CHAPITRE XI
rrrnÉRAiBB db wicomédib au u
DE SABANDJA (SOPHOH).
La route de Nicomédie à Sabandja dirige vers l'est» On côtoie d'abord I salines, qoi peuvent avoir deux kilom très de long sur huit de large. Ici 1 collines cessent de suivre les contoo de là baie pour se diriger vers le not et forment ainsi une large vallée qui environ huit kilomètres d'étendue dont la culture est riche et variée. Api six kilomètres de marche, on travei sur un pont la petite rivière Itérés, c va se jeter dans le golfe. Pendant I vingt-quatre kilomètres crue l'on pa court de Nicomédie à Sabandja on craitte pas cette vallée, on marche to jours sur le terrain d'alluvion qui re ferme peu de cailloux; il est arrosé f un certain nombre de ruisseaux qui d< cendent des montagnes du nord; de sa grande fertilité. Tout porte à cro que dans la haute antiquité, le régii des eaux de ces régions était tout à t différent. Le Sançarius, dont le ctH moyen est de l'est a l'ouest, devait s»ii la ligne des montagnes de Sabandja
(i) E. Bore, Correspond., 197-900.
far déboucher dans le golfe de Niants* eo travermif ta dépression do kè&bandja, em une le Rhyndacus ftwwJelae Apoikmiai(l).Les allu* wwwaot «haussé le terrain entre le nu le golfe, le fleuve fut forcé de pa*« la direction qu'il suit rajour- AiM le Sangariiis alla ae jeter dans anar Noire, en laissant des marécages pavanent son ancien lit A droite de la route de ftieomédie à SiWpJa chaîne decollines s'élève inaribinnent et se couvre de taillis qui anWo deviennent une véritable forêt tNrteaaot à cette région de l'Olympe ni te indigènes appellent AgaÀch dé- .** Mer des arbres), ta «rite après six heures de marobe iSanadja, située dans la partie aud du {*, mais non pas sur la rjveknmédiate, «■telle est séparée par des jardins et es culture*.
SAandja n'est qu'une ville de transit; «doit son existence aux nombreuses arcanes qui la traversent en venant ■e Test on du sud de la presqu'île. On ï ample de cinq à six cents maisons , Jnwquée de chétive apparence, et fa khan pour les voyageurs. Aucun **mt de raacse&ne ville ne sub- ■*!*», on trouve ça et là dans les m <k fragments d'architecture qui ** presque tous de l'époque du Bas-
er
ta lac m «mon.
A défaut d'autres renseignements, B présence du lac suffirait pour per- ■*w d'identifier Sabandja avec l'an-
J!)WUe Texiers Aiieabe riçbtjg scia, *■ «egioie Einsenkung vom Nicomedia ^■«wâto xum SabaDdscha-5ee mir aus ppdmemmtem Land von Sa nd und ***h»N besiinde , so wâre es nicht un- ••vkeinlich, das der Saogarius einst dor! *■* AusUduog zum Meere halte,... und JJtote norchtirfs erst einem jùngern ^Jbniehe verdanklc. Cari. Ritier : Erd- "**. i» part. 3# *ol., pag. 676.
J™«s ne pouvons développer plut longue»
*TJJ "■ «ojal qtiî demanderait un mémoire t*»'; noat recommandons eeite question "V°!»g«urs géologues qui visiteront celte
cienne Sophon (I). Le lac de Sophon t reçu dans le Bae-Empire différentes dénominations; Ammien Marcellin l'appelle le lac de Simon, Sunooensis laeus (S); Anne Comnène lui donne le nom de Baana (3). Il est sépare de la ville par des jardins assez étendus. Sa, longueur est d'environ dix kilomètres, et sa largeur n'en a pas plus de six. Du cdté de Sabandja, c'est-à-dire de la grande vallée, cVst une plage sablonneuse; mais du cdté du nord et du sud, le lac est encaissé dans uue chaîne de montagnes boisées qui descendent jus-"
3u'au bord de l'eau, l^a circonférence u lac est estimée par Otter à quinze milles, soit vingt sept kilomètres et demi. Tcbihatcheiï estime son pourtour à trente-six kilomètres : Les eaux sont douces et potables.
Il est une loi générale sur les lacs, c'est que leurs eaux sont douces toutes les fois qu'ils sont en communication avec la mer ; dû moment qu'ils sont sans communication, ils deviennent de petites mers intérieures : leurs eaux sont saumâtres ou salées.
La pensée d'utiliser les eaux de ce lac pour créer un canal de navigation entre ce pays et le golfe de Nicomédie a souvent été agitée dans l'antiquité et examinée de nos jours. M. de Ha aimer (4) a fait, au point de vue historique, une étude approfondie de la question; mais le projet proposé par Pline le Jeune à Trajan ne paraît pas avoir reçu un commencement d'exécution, du moins il n'en existe aucune trace (6).
Pour se rendre au pont du Sangarius, qu'on appelle dans le pays Bech-Kouprou (les Cinq ponts) , on commence a côtoyer le lac; mais bientôt les collines abruptes venant jusque dans les eaux, on est obligé de marcher pendant plus d'une heure dans le lac même sur un fond de sable; dans quelques endroits les chevaux ont de l'eau jusqu'aux sangles. Les collines sont composées de roches quartzeuses avec du sable rou-
(1) Cedrénns, II, p. 628, Uist. mêlée.
(*) Ammieu Marcellin, liv. XXVI, cb. rat.
(3) X, aSa.
(4) Uublick auf einer Reise nach Btousm.
(5) Pline, leU„ liv. X, letl. 4.
L'UNIVERS
geatre -qui contient du fer hydraté. Les eaux du lac en minant constamment la base des collines ont causé des éboulements qui ont taillé presque à pic le ter* rain de la rive; cependant de distance en distance s'ouvrent de petites vallées dont la verdure contraste agréablement avec ce sable aride.
Bientôt on abandonne les bords du lac pour entrer dans des terrains marécageux mais cultivés; ce n'est qu'au bout d'une heure que Ton rencontre la petite rivière oui sort du lac de Sabandja et qu'on appelle Kilissou; elle passe sous un pont romain d'une seule arche, et tourne ensuite vers le sud. A peu de distance de là, on franchit une colline de grès rouge, et Ton arrive au pont, monument d'une rare magnificence et qui mérite tous les éloges qu'en ont fait les contemporains.