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LES MURAILLES

Nous commençâmes par examiner le pourtour des murailles. La ville est assise sur un tlot qui est environ deux fois aussi long que large. Le centre est occupé par une colline élevée, au sommet de laquelle est située l'acropole, de sorte que la majeure partie des maisons était bâtie sur un terrain en pente entrecoupé par des terrasses. Les murailles qui entourent toute l'île sont flanquées de tours carrées ; elles sont construites en grands blocs de marbre blanc à bossage, de 0m,70c de hauteur; l'intérieur du mur est rempli par des blocages reliés avec du mortier. Toutes ces murailles sont d'une belle conservation ; Pair de la mer empêchant les lichens de croître sur le marbre, elles sont d'une blancheur éclatante. On voit quelques restaurations qui datent du temps des Romains. Dans le moyen fige, les Vénitiens ou les Génois ayant eu des comptoirs dans cette place, on remarque Quelques constructions faites avec des débris de monuments anciens.

Toutes les portes sont détruites : il n'existe aujourd'hui qu'une petite poterne qui s'ouvre à la pointe sud de l'île. Contrairement à l'usage des autres villes , j'ai remarqué à lassus plusieurs grands édifices complètement adossés aux murailles , de sorte qu'on

L'UNIVERS

avait négligé de ménager un poniérium on chemin de ronde : cela tenait sans doute à la position isolée de la ville. Dans quelques endroits il y a des casemates pour mettre les soldats à couvert des machines. Il ne reste aucune trace des créneaux.

Les tours sont massives jusqu'au tiers de leur hauteur ; en y arrivait par des escaliers extérieurs appliqués contre la muraille» L'épaisseur du mur varie de deux à quatre mètres ; elle est moin* dre du côté du port. Les quais de la ville sont construits en grands blocs de marbre blanc ; maisles fourrés débroussailles sont tels, qu'on ne peut les parcourir dans toute leur longueur» Au* jounf hui 111e de lassus est jointe au continent par une langue de terre fort étroite , au milieu de laquelle on voit des constructions qui ont peut-être appartenu à un pont. Cependant l'île fut toujours séparée de la terre ferme par un canal. Elle a, à l'est, la petite anse dans laquelle la Mésange a mouillé , et à gauche l'ancien port. Il est formé naturellement par l'Ile et la terre ferme ; à l'entrée ont été établis deux môles : l'un est aujourd'hui sous l'eau, et celui de l'est est encore complet. Sa longueur est de cent mètres, et à sa pointe s'élève une grosse tour carrée, ouvrage du moyen âge. La passe entre les deux môles est de 60 mètres» Sur la rive du port, du côté de la terre ferme, sont de nombreux tombeaux faisant partie de la nécropole.

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