CHAPITRE V
PiftIFU DU 60LFE DE W1C0MED1E.
Pow ««prendre le périple du golfe ée Rkatélie, il fout retourner à cette ▼tut rtmhre la côte nord. Il est bien mpntiM pour les voyageurs qui s'ocopnt de redierches d antiquité de ne pmm tnterser un ancien cimetière » examiner avec soin les pierres tu- »l«res;aronpeut presque toujours y recueillir des inscriptions; les stèles rt le» coloooes votives étant d'un ^•port facile, les habitants les em- Ijjwt roiooliers pour décorer les
Là route de caravane entre Nico-
■*e et Constantinople suit la côte
•JJ**1 golfe. Après cinq heures de
»«e,oo arrive à Yarimdjé, et on
«■««ikhandeHéréké. On distingue
*r la route les ruines d'un château by-
«Bto qui domine la montagne voisine
*^f«ndent jusqu'à la mer. Hé-
«e pwatoccuper la place de l'ancienne
^y^j; petite ville des environs de
Fmmw, où Constantin avait une
^« il est mort; ce qui explique
"Piles uns placent le lieu de sa
- -^wwnédie, les autres à Ancyron.
^■«'«ne place pouvait être regardée
«■■* w faubourg de la capitale. Toute
*** **« était jadis occupée par des
*■■■**« patriciens de Byzance.
oouroun forme le point de séi entre le golfe de Nicoraédie et «eQiisou de Moudania. Pour se a Sieée en droite ligne, on peut ^dreau village de Samanli, et de •» « «riger par la rive sud du lac en r*«lpirKurla.
Ua apa plus à l'ouest est le village * wwvateh qui marque la position «Wpanon appelé ensuite Héléno- P* Il faut chercher de ce côté les «wehauds où la princesse Hélène *raoitkirede grandes constructions.
2J^ios étaient fréquentés par les ■•^JJtsdcrancienne Byzance, comme 2°whui par ceux de Constantinople, ▼*«* préfèrent à ceux de Broussa à j** de la proximité de la capitale.
£V situation dans une vallée om- JJ»» fan an lieu des plus agréa- "• «as la saison d'été. La cure est
ordinairement de quinze jours; on profite de la saison des cerises ; l'usage de ce fruit aide, dit-on, singulièrement Faction des eaux.
Les coupoles qui couvrent le bain sont dit-on. celles qui furent construites par l'impératrice Hélène. Non loin de la sont quelaues ruines qui appartenaient sans doute a l'hospice et au palais d'Hélène et de Constantin (•). C'est à son retour de Jérusalem qu'Hélène fit construire ces édifices sur remplacement de l'ancienne Drépanon, et Constantin, pour honorer ** mère, éleva le bourg au rang d» ville, et lui donna le nom de Hélénopolis; luimême, aux derniers temps de sa vie, s'y rendit quelquefois et mourut dans sa villa d'Ancyron, petite place voisiue de Nicomédie.
^ C'est à Hélénopolis que se retira l'armée des croisés commandée par Pierre l'Ermite et Gauthier s m Avoir, lorsqu'elle abandonna Nicée pour se mettre en communication avec la côte, et pour renforcer Tannée dans le but d'attaquer Nicée. Après le malheureux combat contre les Sarrazins, ces derniers élevèrent une pyramide avec les ossements des Francs tombés sur le champ de bataille; ils étaient au nombre de vingt-cioq mille, si l'on en croit Alexis Comnene.
Eutre Talovatch et Hersek coule un petit ruisseau dont les eaux forment mille détours; on l'appelle aujourd'hui Kirk ghetchid; c'est l'ancien fleuve Draco, auquel ses détours sans nombre avaient valu cette dénomination. Il prei.d sa source dans les montagnes qui séparent le lac de INicée de la mer (2). Ce petit fleuve formait la limite entre l'empire des Byzantins et celui des Sel i joukides, quand Alexis Comnène, menacé du côté de l'ouest par le duc de Normandie, et du côté de l'est par Soliman, fut obligé de conclure la paix; il abandonna a ce dernier toutes les terres qu'il avait conquises depuis Nicée jusqu'au fleuve Dracn, et il ne rota plus au prince grec que l'étroit territoire compris entre le fleuve et la mer. Le village de Hersek est bâti sur un pro-
(i) Procope, Dt JEdif.% V, a.
