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IN SUPÉRIEUR BU CESTBCS

| ISBABTA — SAGALA8STJS.

^ a, chef-lieu du Pachalik de Hat située nu pied de l'Aglasoun I, sur l'affluent oriental du Cestrus, [lapins grande et la plus agréable [ de ces provinces ; mais c'est uniment au point de vue de son acti- «ommerciale et de sa situation pitpgue, car elle ne renfenne aucun

L d'antiquité , aucun monument ie digne d'attention. A l'entrée I ville s'élève une grande mosquée t le dôme fut jadis doré, et un mi-

* dans le style de ceux de Consjoople. Les autres mosquées, moins ftrquables, sont construites dans diffa quartiers ; on en compte plus tente : elles sont pour la plupart Wees de beaux arbres. Les jardins M plantations d'Isbarta donnent à Ole on aspect des plus agréables et foire voyageurs 1 ont comparée à tdeBroussa. La population grecque »rta a tout à fait oublié sa propre te et ne parle que la langue turque,

est de mime dans toutes les villes jcdte. Au moment de leur invasion, îurcs avaient détruit toutes les *i et le gouvernement mettait tous obstacles possibles à l'éducation tienne des enfants des Grecs; au- 4 bui l'opposition à la création d'é-

* grecques n'est plus si manifeste,

t SchttnWn ap. Rilter Erdkunde, t. IX,

mais il y a encore bien à feire pour l'instruction des enfants chrétiens. Les Grecs ont quatre églises très-misérables. Isbarta est le siège de l'éveehé de Pisidie ; mais tout eela est presque nommai, car Pévêque n'a aucun moyen d'étendre son influence au dehors.

. Paul Lucas a visité Isbarta en 1706 : c'était à cette époque une ville populeuse et riche: elle avait un assez grand commerce de drogueries et de matières premières, comme des laines, des peaux et des gommes. Les habitants signalent dans la contrée quelques ruines encore inexplorées ; ce sont sans doute de ces châteaux forts qui étaient très- nombreux du temps de la Pisidie indépendante , et que les Romains ont détruits l'un après 1 autre.

SA&ALASSUS. — GBBMIf A.

A une journée de trente-six kilomètres au sud d'Isbarta, au village d'Aglasoun , se trouvent les raines de l'antique Sagalassus dont Paul Lucas fit une si magnifique description. Dans son enthousiasme de voyageur, il manque d'expressions pour peindre sa surprise, et pour lui les ruines de la ville qu'il vient de découvrir appartiennent plutôt « nu pays des fées qu'à des villes véritablement existantes. »

La route d'Isbarta à Aglasonn traverse d'abord une plaine peu étendue :

au bout d'une heure, on entre dans la montagne, et l'on se trouve à la naissance d'une vallée au fond de laquelle coule une petite rivière : c'est la branche orientale du Gestrus, que les indigènes nomment Aglasoun tchaï. Le village d'Aglasoun, composé d'une trentaine de maisons, est bâti sur la pente d'un coteau dominé par les sommets déchirés d'une montagne rocheuse, les environs sont couverts de ruines et de sarcophages appartenant à l'ancienne ville.

Le plateau de Sagalassus est composé de roches volcaniques et surtout de collines à base de ponce qui s'élèvent au milieu des trapps. Les montagnes des environs sont calcaires; il semble

Su'il y a eu en cet endroit une fissure e la roche qui a donné lieu à un épanchement volcanique de peu d'étendue; les trapps ont formé des collines ou des

de trace de cratère. Toute cette région a été le théâtre de mouvements géolo-

fiques encore inexpliqués. Les ruines e Sagalassus méritent l'attention plutôt par leur immense étendue que par la perfection des monuments qui sont tous postérieurs au second siècle de notre ère.

Au sud du village, Àrundell a trouvé quelques fragments sculptés. Les ruines de la ville s'étendent sur une longue terrasse dominant la vallée, la plupart des monuments paraissent avoir souffert des effets d'un tremblement de terre; mais tous les fragments d'architecture sont restés sur remplacement qu'ils occupaieut, et les principales murailles sont encore debout.

A l'extrémité de la terrasse s'élève un grand bâtiment dont la longueur est d'environ quarante-deux mètres et la largeur de vingt ; le mur de la terrasse est bâti en grands blocs de pierre et a plus de cent mètres de longueur.

