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LE FLEUVE HALYS

L'Halys, appelé aujourd'hui Kizil Irraak, le fleuve rouge, était célèbre chez les anciens non-seulement par les grands faits historiques dont il fut témoin, mais parce qu'il formait une limite déterminée entre les peuples d'origine asiatique et ceux qui étaient venus d'Europe. Hérodote suppose (1) que le fleuve prend sa source dans une montagne d'Arménie , traverse la Cilicie, et. tournant au nord, forme la limite entre la Paphlagonie et les Syriens Cappadociens.

Strabon place plus correctement les sources de l'Halys entre la Cappadoce et le Pont, dans la province de Camisène.

Cette montagne , dépendant de la chaîne de l'Olgassus , est aujourd'hui connue sous le nom de Kouzé dagb ; le fleuve suit une direction générale au sud-sud-ouest, jusqu'à ce qu'il atteigne les contreforts du plateau de Césarée.

Il redresse alors son cours directement vers l'ouest à travers le pays appelé par les Grecs Champ de Sainte-Hélène, la longueur de son parcours est estimée par les caravaneurs turcs à quarante heures de marche.

Le fleuve Halys poursuit son cours directement vers l'ouest jusqu'à la ville de Nemcheher pour remonter ensuite

(t) Hérodote, liv. I, cbap. 72.

vers le nord ; sa rive droite tairait h districts de Diacopène et de PirnoBsène, deux cantons très-fertiles qi étaient contigus à la Ximène. Cette légion correspond au district de Youiptt; elle renfermait des mines de sel fosgfc d'où, selon Strabon, le fleuve Halystl) tirait son nom (2).

Ces mines, qui sont encore exploita* fournissent du sel à toute la provint* et leurs produits s'exportent sous for»

de grands blocs dans presque tous I villages de l'Asie; elles sont situé à quarante-huit kilomètres au Ml de Youzgatt près du village de Su Hamisch dans des roches de Q rouge. Les argiles et les marna \ couvrent le sol sont d'une couleur n

Îjeâtre, et au moment des grandes pli es eaux s'écoulant dans l'Halys dj nent au fleuve une couleur rouge, a est venu le nom turc de Kizil Irma.

Ses principaux affluents sont, snf rive droite : le Delidjé Irinak, le flad sou et le Dehli Devrent; et sur Ui gauche : le Kara sou, le Sarimsaefi s qui arrosent la plaine de Césarée. H la plus grande partie de son cours1" lys coule daus un lit très-eneî mais arrivé dans les environs de Bai ses eaux gagnent en étendue ce qs'< perdent en profondeur, et au mon d'entrer dans la mer Noire la Wrj moyenne du fleuve est d'environ quai vingts mètres.

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