CHAPITRE XX1I
ABYCAlfDA. — VALLÉB d'aLLAOHIR.
La ville d'Arycanda était située dans la vallée supérieure du fleuve, dans le voisinage du village moderne de A rouf , à cinquante-six kilomètres environ de la mer. Les ruines lyciennes consistent en tombeaux de différents styles , un théâtre et d'autres édifices construits en pierres polygonales.
Quelques bâtiments qui peuvent avoir appartenu à une église ou à un monastère prouvent que l'ancienne Arycandas fut habitée jusqu'aux derniers temps de l'empire byzantin. On ignora l'époque de son abandon ; jamais les musulmans ne l'ont occupée.
La grande vallée de l'Allaghir tchaï, qui est restée sans nom chez les écrivains anciens, prend naissance dans le mont Solyma, et s'étend directement jusqu'à la côte, où se réunissent, dans une plaine basse et marécageuse toutes les rivières de ces parages , la rivière de Lîmyra, l'Allaghir tcbaije Gœuk sou et la rivière de Hadji Velta. Les Lyciens avaient fondé plusieurs villes dans ces régions d'une défense facile et qui encore aujourd'hui sont ombragées par des forêts séculaires; les ruines de leurs monuments attestent un état de civilisation avancée, et les inscriptions qui subsistent encore mettent à même de suppléer aux trop brèves indications que nous ont laissées les écrivains romains.
Édebessus est située dans la vallée supérieure du fleuve, au pied du mont Solyma, au lieu dit Kosa agatch, près du Yaéla du village de Karditch.
Il est impossible, ditM.Spratt (1), de choisir un site plus imposant. La ville s'élève sur le penchant d'un précipice infranchissable, et les montagnes d'alentour sont couvertes de forêts dont les cimes forment une mer de verdure
(i) Travcls in f^fia, I. l*rf 168.
jusqu'au cap GhéUdonia. Les rrâei dt* debessus s étendent sur uns terras»
naturelle détachée de la montagne Bar dagb ; elles consistent en un thétoeit petite dimension, qui cotisera «rare quelques rangs de sièges, et dont le pn» eénium faisait face à un précipice. Cm église chrétienne s'élève a côté d'autres ruines, et la nécropole offre encore dt nombreux monuments, des sarcophapj et des tombeaux ornés de couronnes, de boucliers et de têtes de taureaux. Qui ques inscriptions portant le nom et Édebessus mettent à même de constater l'identité de cette ancienne ville.
Acalissus est située à peu dedistaw au sud -ouest de Édebessus, prédit* lage Yourouk do Giaouristan ; les runes ne consistent qu'en deux on tra i sarcophages qui contiennent le non* la ville et en deux églises chrétien»*
Les ruines do Rhodiapolis, aojo* d'hui Eski hissar, sont entourées (ta forêt presque impénétrable, où M. Sa* espérait peu découvrir* les vestiges <F* ville. Mais bientôt au milieu d'une «lai cie de la forêt, il reconnaît des teon* des murailles : un théâtre antiqoe.* vieille église chrétienne et des sareopfe ges sculptés, restes d'une ville imputante. Plusieurs piédestaux portant te inscriptions lui révélèrent le nom « Rhodiapolis.
Corydalla, autre ville presque }&** a laissé quelques vestiges au viilift * Hadji Vella, les rochers manquent^ y creuser des tombeaux ; on y otog cependant un sarcophage dont frasa?
tion fait connaître le nom de la fille
Les ruines de Gags, au lieu dit il tasch, la pierre blanche, sont à fex»
mité orientale de la plaine de Litt?& près du village de Yenidjé, à w*J mille du rivage de la mer. L'acrw* s'élève sur un rocher; une roche bi»
cbe, Ak tasch s'élève entre TacroF et la mer. Les raines dans la sa* sont très-étendues; mais elles passent être toutes de l'époque roma»
On voit cependant à la pointe est Ç ques constructions helléniques. Es descendant sur une esplanade irôrtf* on rejoint la seconde ritadeUe,ëéM* par un précipice et des murailleit** ses. L'etymologie du nom de Ça* vient de ce qu'on trouvait aux esmrtf*
me pierre d'une nature particulière ippelée gajatès. Selon M. Spratt, les ■oches de Gag» sont composées de ser- >entines et de trapps , il n'est pas im- XMiible qu'elles aient fourni des agathes t des chalcédoines.