Au milieu de'toutes ces pierres écroulées on retrouve de nombreux fragments de sculpture, quelques bas- reliefs d'un style médiocre, d'iunombrables piédestaux et des fûts de colonnes; et un peu plus loin un portique de plus de cent mètres de long. Sur l'un des piédestaux on lit le nom de « Sagalassus, ville de Pisidie ». Les colonnes du portique sont d'ordre corinthien ; il conduit à un vaste bâtiment qui paraît avoir été le. Gymnase. A peu de distance de cet édifice le terrain forme une pente abrupte sur le flanc de laquelle sont disperses des tombeaux et des sarcophages.

Le théâtre s'élève à l'est; c'est le monument le mieux conservé : la masse de sa construction a résisté à toutes los secousses. La décoration du proscenium consistait en un rang de colonnes supportant un entablement dont les fragments sont répandus dans l'orchestre. La salle des mimes est encore debout avec la grande porte du milieu et les deux portes latérales ; les deux portes extrêmes du proscenium sont écroulées. Le pulpitum, quoique cou vert de décombres, est encore en place; on retrouve les traces des escaliers qui du pulpitum conduisaient dans l'orchestre,

les représentations scémques a Sa»

lassus avalent lieu selon la mise « scène, des Grecs. La cavéi coian< dans toute leur intégrité ses quarante rangs de gradins avec les escaliers ej parodi qui y donnaient accès. L« chestre est presque libre, saufqueto»

buissons et une plantation (farta fruitiers qui occupent la place des «in seurs. Le portique supérieur n'a p laissé de traces; mais il est probÉ qu'il existait : cette partie de la vài plus nécessaire encore dans les t^ du midi que dans celles du nord.t'l cropolis est entourée d'une motabi appareil polygonal; on retrouvera ques débris d'un temple qui en oce»

le centre. 11 faut ajouter aux m de l'époque romaine plusieurs este d'autres monuments d'une destin toute chrétienne. Sagalassus a éteki temps le premier siège épiscoplM Pisidie.

La situation de Sagalassus »

pente d'une montagne , les mooiri élevés sur des terrasses superpos® magniGque ensemble de terople$,<M de portiques, de théâtres et de gvutf devait donner à cette ville nu q grandiose; mais quelle différence d la rudesse presque barbare de «si numents et le goût, la finesse et b( fectiou des monuments de l'ionie*

Sagalassus était la seconde m Pisidie, Strabon la nomme SeltfS elle était située, dit-il, du côté du $ et entourée de hautes montip* l médailles de cette ville portent kv du Cestrus.

Le pays, quoique montagoeuM d'une grande fertilité, et les Saga** passaient pour le peuple le plns^ de toute la Pisidie. Alexandre,!

avoir traversé les défilés de TflJ" marcha contre Sagalassus, 1* jj* occupèrent , en avant de la *■ colline qui formait une défetf* relie, et attendirent l'ennemi. AWJ parvint à les déposter de cette p**1 et prit la ville d'assaut: le reste de» sidie se soumit à ses armes.

Maulius n'attaqua pas Sap* mais ravagea son territoire, et W habitants à lui payer une contre

rit

toquante talent* et vingt mille mènes de blé. Selon Strabon Sagalassus bit ou'à une journée de marche d'Am ubotos.

fcremna, autre place forte, était au ni de Sagalassus , à une distance trente stades, cinq kilomètres et ti, de cette ville ; elle a longtemps M pour être imprenable, mais

t tas s'en empara dans sa campagne les Pisidieos. Le village moderne :Guirmé occupe aujourd'hui l'empneat de l'ancienne Cremna. On y Mutait encore l'Acropole entourée de m murailles en appareil irrégulier, jQines d'un temple et de nombreux " ses de monuments épigraphiques.

grand lac d'Egdir occupe le i du plateau supérieur de fa Pi*

• Les eaux s'écoulent vers le sud, et at des courants qui, au dire des ins, passent sous le sol. Les turcs

lient ces fleuves souterrains des ■en, et les Grecs Katabatahra.

tite ville d'Egdir ou Eguerdir est

• sor la rive sud-ouest du lac, on [trouve aucun monument ancien :

la regarde comme l'ancienne

cia Sidéra. Dans l'une des îles du

I y a un monastère et une église

wwoù Ton remarque des peintures

ra-ancien style.

janoche de Pisidie, célèbre par le senties prédications de saintPaul, était ée dans le bassin nord du lac au vil- Me Yalobatch; elle avait le titre de Na C&saraea ; elle a été fondée par ■agnètes de Magnésie du Méandre.

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