‹ Asie mineureChapitre 286 sur 428 · ASIE M1J*EP · texte numérisé non relu

ASIE M1J*EP

! l'adoption du croissant ascendant 'est-à-aire dont la courbure est toure à droite] Sur les enseignes mi libres ; estait le symbole de la grandeur tissante de l'islamisme. M. de Ha nier est tenté d'jr voir un reste de la perstition du dieu Men, dont les auis n'étaient pas encore complètement serts. La lune fut toujours, en effet, mit les Asiatiques un astre aux vertus crêtes et à la puissance occulte, et >n voit encore aujourd'hui, dans lé ntre de la province . une peuplade Kit la coiffure, en forme de croisât , semble un souvenir de ce culte si panda.

Nous ne pouvons due retracer d'une aoîère sommaire l'histoire ou plutôt chronologie des monuments de cette oque, qui est regardée à bon droit «me l'ère la plus brillante de la ciitation des Musulmans. Us ne se mtrent dans la suite que des coites ou des plagiaires des Byzantins.

ut arabe décline, et disparatt vers la du dix-septième siècle. Chacun des munents élevés par les princes seldikides porte de nombreuses inscripns, oui sont, il est vrai, pour la pluri, des versets du Koran; mais il q trouve dans le nombre qui sont nmémoratives. Espérons que les fuv voyageurs s'attacheront à éclaircir te partie de l'histoire du moyen âge, que bientôt cette multitude d'inspaons sera traduite et commentée.

La dynastie seldjoukide, qui régna * toute la Cappadoce pendant trois des environ, se compose de qua-

Ala-Ëddyu k<*y-Ml>aii 122G

'Kev-Kosroull.. 1236

Key-Kaous'U... ,..:. 1247

Kilidj-Arslan Ut 1261

Masoud !l. .♦... 1292

Rhokueddiu Kilidj-Arslan... 1295 Ala-Eddyn 111 . 1304

L'învasion dés Mongols persans fut le signal de la ruine .du pouvoir des Seldjoukides. Césarée tomba entre les mains des conquérauts tartares; toute l'Arménie et P Azerbaïdjan obéissaient déjà au sultan Houlagou, et sa passion pour une princesse arménienue valut aux chrétiens de cas contrées quelques années d'un gouvernement tolërable.

L'empire des Seldjoukides fui divisé en dix parties indépendantes, Karaman, fils de Nour-Soli, avait épousé la fille d'Ala-Ed'Jv h 111 ; il eut en partage une province composée d'une partie de l'ancienne Tyanilis et d'un district de la Lycaonîe, où se trouvait la ville de Laranda. 11 y fonda une ville à laquelle il donna son nom, qui passa bientôt à toute la province. La dynastie des Karaman régna pendant un siècle et demi sur la Cappadoce. Mais toute l'histoire de cette époque n'est plus qu'une succession de guerres civiles entre les différents émirs. On ne cite que quelques forteresses élevées pendant toute cette période, et les arts des Seldjoukides commencent à tomber dans l'oubli. La famille d'Orkhan s'était solidement établie dans le nord de l'Asie Mineure; Mourad Ier, voyant l'affaiblissement successif des «principautés

?e princes, dont la chronologie est du sud, résolut de conquérir la Cara- *i établie par de Guignes (1) et adop- manie. Une grande bataille fut livrée

; par M. de Hammer (2)

'SASTIE SELD/OUKIDB D'IGONIUM.

Soliman fils de Koutoulmisch. 1081

Kilidj-Arslan Vr 1092

Saîaan 1109

fttooudl* 1120

Kilidj-Arslan II 1155

Key-Kbosrou Ier ( Ala-Eddyn). 1 192 Ala-Eddyn Key-Kaous 1212

;i) De Guigne», Hut. des Huns.

(») Hammer, H'ut. de t empire ottoman ,

par les Turcs au prince Karaman Ala- Eddyn, qui s'enfuit à Konieh. Mourad vint faire le siège de cette ville; Ala-Eddyn parvint à éloigner le sultan, en faisant avec lui un traité gui rendait les Turcs maîtres d'une partie de ses États. Mais en 1394 , Bayazid Ildirim attaque de nouveau le sultan de Karaman, oui s'enfuit dans les gorges du Taurus. Ce prince est le dernier qui règne sur la Cappadoce. Ses descendants se maintiennent cependant à Karaman et à Iconium, jusqu'à l'année 1466. Mahomet U, après une campagne qui lui coûta peu de monde, s'empare de ces

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L'UNIVERS

deux villes, et les réduit sous le pouvoir des Osmanlis. Néanmoins Jes émirs vaincus conservèrent toujours l'ombre de la souveraineté sur leurs anciens États : c'est l'origine de ce pouvoir féodal des Déré-Bey, dont les derniers vestiges furent anéantis par le sultan Mahmoud, dans les familles des Tcbapan Oglou et des KaraOsman-Oglou.

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