INTÉBIEUB DE LA TILLE
Le théâtre est l'édifiée le plus ancien et le mieux conservé qui existe à lassus. Le pourtour de la cavéa est bâti en grandes pierres de taille à bossage et sans mortier; la porte qui conduit en haut de la précinction est bâtie en pierres appareillées dans le genre de celles d'Assos. Tous les gradins sont en marbre blanc et décorés de griffes de lion. Le mur en pente des gradins e9t oblique à l'axe du théâtre. Les gradins sont encore presque tous en place; on compte vingt et un rangs de sièges. Le mur de gauche n'est pas semblable k celui de droite; ce dernier est fait
de gros quartiers de nier/e à bossage*. Un bandeau, lisse, placé a la hauteur du quatrième gtiftdia» contient linseriptkra suivante t •
Zopattti Ulft <TEp»crtr*e< ayart été ctato, et.agoBothète, et stéfth*Bfpt»f*. a èè&é a Bacchus et au peuple cette muraille lapodee aoalemme), les groupes de gradin» ( eu util CMrteî} et la'K&ée.- '
Si j'ai- bien compris \& trois mots technique$j»Je cette inscription, ils m'expliquent la singularité de construction que i ai signalée, plus baut>cestà-<iire que la partie du mur de soutènement qui pprte ^'inscription t s'étant écroulée, a été reparée par le magistrat chargé pour l'année Je présider aux jeux de la scène,
Les murs de la scène existent encore en partie* mais s'élèvent peu au-dessus du sol. Us sont faits en petites pierres, et paraissent d'une construction bées plus moderne que le reste de l'édifice. Dans le voisinage de l'orchestre, j'ai aperçu une longue inscription compote* de cinq tableaux. Elle est tracée sur un pilastre de marbre, écrite en caractère! .très-menus. Je la fis dégager des terres et des. broussailles qui la couvraient mais le temps me manqua pour la copier.
Le tbéâtre est établi sur un terrain très-inelinéi il y avait sur le devant une terrasse bâtie en pierres schisteuse*, qui ae me paraît pas d'une constructJQo très-ancienne. On arrivait aux diflèrentes terrasses par des pentes don»
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L'extrémité du stade se trouvant en- :errée sous des monceaux de sable, il n'a été impossible d'eu avoir la granleur exacte.
le palais est un amas confus de ailes qui se croisent en tous sens, et îont toute Ja décoration de marbre a iisparu. L'enceinte était occupée par ioe véritable forft de térébinthes et ['oliviers sauvages, entrelacés avec des ianes qui formaient comme autant de ■éseaux ; la hache ni la cognée n'avaient l'action sur cette végétation compacte.
Vous résolûmes d*y mettre le feu; wur cela ou envoya chercher à bord lu goudron et des étoupes dont les natdots entourèrent les pieds de quellues arbres „ on réunit des broussailles ècbes, et on y mit le feu. L'incendie lura une partie de la nuit, et le lendemain les matelots purent commencer fuelques fouilles ; mais le terrain enreiBélé de racines offrait tant de difficultés, que je fis cesser le travail, les lispositions de ces différentes salles l'offrant rien de particulier au point de ue de l'architecture.
Deux édifices carrés, composés charnu de trois salles, étaient reliés par m double rang de portiques, dont nous 'oyons encore les colonnes placées sent des lignes parallèles. La salle qui st à l'ouest est complètement conserve ; il n'y manque que sa décoration irehitecturale. Elle est bâtie en petites »erre& de schiste, et d'une construction rès-médiocre; mais cet édifice offre in certain intérêt par l'inscription place dans sa partie supérieure :
A Diane Astiade, et a Fempereor Cétar 1Harc larèle Comode Antonio Aorâtt, Omaolque, •anoaUqne, Oioclès a dédie lea deux exèdres t k* toit dq portique. quHl a fait construire & «frais, en son venir de sdb flla défunt, parvenu
la dignité de atépnanoptHMe.
Ces exèdres étaient les salies où s'as- «mblaieot les gens de lettres. L'espace sompeis entre le» portiques était la patstre. Un enclos voisin de l'agora ren- «rme encore plusieurs monuments âen conservés, mais presque inaccessibles, à eause des broussailles. J'ai reconnu plusieurs citernes qui recevaient leurs eaux d'un aqueduc dont il reste encore quelques arcades. Toutes les maisons qui étaient situées dans la par-
tie supérieur* de la ville étaient alimen* tées par des citernes qui n'étaient point voûtées, mais recouvertes par des dalles de schiste de plusieurs mètres de longueur. -L'extérieur de la ville du côté de l'isthme présente une muraille par* Alitement conservé* et toute de marbre blanc. On remarque près d'une tour une porte atec une corniche de style grec, sur le jambage de' laquelle est inscrit un décret des habitants d'Iassus. En dehors des murailles et dans la plaine se voient les ruines de quelques édifices qui ont été considérables» mais qui sont d'une époque de décadence.
Je ne saurais dire précisément quelle était leur destination. A un kilomètre de là et dans le fond de la baie, on remarque une source extrêmement abondante qui sort du pied d'un rocher Î>our se jeter presque immédiatement à a mer. Près de la source s'élève un tombeau composé d'un soubassement surmonté d'un tétrapyle, c'est-à-dire de quatre arcades supportant une coupole en pendentif. Les premiers voyageurs européens qui ont visité ces reines avaient cru retrouver en ce lied le tombeau de Mausole.