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CHAPITRE XXXIV

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La montagne de Perga, où était Tacjopole, forme la défense de la ville du wté du nord; les murs partent du pied de cette montagne , et forment un grand quadrilatère presque régulier; tet l'enceinte de la ville. Ils sont flanjnfe de distance en distance de tours nrrécs ou circulaires; mais ce» dernières sont évidemment d'une époque Pjusrécente. Les tours antiques, c est-à- «r* de style grec sont bâties en grands w<H» de pierre calcaire; au premier toge sont de hautes fenêtres étroites , fortes de barbacanes pour le jeu des jrachines ; les portes de la ville sont sans «cotation ; il n'y a pas de fossé.

De la porte voisine de l'acropole part M» grande rue qui traverse toute la «Ile de l'est à l'ouest; à gauche s'élèreot de grands bâtiments à un étage *ofe de pilastres corinthiens.

Adroite est un grand édifice composé «plusieurs salles, qui sont éclairées Jf de larges fenêtres. L'intérieur des «ambres porte des traces de stucs avec îles peintures.

Du même côté de la ville, c'est-à-dire nV)uest, on voit les ruines d'un petit wifice d'ordre dorique grec avec un por- »que; c'était peut-être la lesché ou salle i assemblée. Au milieu du portique il y » an grand hémicycle-, plus loin est un

autre grand édifiée carré composé de plusieurs salles qui étaient voûtées en berceau. La destination de cet édifies n'est pas bien précise.

Un troisième édifice est situé dans la perpendiculaire de la rue des portiques; il était décoré de sculptures et de revêtements de marbre. La nef se termine par un hémicycle ; un ordre de colonnes corinthiennes décorait l'intérieur. Le plan de ce monument est celui d'une basilique.

Nous passons sous silence de nombreuses ruines qui jonchent le sol de la ville, et dans lesquelles on découvre des frises de marbre, des colonnes de granit et des chapiteaux.

Derrière la basilique est un grand édifice demi-circulaire flanqué de deux hautes tours rondes. Son plan ne ressemble à aucun monument connn ; il était dans son intérieur décoré d'un ordre de colonnes ; il est difficile de cornprendrecomment il était couvert. Aucun indice ne peut faire connaître sa destination ; il est à trois cents mètres environ de la basilique et dans le sud de la ville.

Du coté, de l'ouest est un faubourg attenant à la voie des tombeaux ; là encore on retrouve les traces d'un long portique ou d'une rue dans l'axe de laquelle est construit à fleur de terre un canal dont les margelles sont ornées de têtes de lion qui épanchaient dans la rue le trop plein du Dassin.

Les eaux étaient apportées à Perga , par un aqueduc dont la prise d'eatPest dans les collines de l'ouest; elles étaient, comme celles du Douden, chargées de sels calcaires qui ont formé des masses énormes de stalactites.

Lb théâtre, lk stabb. — Les deux édifices publics les plus importants et tes mieux conservés sont le théâtre et le stade.

Le théâtre est bâti sur la pente de la colline de l'ouest ; il doit être classé, par sa conservation et par le luxe de sa construction, parmi les monuments de ce genre les plus remarquables.

La façade du proscenium est ornée de cinq grandes niches de dix à onze mètres de hauteur ; à droite et à gauche sont deux portes qui conduisaient dans l'orchestre.

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ceau et divisée en trois travées correspondant aux scènes tragique, satirique et comique; des escaliers en pierre de tailles placés à chaque extrémité conduisent à l'étage supérieur. La scène était ornée , au rez-de-chaussée , d'un rang de pilastres carrés en marbre blanc ; chacun de ces pilastres est couvert de sculptures représentant des divinités au milieu de rinceaux de feuillage. L'entablement, également en marbre, est orné d'une irise dans laquelle se jouent des génies et de jeunes enfants. Le second ordre était de style corinthien.

Les combles de la scène correspondaient avec la galerie supérieure.

Le Thymélé était devant l'orchestre, on y arrivait de plain-pied.

Enfin la cavea ou salle n'est pas moins richement construite; le Diazoma est orné d'un petit ordre de pilastres; il y a deux rangs de gradins en haut et dixhuit en bas. Des petits escaliers ou pa~ rodi sont ménages pour qu'il n'y eût pas encombrement; enfin deux grands vomitoires latéraux conduisaient directement à la première précinction.

La galerie supérieure est de plain pied avec la colline ; elle était décorée d'un portiqued'ordre ionique.Sur le troisième gradin de la seconde précinction on lit "inscription lepeiaç 'Aptéjii&oç ; c'était la place de la grande prêtresse de Diane.

La décoration extérieure consiste en grands pilastres d'ordre dorique supportant un magnifique entablement.

Une partie du proseénium est écroulée; mais pas un morceau n'a été enlevé. La salle des mimes est entière. Il est inutile d'ajouter un mot pour faire com- § rendre toute l'importance de cet édice, au point de vue de l'intelligence des représentations dramatiques chez les anciens. Ce monument et le théâtre de la ville voisine Aspendus ne laissent rien à désirer sous ce rapport. Quant à l'époque où il futeonstruit, des indices certains nous prouvent qu'il est postérieur au règne de Titus, nous avons relevé et mesuré avec soin cet important édifice.

L'arène du stade n'est pas même cou-

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longue série d'arcades dont les voàtes sont inclinées pour recevoir les gradins

3ui sont au nombre de dix-sept, sépre e dix mètres en dix mètres par de petits escaliers. J'ai dit combien le théâtre et le stade pouvaient contenir de spectateurs. La partie circulaire du stade est intacte, mais l'entrée est écroulée; h arcades et les chapiteaux gisent sur le sol. Nous n'avons pas trouvé de tnea de l'épine; peut-être ne servait-il <jœ pour les courses à pied. Le petit village de Mourtana est tout voisin de»

ruines; l'agha s'est fait bâtir une jée maison dans laquelle les chapiteau & tiques servent de bases à des coloras de bois.

On passe le Sari sou sur un pontromain d'une seule arche ; il ne sert pi» guère aujourd'hui que pour les berges et pour les chèvres qui vont paître dw les ruines.

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