicée aux couvertures , pee que la fabrication des tapis et des fttres est la principale industrie des abîtants. Les ruines de l'ancienne ville saunent une immense étendue de tertfci aux environs de Ladik. 11 v avait teore en 1834 un reste d'aquéduc que SB était en train de démolir. La quan- 16 de fûts de colonnes, de chapiteaux | de piédestaux de marbre que Ton meontre à chaque pas montre combien Kdifices somptueux embellissaient l'an* Ifse Laodicée; mais on comprend bien aje les Grecs n'ont pas mis la main à ans ces ouvrages. 11 y a dans le style
• ces monuments une désolante uniinnité, qui montre qu'une pratique ■sale avait succédé aux inventions in- Éiiieuses des Grecs. Presque tous les dlfices des villes de ces régions datent !■ second ou du troisième siècle de nore ère. Laodicée est construite sur un erra» calcaire marbre, qui a fourni tous es matériaux dont la ville est bâtie; 'est donc par erreur qu'on dit que le ■rnom de Laodicée, « la brûlée »,* lui a té donné à cause de la nature voiesliqne du pays qu'elle occupe (1).
(i) Voy. Himillon, Jt«*A., t II, 193.
«T Livraison. (As» M m su as.)
AfOttÔftlA DE PHHYOIR — • OULOU BOUBLOU.
Dans le sud-est de la Phrygie il faut citer Apollon ia, aujourd'hui Oulou bourlou, située à vingt kilomètres à l'ouest du lac d'ttgdir, dans une plaine bien cultivée. Apollonia était à vingt-quatre milles au sud-est d'Apamée, sur la route d'Antioche de Pisidie; elle s'appelait primitivement Margium. Strabou ne fait que mentionner le nom d" Apollonia; on doit croire cependant qu'elle a tenu un rang distingué parmi les villes phrygiennes. Au nombre des inscriptions qu'on y a trouvées, on a reconnu de longs fragments du testament d'Auguste, qui, par les ordres de cet empereur, avait été inscrit à Rome sur des tables de bronze, et dont la copie complète se trouve à Ancyre. Il est probable que les habitants d'Apolloma avaient, comme ceux d* Ancyre, élevé un temple à la mémoire de l'empereur; mais aucun vestige de cet édifice n'existe plus. D'autres inscriptions ont été recueillies dans le village d'Olou bourlou, et plusieurs d'entre elles mentionnent le nom des Apolloniates : ou ne peut donc avoir aucun doute sur l'identité des deux endroits.
La détermination du site d'Apollonia est due à M. Arandell. Au milieu do village s'élève un rocher abrupte au sommet duquel était l'acropole, d'où la vue s'étend su/ toute la plaine environnante, admirablement cultivée, et l'une des plus fertiles de ces districts, qui pourraient nourrir une nombreuse population. Il ne reste de l'ancienne ville que des ruines presque sans forme, les plus beaux fragments desmonuments ont été employés successivement pour construire4es maisons modernes.
Nous avons réuni dans les ehapitresprécédents les documents qui font connaître les viHes anciennes dontla position est déterminée ; si l'on compare la liste de ces villes avec celle que donne le svnecdéme de Hiéroclès, on verra combien de lacunes présente encore la carte ancienne de la Phrygie; il reste encore parmi les emplacements antiques un grand nombre de lieux innommés , et des doutes existent sur l'identité de deux ou trois villes : la tâche des futurs explorateurs consiste à éclaireir ces questions et à
t. ii. n
ATJMVERS. ,
ajouter encore quêtants nom* à la liste des villes connues. Bien des routes sont encore à suivre, qui mèneront certainement à la découverte de monuments ignoré».
CEtàPÏTAE XLV.
