‹ Asie mineureChapitre 40 sur 428 · CHAPITRE X. que confirmer son opinion. Quelques · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. que confirmer son opinion. Quelques

restes d'antiquité prouvent qu'en effet ce village est situe sur une station antique. En continuant vers Test, on arrive au bord d'une petite rivière nommée Milan sou, qui n'est autre que le fleuve Hypius, dont le cours n'a pas une

r'ande étendue. Il se jette dans la mer cent quatre vingts stades de l'embouchure du Sangarius. On ne peut douter qu'il ne soit identique avec la rivière nommée Milan tch.iï par les Turcs.

Dans l'antiquité l'embouchure de l' Hypius offrait un assez bon mouillage aux navires, et la flotte de Mithridate y trouva un refuge momentané pendant une violente tempête.

I-a rivière prend sa source dans les montagnes voisines de Boli,qui sont appelées indistinctement mont Liperus et montHypius (l). Elle traverse un petit lac, et après avoir contourné une colline boisée, va se jeter à la mer après un cours de trentre kilomètres environ. Tout ce territoire fut conquis sur les Maryandiniens par les Bebryces, qui s'avancèrent jusqu'au fleuve Hypius, et l'on bâtit en ce lieu une ville qui fut nommée Hypia (2).

La dynastie des Prusias regardait comme une gloire d'attacher à la fondation d'une ville un nom qui devait rester à jamais célèbre. Après deux villes de Pruse fondées L'une au pied de l'Olympe et l'autre au bord de la mer, Prusias IV voulut créer une ville de son nom dans la province qu'il avait récem- . ment conquise et fut le fondateur de

m £!* *T°*r* fraDclû *e Sangarius , Pruse sur rHvpius, épithète qui lui fut ."m« au village de Tchandak où donnée pour la distinguer des autres

villes dû même nom. Comme les historiens ne font plus aucune mention de la ville d'Hypia, il est à croire que le nom de Pruse fut donné à cette ville d'Hypia et qu'on créa Prusa ad Hypium.

Cette vil le est connue par ses médailles; elle est mentionnée par Ptolémée, et un de ses évéques, nommé Hesychius de Pruse suri Hypius, faisait partie du concile de Nicée.

Les mines de Pruse sur l'Hypius ont été retrouvées sur remplacement même de la petite ville de Eskî bagh, que les

MMUM. DVSA nOS OLYMPUM . «SI SO* L'HYPIUS.

takpriocipe, le cours du Sanganrfant la frontière orientale de la Saurais le roi Prusias, s'étant flpMtaeéted'Béraclée, annexa tout «frtwe à ses États et en porta la »*w jusqu'à cette dernière ville (1).

%b aarqvoi dans la même page du fto^he grée on trouve deux limites mes assignées à ce royaume.

*■ «us dit que la province d'Hoir* fadGadiée de la Bithynie par tapeur Théodose qui voulut créer ■Mm département de l'empire en «w de son oncle Honorais. Toute Jfcaate fut dans l'origine détachée « « PapWagonie, et cette dernière N** «onie au royaume de Pont **pjss même d'administration par- **«; La province de l'Hononade Jprtedas le synecdème de Hiéro- JjWflOfltenant six villes : Prusias, jgfrTmmr Claudiopolis, Hadria- *P*«Cratia. Les trois premières *h«M« trois autres dans l'inté- ÎJ^^es. Les noms d'Héraciée |r*ftoiica) et de Tium sont trop ??** liés à riiistoire du royaume ■"«pour en être détachés; nous "••crêperons de l'histoire de ces **?Bad nous étudierons cet ancien

ODSTCHÉ.

fcifto»! *J»age ae îcnanaa

JJJj* «ne maison de poste. On

SÏÏ.Ç* «t là quelques vestiges

j^jjj1* qui prouvent qu'on se tient

1 t7r\t?r *■ grande voie romaine

! j^Bdauait dans Test; on traverse

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tîtoh- premier Qui ait identiûe la ^œ avec le petit village, et les ^««Bfeites depuis lors n'ont fait

(,)**SXUf543.

(i) Pline, Y, ch. 3*.

(*) Schol. Apoll., I. U, v. 7^7.

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8fi L'UNIVERS^

habitants irononcent Uskubi. Kski bagh signifie ancien jardin, rappelant sans doute un de ces grands parcs de plaisance nommés paradis, dans lesquels les princes d'Orient se livraient aux plaisirs de la chasse.

La ville turque s'élève au milieu des jardins sur le penchant d'une colline qui était couronnée, par l'acropole de Pruse ; c'est encore la résidence (fr l'agha. \as murailles de l'ancienne ville, encore conservées, se prolongent en partie sur la colline et. en partie dans la plaine. Elles sont de diverses époques et l'on observe même quelques parties qui sont faites avec des débris de monuments antiques. IJne des portesattire surtout l'attention ; elle est composée d'énormes pierres, et l'architrave qui la couronne est d'une seule pièce et n'a pas moins de quatre mètres de long; mais les fortes dimensions des pierres ne sufûsent pas pour donner le cachet de la haute antiquité ; cette porte ne paraît pas antérieure aux murailles romaines.

A l'exception du théâtre, dont la cavéa ou salle» creusée dans le flanc de la colline, est assez bien conservée. Il ne reste que des débris des autres monuments; les gradins du théâtre sont encore en partie à leur place; le proscenium est détruit et l'on ne peut le restituer que par conjecture. Les buissons qui couvrent le sol , les hautes herbes qui envahissent les monuments antiques sont un obstacle à des recherches superficielles; mais il est certain que des fouilles entreprises en cet endroit qui n'a jamais été exploité comme carrière donnerait lieu a des découvertes intéressantes. Il ne faut pas oublier que moins une ville a eu d'importance dans les temps modernes, plus on doit espérer d y faire des découvertes d'antiquités.

M. Bore, dans sa correspondance, fait mention d'une ancienne statue de la Vierge qu'il aurait découverte dans un jardin. 11 est à croire qu'il aura confondu quelque statue antique avec la représentation de la Vierge; car nonseulement ce n'est pas dans l'usage de l'Église d'Orient d'avoir des figures de ronde bosse, mais on peut dire que bien peu de bas-reliefs chrétiens ont ré-

sisté à la fureur des iconoclastes (I Les habitants de tous ces distric paraissent mener une vie assez beureus Le pays est extrêmement fertile, et i belles forêts, qui appartiennent toujou au pays boisé de I Olympe Ma merd arbres), couronnent les montagnes L'c ploitation des bois est une source i cessante de travail, et de nombreus immunités sont accordées aux paysai bûcherons en compensation des cha ges que leur impose le geuvernemen Le bétail est nombreux ; mais dans c pays trop humides, le mouton ne pre père pas aussi bien que dans la régii des hauts plateaux. La nature sylvest est peu différente de celle de l'Itall mais infiniment plus belle et plus abc dante que celle des côtes de Provenc Le goût de la marine n'est pas très i

ftaudu dans les villages d'alentour, es Turcs paraissent plus disposés à livrer aux travaux des champs.

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