(a) Procope, Df Mdif.t loc. dt,.
LTJNIVERS.,
mon Loire qui se trouve directement en face de celui de Dil ; de sorte qu'en ce point le golfe de .\ieomè,die est tellement resserré que sa largeur n a pas plus de six kilomètres. Ce village tient son ne m du grand visir Herstk \limed ppeha, qnien L457 tH Mlirune nrnsquée et un rar.^ a userai Non loin de Hersek est le village de Ràra Moursal dont le nom rappelle la première victoire du sultan Osman* Moursal,un dis compagnons d'arme* de AghidjéKodja, oyant pris le nom de Kara Moulai (i ïoir), sVinpnra de la partie méridionale du golfe de Niçomédîe, qui lui fut donnée en Uefo condition qu il entretiendrait de* barques années pour veiller à la conservation de sa conquête (t326). Un château qu'il fit construire dans la partie sud du golfe porte encore son nom et est devenu le centre d'un village; c'est en cet endroit que fut sang dmite fondée Àstacus « en face do Ni* comédie ». A quelques lieues de cet endroit se trouvent les Imtns chauds de Yalnvaich, l'ancienne Drépauon, qui I nt ensuite Je nom d** Hélénnpolis.
Comme nous avons dit plus haut.
Le vifltfgè que Fon rencontre en suivant la coîc porte le nrcm d'Éréftli, qui pjratt necupèr la place de Krïholon.
telle nicme ville est mentionnée par Ptolemée sodsfè nom* d'Eribara.Giaour ErégijL village situé sur la moniagne voisine, e^t occupé par les l'ami tics grecques cha*se<^ du Iwiril de la mer.
Tous ces rivages étaient couverts de riches villas byzantine*; aussi trouve- Wmi h chaque pas des vestiges d'anciennes murailles ; mais il n'existe aucun editice complet
T40UCHA1TDIL.
La Langue de Lièvre. Un gros village du même nom s'élève sur le dos de la colline ; c'est sans contredit le plus considérable et le plus pittoresque de toute la côte. Il est eéebre par des sources minérales qui coulent à trois kilomètres du village, et qui sont le but de nombreux pèlerinages pendant toute la bédé saison, mais surtout dans le mois d'avril. A cette époque les malades de toute classe arrivent de
Constantinople; on prend les eaux < Taouchandif avant d'aller terminer cure à Yalovatch. Pendant trois jou on s'abstient de tout mets salé et i toute espèce de viande; le qua trier jour on commence à prendre le mat une grande tasse d'eau et l'on se tie chaudement. Cela dure trois jours ; I trois jours suivants on boit de l'eau tre fois par jour et Ton1 ne mange que c poulet au riz non salé. Quand on s> purgé dix ou quinze fuis, on prend < la limonade ou de la soupe aciduli avec un citron qui procure des év; cuations. Pendant le temps de la eun le nazir ou directeur des eaux y fait i résidence pour maintenir l'ordre publit Souvent au lieu de faire succéder cette première cure l'usage des bain de Yalovatch , on le remplace par de bains de sable, et alors* on continue I régime de volailles et de riz. La ptupai des buveurs d'eau sont installés sou des tentes autour de la source; d'autre demeurent dans le village. Cette époqu de la saison des eaux rassemble à Taou chaud il une foule de marchands, d baladins, de cafédji qui préparent I sorbet ; c'est un tab eau des plus anime* Les femmes turques se dispensent d la règle qui leur défend de paraître sao voile hors du logis.
