CHAPITRE XLIV
BRBGLI.
La ville d'Érégli est sur la lisièri pays cultivable; les nombreux ruissf oui l'arrosent changent tout à coq race du paysage. S il faut cheidM identifier cette petite place a?ec i station antique, il suffit de rappeler^ les géographes sont assez d'accord ri la regarder comme occupant Penipi ment de Herculis Viens, mention»
Cedrenus; mais, aujourd'hui, il neij aucun vestige d'antiquité, et les nnj mentsde l'école arum sont dans un j complet de délabrement. LesjardiMj entourent la ville ne s'étendent m plus d'un mille de ses muraillesj que l'irrigation peut alimenter la WJ tion, le sol paraît d'une fertilité atroi et les habitants croient que la natum line du terrain, loin de nuire à lai duction, lui est au contraire fevoral
Toutes les eaux qui entourent la * se réunissent dans un petit lac, qoij pendant l'été qu'une médiocre été»
(on l'appelle Ak gheul); mais aop temps, quand la fonte des neiges™ apporter un nouveau tribut aux M déjà saturées par les pluies d'autorf alors les eaux s'étendent indé6m«j sur ce désert uni, et engendrent i inondations qui n'ont pour limitesj les collines de l'Elma dagh, au nord Konieh. Des voyageurs européens; testent que, certaines années,»
contrée présente l'aspect d'une mer,
lu villages se trouvent pendant temps privés de toute commutîon entre eux. Les eaux, en se rett, laissent à la surface du sol une reseence saline, qui blanchît sur comme une gelée blanehe (l). Ce imène est général dans toute i'Aorientale, et plus on avance vers t. plus il est caractérisé.
Les communications entre Êrégli et î villes du sud deviennent très-diffite vers la Gn de Tété , parce que les kitaots des rares villages que Ton rendre sur la route sont tous retirés fe les yaêlas du Taurus. Les raisin sont taris, et le peu d'eau coutte que l'on rencontre acquiert une ffeur saumâtre et désagréable.
La limite qui sépare la préfecture fe Tyane des provinces d'Isaurie et de ycaonie oe saurait être déterminée géoaphiquement , car ces districts Ont nsidérablement varié en étendue pen- Bt la domination romaine. Sous remfe byzantin , elles ont reçu de nou- Mx accroissements, et plus tard, on [détacha une province qui prit le nom Hwiliejr de la principale ville, appeeflomonada. Quelques tables géogra- Kfues prolongent jusqu'à la mer les Pfôûoos des Isauriens; mais il ne tâ pas qu'ils aient jamais franchi les Ppesqui séparent Karaman de Tyane.
tte dernière ville est toujours restée Kxéeà la Cappadoce. Au sud d'Éréi k pays est complètement nu jua- «ux montagnes ; il forme la frontière torefle entre les deux provinces.