CHAPITRE L1X
bcd est distant d'Angora de cin- Itqoatre kilomètres : la route frann col assez élevé et désert, on resd ensuite dans la grande plaine niât du Haimanah dans laquelle Me la rivière d'Angora.
R surtout parmi les bergers de poosque l'on remarque des traits pesa ceux de nos paysans de *, les barbes blondes ne sont pas et la forme de la tète est plus arque celle des races turcotnanes.
ir des anciens Gaulois, eneffacé parmi le peuple est r, Jt resté chez les lettres du pays, fcmille de Hadji Balram se vante " sdre des princes qui ont autreiverné le pays. On fait halte à route, dans un petit café près d'un 'Mit bâti au bord de 2a rivière, et après on voit se dessiner à l'hobo rocher long et cambré : c'est le n d'Angora, qui domine la ville.
^nUe à la montagne qui domine itine et que les arabes appellent <lAoud,laselleductieval,à cause «imbrure.
ISTANOS. — LBS OPPIDÀ DIS G4LA- TBS. — LBS GROTTES HABITABLES.
Pendant notre séjour en Galatie, nous avons cherché vainement deux souvenirs de nos ancêtres : les traces de la langue celtique dans les nombreux monuments épigraphiques dont le pays abonde et les vestiges des monuments du culte druidique, les dolmen et les menhir de l'ancienne Gaule, répandus non-seulement dans les provinces du nord, mais encore dans les régions méridionales. Nous en avons signalé uu dans ua jardin de Draguignan, département du Var ; et sur la côte d'Afrique, aux environs de La Calle, au village de Tarf, sur la rive droite de l'Oued eï Kébir, il a été observé de véritables dolmen et un Cromiek dont la disposition ressemble au Stone Hcnge de l'Angleterre (1). Il est donc certain que par* tout où les peuples gaulois ont séjourné, ils ont élevé des monuments du même genre, mais nous n'en avons pas trouvé un seul en Galatie, malgré bien des courses faites sur de vagues indications des indigènes. Nous en concluons que les monuments de ce genre ont été détruits, soit pendant la période romaine , quand les Galates se sont soumis aux lois et à la religion de Rome, soit sous les empereurs chrétiens qui faisaient plus que les Romains la guerre à toutes les religions étrangères.
Il n'en est pas ainsi des refuges naturels ou fortifiés où les Gaulois en Asie comme en Europe avaient l'habitude de se retirer avec leurs biens et leurs familles dans les cas d'une alerte soudaine ; ces lieux choisis dans des contrées d'une défense facile, ordinaire* ment sur les plateaux élevés des montagnes les plus inaccessibles, se retrouvent encore dans plusieurs régions de la Galatie, et les premiers observateurs qui les ont retrouvés n'ont pas hésité à reconnaître des camps retranchés des Gaulois, des Oppida comme César les nommait. Les grottes naturelles qui se rencontrant dans le flanc des monta-
(i) Voy. Berbères cl Kabyles, Repue orientale et américaine, t. IV, p. a 44, 1S60
L'UNIVERS
gnes ont été agrandies et disposées de manière à être rendues habitables. En remontant Ja rivière d'Angora, depuis Ayasch jusqu'à la petite ville d'Istanos, on traverse un pays montagneux, coupé par de nombreuses vallées dans lesquelles les tribus gauloises ont dû chercher à prolonger la résistance aux armées romaines après la défait* qu'elles ont éprouvée dans l'Olympe.
Istanos est bâtie à rentrée de la vallée et sur le bord de la rivière Tchar sou, que Ton traverse sur un pont. Sa population se compose de Turcs et d'Arméniens; ces derniers y sont en grande majorité. Les maisons s'élèvent en amphithéâtre sur la pente de la montagne, qui est couronnée par d'anciens édifices. Les jardins sont sur la rive orientale de la rivière, et au milieu des arbres s'élève la nouvelle église bâtie par les soins de la population chrétienne.
On remarque dans la partie supé* Heure de la montagne un certain nombre de grottes et de cavernes. L'une de ces grottes a a mètres de long et 2*50de large; une seconde a lln30ée long et 8naode large; une troisième se compose de trois étages superposés, qu'on ne peut atteindre qu'en montant sur les rochers éboulés et eu franchissant une espèce de
Sont vermoulu. On peut alors pénétrer ans d'autres grottes et dans un couloir étroit qui a cent quarante-cinq pas de long ; on y trouve des conduits sembla* blés à des cheminées et des séparations qui font supposer que ces grottes ont été habitées par plusieurs familles ; on ignore dans le pays quelles gens vivaient dans ces repaves et à quelle époque ils ont été habités ou creusés : on n'y trouve rien qui puisse guider dans ces recherches. Les habitants de la ville montrent une certaine répugnance à Accompagner les étrangers dans la visite de ces singuliers monuments.
En continuant de remonter la vallée, on atteint les pentes du Goeuk dagh, dans les hauteurs duquel on remarque une enceinte construite en grands blocs de pierre, qui offre une certaine régula» rite dans ses dispositions. On ne saurait douter que ce soit l'ouvrage des Galates. Un peu au-dessus de cette enceinte se trouve le village de Gazokleu, et dans la montagne est le Yaéla des habitants du
village. Dans le voisinage iromédtl dans une muraille de rochers f prolonge jusqu'au sommet, ou apa de loin l'entrée d'une vaste grotl doit avoir servi à compléter lesystèi refuge gaulois dont le camp rein formait la principale défense. Uni bre considérable d'habitants poi s'y tenir caché, sou étendue est de «niante pas de large et vingt pas A fondeur et elle offre plusieurs II Elle est creusée dans La piem ci avec de grands filons de catoiflf thfque. Une grande muraille défi l'entrée principale; cette grotte* plus aujourd'hui qu'aux lMrpt Yaéla, qui s'y retirent à l'abri du i vais temps.
