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CHAPITRE XXXVI

PBDNBLISSUS. — - KABA BAOULO.

L'emplacement de Pednelissus était vaguement indiqué par les géographes dans les pentes méridionales du Taurus

3ui regardent la Pamphylie, c'est-àire dans le Taurus Pisidien; c'est cette région que Cicéron attribuait aux Éleutherociliciens, et qu'il alla soumettre avec ses deux légions. On savait aussi que Pednelissus n'était pas éloignée de Selgé, puisque les deux peuples étaient toujours en guerre. M. Sohœnborn a déterminé l'emplacement de l'une et de l'autre cité et a comblé la lacune oui existait dans la connaissance des villes de Pisidie.

En partant d'Egdir et en se dirigeant vers les sources du Cestrus par une route qui tend au sud -ouest, on arrive aux sources de la rivière Kutchuk sou, petit

(i) Cic, in Vtr. supra.

de genévriers, ou s enlacent d inextricables broussailles,entravent constamment Ja route; le second jour de marche, on arrive à Baoulo, gros village avec une mosquée, entouré de jardins et caché au milieu de la forêt. Ce lieu est à mille mètres environ au-dessus du niveau de la mer.

A quinze kilomètres au nord de baoulo sont des ruines antiques connues dans le pays sous le nom de Kara Baoulo (le Baoulo noir). Ces ruines sont celles de l'ancienne Pednelissus. Elles s'étendent sur la pente d'un plateau borné au sud par une montagne rocheuse couronnée par une forêt.

Au nord court une ligne de collines peu élevées , et à Test une croupe en pente douce. Les ruines de la ville s'étendent en grande partie dans la plaine; le reste s'enfonce dans un ravin rocheux. A l'ouest on aperçoit un château construit en grands blocs de pierre de taille, flanqué de tours reliées par des murailles entièrement ruinées. Une seconde citadelle aussi en ruine s'élève en face. La plaine qui les sépare est couverte d'une masse de ruines où l'on voit des fûts de colonnes, des sarcophages et des blocs de pierre provenant de murailles démolies.

A l'entrée d'un défilé qui s'ouvre dans la plaine s'élèvent les ruines d'un grand temple de Jupiter, qui peut avoir trente pas de long et dix-sept de large; il est bâti en grandes pierres de taille. Ce monument est à demi détruit; le terrain d'alentour est couvert de fûts et de fragments de colonnes.

On n'aperçoit pas de chapiteaux ; mais il reste de longues pièces de corniches et d'architraves qui ne mesurent pas moins de trois mètres de long, un mètre de haut et cinquante centimètres de large.

L'entrée du temple esta l'est. Une grande muraille de cinquante pas de long, encore debout, faisait partie de l'enceinte.

Sur l'une des pierres est sculpté cet ornement ou cet emblème si répandu chez les Lyciens et les Pisidiens, généralement connu sous le nom de Triquetrum et oui est reproduit sur un grand nombre de médailles de ces villes. Le Triquetrum de Pednelissus représente

rayons. Cette figure est auBSi représentée sur beaucoup de médailles de Sicile; plusieurs pieds-droits de portes soot aussi ornés de moulures.

A l'entrée du défilé et non loin du temple se trouve un escalier de dix-neuf marches et de dix mètres de large, qui conduit à un grand bâtiment de pierres de taille attenant à une tour de même construction; à l'entour sont lesrert«fo plusieurs autres édifices antiques.Derant la seconde monta^ne-dans la plaine sont disséminés des édifices de différents tfv« les mais sans ornements; en arrière s'élève un second temple de la mêmedmwsion que celui de Jupiter et dont les (Dérailles sont entières; il paraît avoirtt partie del'agora. Les roinesdunordart moins étendues que celles du sud, m leur état de destruction empécbe trt examen détaillé. On reconnaît sailemrt un petit temple qui, d'après Ytesa?

tion; était consacré à Jupiter Sérac»; plusieurs colonnes gisent autour fr remarque un très-petit nombre de»

cophages; la nécropole se trouvait (# être plus éloignée de la ville.

Les Yourouk viennent prendre è* ces ruines les matériaux pour foire ta enceintes destinées à leurs troapesw; on en porte aussi à Baoulo pour les* metières. Le lendemain du jour * M. Schoenborn visitait ces reines,* immense incendie éclata dans la im et coupa court à toute autre investi* tiou.

Pednellessus est marquée par Stral»

dans la vallée de TEurymédon, au-*** d'Aspenduâ ; il la compte au nombre m villes de Pisidie; mais UiéTodès,^ donne plus d'extension à la Paraît la met,avecSelgé, dans cette derntètt?£ vince (1). I) ne faut pas s'étonner»»

nom de cette villea étea Itéré par Ck*» qui la nomme Pendenissus ; ces W0 sont fréquentes chez les anciens, i** donne constamment a Termessusfc** de Telmissus. ville de Lycie. Sousr* pire byzantin, et surtout dans la wà* de Hiérpclès, les noms des villes de «* contrée sont presque méconnaisse

(i) Strabon, XJT, 5;o. Et. Byi* Ihsns.

je devient Serpé et Pednelissus d* itPastorelissus; aujourd'hui on Tapie Kara Baoulo.

ta conçoit combien il serait intéresi d'avoir un plan topographique de i ville pour se rendre compte des fitioosque Cicéron décrit brièvement ri qui voudra rendre ce service aux les historiques devra bien choisir le ps où les habitants de Baoulo ne t pas encore au yaela , c'est-à-dire

Cmeneeroent de'mai, à moins qu'il )rte avec lui une installation pour $er quelques jours dans ces lieux ns(i).

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