En continuant de côtoyer le golfe on arrive après une heure et demie d marche à une langue de terre sabloo neuse que Ton appelle Dil , c'est-à-dir langue. La pointe de Dil est placé exactement en face de celle de Hersek c'est ce qui forme l'étranglement d golfe de JNiconiédieeten fait un excelleii mouillage en empêchant la mer du larg d'y entrer. Cette terre est si basse < parait si peu tenir au continent que le habitants du pays racontent qu elle été faite par un derviche qui vonla traverser le golfe et n'avait pas de que payer son passage; les bateliers d voisinage , craignant de voir l'entrée d golfe comblée, s'empressèrent de lui ol frir leurs barques; et comme dans et sortes de ré Us il y a toujours un preuve à l'appui , on montre dans I voisinage le tomheau d'un dervicli qui s'appelait Dil Baba ( le père de I langue). Il va à Dil un petit khan et uc routai ne qui turent construits en 163
ÂSfJSi MINEURE.
i* Mustapha Bosjandii, chef des jardi* ixn du soilao JUourad 111.
On irrive aprçs une heure de marche m vitlaxe nommé Mahallé-ul- Alime (le fartkf «les aimées) qui n'offre rien de nmarnable. ,
Gartia, dont le nom n'est autre •tMtérauon de Ly hissa, est située à ntionètre* de Taouchandil ; c'est en fffitt que mourut Annibal. Il v a, dit Pteirque (l), en Bithyuje un village sur lenrafedela mer, que ceux du pays appHJeot Lybissa duquel on dit fu'il se treuiaitoA oracle tout commun en cette wte:
Tint tybtae tngtootira le «erpt
De AumImI, qiund l'âne «n mu* hortf*
Aonùnl, retiré à Lybissa, avait lait «wpf des souterrains autour de sa ■àsoa pour prendre la fuite dans le « où il serait poursuivi. Mais sa refaite ayant été cernée par des gardes, n H dérida à mourir pour ne pas JJjjAer entre Jes mains des Romains.
•roque rapporte qu'il s'empoisonna
• mat du sang de taureau. Cette ffiye. généralement répandue dans Utilité, n'est basée sur aucun fait MUle sang de taureau n'est pas plus ■«•tque celui de tout autre aoiiiial.
jjwwic «'en tenir à l'autre version JJPrtée également par PJutarque que J« général carthaginois mourut en tout un poison qu'il portait toujours ** hû .Le monument ou plutôt la **«e qu'on regarde comme le toni- ■* o Annibal est un tumulus qui est •"jfcnfhui couvert de gazon et qui
* P^sente au dehors aucune trace *J*p*trucuoo ] c'est un emplacement
!*tt pour les future faiseurs de
taules.
Ww parle de Ubyssa comme d'une 'wqtii n'existait plus de son' temps (z). '°i J «oyait la ville de Ubyssa, dont preste plus que le tombeau d'An-
^«me de Byzance (3) ne la cite j* «soins comme une ville maritime; ****U s'explique, attendu qu'elle était ^voisine de la mer. Ptolémée la place
(0 Annibd, fo jute ; Amvot "*) <"• V, 3*.
3i v- Uby»a.
dans les terres (I), Pierre Gilles donne au villagemoderne le nom de Dacibyss».
Tous les itinéraires mentionnent cette ville comme lieu d'étape ; o» qui prouve qu'elle existait encore sous l'empire byzantin. L'itinéraire d' Antonio place Li»
byssa entre Cbalcédoine et Ni comédie de cette manière :
Anton ni.
Chaloedoma.
Pantichium. ... M. P. XV.
Libyssam M. P. XXIV.
Nicomediam ... M. P. XXII.
Tables de Peutinoer.
Calcedonia.
Liuîssa XXXVII.
Nicomédia .... XXIII.
Itinéraire de Bordeaux.
Chalcedonia.
ÎSassete. . .
Pandieia . .
Pontamus. . .
Ubyssa.