ACROPOLES, PALAIS
Continuant l'examen de ces lieux, et guidé par les habitants du village, je portai mon attention sur les rochers qui entourent le temple, et je vis qu'ils conservaient tous plus ou moins de traces du travail de l'homme. Celui qui est le plus à l'ouest a été tranché de part en part de manière à présenter un passage dont les parois sont bien aplanies et verticales. En descendant quelques pas dans le lit du petit ruisseau voisin, on trouve l'entrée d'un souterrain dans lequel je me glissai, non sans peine, mon guide refusant obstinément de me précéder. Le souterrain était à moitié comblé par les terres charriées par les
f)luies, cependant il me fut possible de e parcourir dans une longueur d'en* vîron 100 mètres, et de m'assurer qu'il se dirige vers l'esplanade du temple. La construction de ce conduit a tous les caractères de la plus haute antiquité; il est bâti de pierres brutes, et la courbe de la voûte a la forme d'une ogive très-aplatie, au point qu'en quelques endroits les murs ont l'aspect de deux plans inclinés. Les éboulements survenus dans l'intérieur m'empêchèrent de pénétrer plus avant, avec le guide, qui marchait un fenal à la main. La croupe du plateau sur lequel est cons-
(i) Voy. Manuel de t architecture de J. P, Ramée, p. 176.
L'UNIVERS
trait le temple présente encore d'autres traces de raines , et notamment de substructions qui sont toutes de travail pélasgiqueet de différents caractères.
En se dirigeant vers le sud-est , on arrive à un monticule isolé, couronné par une construction qui aujourd'hui même est dans un parfait état de conservation. Cette enceinte, presque carrée, a vingt-six mètres quatre- vingts centimètres de large, et est formée par des murs d'une grande épaisseur. Les fondations sont établies sur le roc vif, et composées de pierres de grand appareil ; la construction est en assises réglées , et les pierres forment des bossages. ,
Un chemin taillé dans le roc conduit au sommet; auant aux constructions qui couvraient l'enceinte, elles sont indiquées par diverses exeavationafeites dans le rocher, parqii lesquelles on distingue une petite citerne; ces ruines peuvent avoir appartenu à une Acropole ou a un palais. On n'v trouve .aucune trace, de sculpture ni d'ornement.
Une seconde citadelle, dont les murs de revêtement entourent le sommet d'un rocher, dopoine le vallon, de Ki* kaïa. Tous les parements des murailles sont démolis , et dans l'intérieur on. remarque les traces d'un bouleversement dont les autres monuments, ne donnent
S oint d'exemple*. Il semble que ce point es fortifications a été particulièrement en butte aux attaques, des ennemis.
En continuant de monter sur le plateau , on arrive à une esplanade plus vaste, qui a très-probablement servi d'Acropole, et qui est sifeuée; sur .un ro» cher presque igaecessiblede trois cotées» L'appareil est .moins soigné que dans le monument précédent, et toutes les pierres de l'intérieur netparaissent pas avoit subi le travail du ciseau. Ces consr tractions 6i incohérentes ont certainement été élevées pour former, la défense inférieure delà viUe, Néanmoins au-dessous du temple, on observe des traces de fortifications qui venaient se rattacher auxdeux grandB rochers; to«t l'ensemble paraissait alors divisé en ville haute et en ville basse : dans la partie supérieure étaient les habitations et le grand système de défense, dans la ville basse étaient le templev et les habitations des nombreux desservants.
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LES MUBULLBS.
Mous arrivons maintenant aux murailles proprement dites et au système de fortifications continues qui entouraient une vaste étendue de terrain. Css remparts ont généralement de cinq à sa mètres d'épaisseur; on peut les Darcw rira cheval dans le pourtour de la ville. Ils sont formés d'un revêtement M pierres sèches d'appareil polygonal, a* es un remplissage de moellons et de petites pierres; la porte la mieux consenet et qui paraît être la plus importait était au sud de la ville. Toute cette partie de la muraille, construite en appaid pélasgique d'une exécution parfaite.
domine un glacis dont la pente a nos mètres de longueur et est inclinai 39*. Ce glacis est revêtu d'un perré s
sorte que quiconque voulait monter jV qu à la porte, se trouvait pendant Un: le temps exposé aux traits de U pb* La muraille, en cet endroit, forment retraité de trois mètres de profondeur, *u fond de laquelle est la porte, qs n'est pas d'une conservation complet*; on voit encore en place deux jamtots en marbre brèche d'une, très-graa« dimensipn. du, milieu desquels secte* deux têtes de lious qui, ont guatre-via^ dix centimètres de saillie, déeoraua inusitée dans, tout ce*qu$tnou* coutar sons des Romains études Qrecs.Lapf' tie supérieure de /cette porte <ttfr<* verte par un linteau droit, nus f $vait été évjdé pojur fprxner un W centre. ;
A trente mètres environ, a <ta*« la porte, il .y -a une pQtarncqoia* raunique avec mu souterrain d'ans** traction entièrement semhUMe à«" nui avoisine le temple* la vota** forme d'ogive, elle* pjeoflisûaif** sans avoir é^étravajJttea^JlUesp^fJl parcourue dans une étendue de «* cinquante mètres. Bu «ivwHtw** la direction prise à te boiisssle, )£* conduit dans la forêt, rempli* de» sons inextricables , mais parmi leap* on trouve , ça et là, des traces de es* truction.
ASIE MHIRUBE.
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