KARCHft JUJ inUOUB GYJKÎS US SAM*KS ■ À TABBI'
Le jeune Cyrus, nommé gouverneur de ki Lydie, apprenant que son frère Artaxerxe a été désigné par leur père Darius pour Lui succéder au trône, forma le projet de le renverser et de sesubstituer à sa place. Cet événement , commun dans les annales de l'Orient, eut un immense retentissement dans rhi8toireTparce qu'au nombre des Grecs enrôlés sous les. enseignes de Cyrus, se trouvait Xénophon, oui, après fa défaite du jeune prétendant commanda la retraite des Dix Mille. Nous nous bornerons dans ce chapitre. à suivre les étapes de Cyrus depuis sop départ de Sardes, et nous fierons en sorte d'identifier les points remarquables de ses haltes avec lies localités modernes, conformément au récit de Xénophop.
Cyrus, sous prétexte de s, opposer aux empiétements du satrape. Tissapherne, enrôle des troupes arecques, et quitte sa résidence de Sacdes, en l'année 404 avant notre ère. Xénophon a eu le soin de noter presque toutes, les distances en parasauges entre ïm principales villes, traversées par Fermée d'invasion.
La longueur de la parasengeancienne est estimée en milles, géographiques à 9 milles. 464 ou à 2 milles 00$. dans entrer dan* la* discussion entre ces deux mesures nous en prendrons la moyenne, soit 2 milles 63 A,, et comme le mille géographique vajit 1462 mètres, il s'ensuit que la moyen** de la parasange est de 4 kilomètre* 687 mètres.
Cyrus fpartajtf, de Sardes se dirige vers la Pi&fdie, pendant que Xissapherne, avec une escorte de cinq qents chevaux, se rend à Suse (I), Cyrus suit une route parallele.au fleuve Cogamus, que nous savons 4trele Couzou tchaï (la rivière de l'agneau)' qui passe devant Philadel-
phie (1). Cette ville n'existait pas m du reste il n'avait pas à travers territoire, puisque sa marche in au sud. Il met trois jours pour ira la Lydie, et foi 1 13 paxasaages.
au bord du Méandre, il passe le sur un pont de sept bateaux, et unemaçcbe de a oarasangee ♦ il vi halte fcCejes*», ville de Pbrygk. I parcouru SOpsrasauges ou I40jsi Coloss», dont la position est oo est représentée par la ville moder Khonos; cette ville était une dei florissantes de la Pbrygie Parera était généralement un point d'étaj armées perses.
. Cyrus fit une halte de sept joua cette ville, où il fut rejoint par un de quinze cents vétérans et scuti sous les ordres de Menon. Parai Colosse?» il fait une marche de 21 rasanges jusqu'à Celaenat; soit ft 740 m. Cyrus possédait à Cetam palais et un parc rempli de gil* séjourna trente jours daps cette pour s'y livner au plaisir de ta cb peut-être aussi dans le but deéén Ie:.roi Artaxerxe.; sur ses projettj Heure, et laisser se* armée dans 11 raaee défies desseins. Gelaena>éts) tuée à la jonction. de. ,la rivière Q et du Méaodife ; elk esx remplacée la petite ville moderne ite Dwairt bout de trente jours, Qrcus.se remi marche; il fit l0paras*nsjeM6kiJ< jusqu'à Pelt«, La position deeettt n'est pas parfaiteaient.delerniioé^l elle doit se /trouver dans Je voisinai village de bchekli, raflcjenotEefflC Peltas était à un jour de raarobe Ceiaentt et dans le bassin sopérien Méandre; la table de PoUUngerj Pekas à vingt-six milles d'Apamét* Celaense. Le Campus Çeltenus^i ronnait la ville faisait parùedeUH
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Les ruines dePelt» ont disparM ville a sans doute été rester Suménia, comme CeUeattpar A»
L'armée séjourna trois jour» *i où Fon célébra la fête des Lupttr au milieu des jeu,x ,at> des W*i
En quittant Pelta*,.CfniSf.rt * vers Ceramorum Agors^et fejt I2 1
(i) Aaab., lit. lf ch. ii.
(t) Yoy, p.. a?»^ ,
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