En continuant de remonter la n on arrive à la montagne de Ghad dagh, couronnée par le château de!
mech kalé, au pied duquel coula I vière d' A ngora . Dans l'été cetfef A mmee filet d'eau saumâftre, printemps et en hiver le pas quelque difficulté; une source t
}>rend naissance sur la pente i a montagne do château; elles un bain de construction anci difice est couvert par une passe dans le pays pour un édifiai nois, Djmévise Raima, c'est le nel Ton donne a tous les bttiroentfl l'origine est ignorée. Selon 1M worth (1), le château de Ghermel de construction romaine, et l«f peuvent être de la même ( naiogie entre le nom de cetû t et celui de la ville de Germa < marquer : ces deux noms ont leafl dans le mot sanscrit Gharma; i " La vallée de la rivière d'Angoïtl chaque pas des sujets variés dv tion pour l'antiquaire ou le f entre les deux villages de YoL kali et Achâa Turkali, Turt* haut et d'en bas, la montap*] plus d'élévation et donne naissaj une autre source thermale. Dawl tie supérieure de la vallée, i un* leur de cent cinquante mètres, n une grotte spacieuse avec une « fortifiée qu'on peut aperceveîraa
<t) Aiutworth, Trapeh and re*4 in Asia Minor, 1. 1, 137. '
ASIE MlftÊURE.
p lieu s'appelle Kîrsiz Magharasi, la tfte des Yoleurs. Il semble que cette Kruetion a été faite pour la défense
»ssage.
fc observé par M. Hamilton sur I* « d'Angora à Sevri hissar, an vilde Assarli keui, situé à trente-deux toètres au sud-sud-ouest d'Angora, partant de cette ville on fait douze mètres et demi jusqu'à une étroite au fond de laquelle coule une riedans la direction du nord, on fait au village de Balouk Kouyoum-' ) situé à vingt-neuf kilomètres d* Ani. Uoe colline qui domine le village couronnée par une fortification qui rat le Caractère d'une haute antilé. Elle consiste en une enceinte cirfre dont les murs ont plus de trois nsde haut et sont construits en ids blocs de trachyte de différentes ious. Un autre mur intérieur ad do côté du sud-est, tout Pintede l'enceinte est divisé en un cernombre de chambres ou de cellules broient un véritable labyrinthe, de
qu'il n'y a ni issues ni pas-
pour aller de Tune dans l'autre :
ensemble d'ouvrages est désigné
In paysans sous le nom de Assarli
i ia pierre d* Assarli; oe genre de
traction ne porte aucun indice de
romain ni byzantin, il est tout à
to dehors des usages civils ou guer-
; des peuples musulmans. On ne
y reconnaître qu'une de ces forte-
i bâties par les Gaulois, peut-être
toemiens lorsqu'ils prirent sons
^protection les familles des guer-
qui allaient combattre Manlius.
iat de cette colline la ville s'étend
bote la contrée environnante, et les
de cette forteresse pouvaient femps d'avance faire leurs préparapur repousser Fennetni.
■nord et dans la vallée de la rivière igora, II. Ainsworth a observé un * oppidum non moins remarquable les précédents; il est voisin des ces chaudes nommées Al-Khatoun, nme, et domine la montagne de air. Ce lieu est désigné dans le pays
flOLe village de Assarli keui est à quatre P"«etres plus au sud.
tous le nom de Kara Viran, les ruines noires.
Une unique muraille, bâtie de pierres colossales sans mortier ni ciment, enclôt une enceinte de quarante mètres environ de diamètre, et près de là sur une croupe de rochers s élève un petit fort de la même construction.
C'est seulement dans les régions qui ont été occupées par les Galates que l'on trouve de ces rédnits fortifiés ; ils diffèrent en tout point des autres vestiges antiques observés dans les autre?
provinces, et sont situés dans des lieux élevés où les populations pouvaient transporter en cas d'alerte leurs familles et leurs biens.
Les habitants d'Angora ont observé dans un rayon de trente à quarante kilomètres de leur ville un certain nombre de grottes et de réduits semblables à ceux que nous venons de décrire. On citait aussi au village de Kerbetchenek , à trente kilomètres sud d'Angora, une grotte spacieuse dont l'entrée était masquée par d'énormes rochers et dans laquelle était un puits. En descendant au rond du puits on arrivait dans une seconde grotte où se trouvait un lac. Rien dans ce récit ne paraissait en dehors des limites du possible : nous résolûmes de tenter cette excursion, le 26 juillet 1834. Partis d'Angora à dix heures du matin, nous traversons une région aride qui commence à donner une juste idée de la province de Haimanah, et après cinq heures de marche nous arrivons à Kerbetchenek , gros village situé au pied d'une colline marneuse dans laquelle est effectivement une grotte spacieuse, mais qui ne présente rien d'intéressant au point de l'antiquité ou de la géologie; au fond de la frotte coule un maigre filet d'eau, mais le puits ni la grotte souterraine n'existaient pas. Cestla dernière observation que nous eûmes lieu de faire avant de quitter les environs d'Ancyre, qui offriront encore longtemps des sujets nouveaux d'observation aux voyageurs qui voudront y prolonger leur séjour.
L'UNIVERS