CHAPITRE XXH
GAP PHTHEKA. — LIKY1A.
Le massif montagneux, dont la é d'Arnaea occupe le point calma* vient s'amortir dans la mer au eap 1* neka et sépare la vallée de Myra 4 celle du fleuve Arycandus, mvmi source dans le mont Solyma. une sa rivière, dont le nom ancien atral inconnu , coule du nord au nid f& lèlement au fleure Arycandus.
Plusieurs villes appartenant à b<* fédération lycienne possédaient ki»
lées inférieures; on retrouve dans* ruines de nombreuses inscriptions dfl la langue des Lydens, et les monta* sont du même caractère que eau à villes de l'ouest.
La population moderne de ceirâ est généralement adonnée à la vie* maue; les chefs ou aghas poaaèfcn' fermes autour desquelles se po*r* les tentes de leurs admtniitrés; > rares villages qui peuplent cet a*
Snes se composent de quelques as* e terre ou de bois.
La seule industrie des ûMfigte*( l'exploitation des forêts de piaf *j sapins qui couvrent les montapes;*j l'ancien mont Climax est-il ofig eux sous le nom de Taktalo daeij montagne des planches. Les antrtfj du stries sont nulles, les habitants *J du produit de leur sol et de leurs w peaux. Cette partie de la Lyéttân niaient plus pauvre que la rep*| l'ouest, mais on retrouve cbes les m gènes le même caractère hospitalier.
MM. Spralt etFellows, qui ont exploré la contrée et déterminé la situation des filles anciennes de ces régions alors inconnues, ont trouvé partout, chez les habitants1 le meilleur accueil; ils se sont spontanément offerts pour servir de guide aux voyageurs étrangers.
Pour ceux qui veulent visiter cette région , la plus grande difficulté est d'y, arriver. Le chemin par terre , de Myra au village de Phineka , est des plus pénibles pour franchir la montagne qui forme le cap. Toujours entre cette double difficulté* en été le manque d'eau, et une chaleur intense au milieu des rochers , en hiver des torrents débordés et des journées trop courtes. Le mieux est de faire ce trajet par mer et tf envoyer ses chevaux par la montagne, % car on ne saurait songer à s'en procurer dans les villages de Test.
7 Le nom de Phineka, bien que moderne, est peut-être, comme celui de Phœnfeus portus, un vague souvenir des établissements créés sur cette côte par - les Phœniciens ; il est certain du moins qu'ils y avaient un comptoir, car au milieu des tombeaux lyciens on lit encore une inscription phénicienne. La /: ville d'Olympus, sur la côte est, s'ap- • pelait aussi Phœnieus. On ne peut dire r<pe ces noms viennent de plantations de palmiers, car ces arbres n'ont ja- « mais prospéré sur la côte d'Asie, ils ne s'y trouvent qu'accidentellement.
Le village de Phineka ressemble à Y celui d* Antiphilo : on y trouve trois . maisons , celle du douanier, celle du ca- , fëdji et celle du boulanger ; c'est littéfalement ce qu'on appelle ici une échelle. Les bateaux viennent charger . du bois et des planches pour les lies ; ils apportent quelques marchandises, qui sont transportées à Almalu, la plus grande ville de la Lycie, à4ine distance de douze heures de marche.
Les ruines de Limyra sont à six kilomètres environ à rest de Phineka, séparées du village par un grand marais et par la petite rivière de Phineka tchaï, que l'on passe sur un pont de bois.
La ville lycienne est construite sur
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la pente d'une montagne qui longe 1 vallée d'Arycanda à rest, et la sépar
d'une large vallée beaucoup plus étendue.
Le grand sarcophage sur lequel se trouve la double inscription en langue grecque et lycienne , le premier monument de ce genre dont la copie fut apportée en Europe par M. Cockerell en 1814, s'élève encore intact près du moulin à eau. Deux forteresses défendaient la ville; la première domine la colline de la nécropole. C'est un ouvrage grec encore bien conservé ; quelques vestiges de monuments sont épars dans l'intérieur. La seconde consiste en une enceinte carrée flanquée de tours et bâtie en moellons mêlés de briques, indice certain d'une époque de décadence.
Le théâtre est bâti au pied de ce château ; il est envahi par une forêt de broussailles qui rendent impossible toute étude du monument; on voit cependant qu'il doit être compté au nomnre des plus grands théâtres anciens.
De nombreuses sources sortant du pied de la montagne, se réunissent pour former un cours d'eau qui n'est pas inférieur en volume au Phineka tchaï , c'est sans aucun doute le fleuve Limyrus cité par Pline comme un des affluents de l'Arycandus.
La nécropole de Limvra comme celle de toutes les autres villes de Lycie mérite une étude particulière ; elle n'a pas l'imposant aspect de la nécropole de Myra ; les tombeaux sont dispersés sur la surface du rocher, dont les couches sont obliques à l'horizon. Plusieurs monuments portent des inscriptions lyciennes, quelques autres en langue grecque.
On remarque des façades ornées de pilastres ioniques.
Les bas-reliefs qui décorent ces monuments représentent des combattants ou des scènes mythologiques, et les noms des héros sont inscrits dans le champ du tableau; plusieurs de ces bas-reliefs portent encore des traces de couleurs.
En un mot les tombeaux de cette ville des morts paraissent avoir été destinés à une population riche et nombreuse ; cependant Strabon ne place pas Limyra parmi les villes importantes de la Lycie. Deux petits hameaux sont les seuls lieux habités dans cette vallée : le premier, Aladja keui , porte le nom de la montagne, voisine ; le second D^mïrdji
L'UNIVERS
keui est habité par cinq ou six familles de Tchingheneh ou Bohémiens qui exercent le métier de forgeron ; on retrouve ees gens-là errants dans presque tous les Villages de l'Asie.